Le nouveau rôle de Laverne Cox dans la série Clean Slate représente un conflit personnel plus qu’un véritable défi d’actrice. À 52 ans, cette talentueuse artiste a su intégrer des fragments de son passé marqués par le trauma dans le récit. Elle a trouvé ce processus émotionnellement épuisant, plutôt que cathartique.
La série disponible sur Prime Video suit Harry Slate (interprété par George Wallace), un propriétaire de laverie automobile en Alabama au franc-parler, et sa fille Desiree (Cox), une femme trans qui revient chez elle après l’échec de sa galerie d’art à New York. Désespérée de retrouver sa place dans la vie, elle doit composer avec la vision du monde stricte de son père tout en tentant de réparer leur relation déjà ternie.
Ce projet est devenu pour Cox un moyen de guérir à travers les histoires. Elle a su transformer des expériences personnelles difficiles en moments humoristiques, redéfinissant ses luttes passées en matériel comique. Cependant, la révision de ces souvenirs s’est avérée être un processus particulièrement ardu. La série a souvent suscité d’intenses réactions émotionnelles, faisant de cette performance l’une des plus difficiles de sa carrière.
Cox a déclaré à People que dans Clean Slate, le fait de replonger dans son passé était “moins cathartique et pas vraiment réparateur”. Elle a ajouté : “C’était déclencheur, presque tous les jours. Certains acteurs pourraient être en désaccord, mais je pense qu’il est parfois nécessaire d’être déclenché en tant qu’acteur pour toucher à ce que ressent le personnage.”
Certains aspects du tournage ont renforcé la valeur émotionnelle des scènes. Les moments se déroulant dans une église ont ainsi provoqué des sentiments mitigés. La similitude entre le design de l’intérieur de la maison du père de son personnage et celui de sa propre mère était d’un grand inconfort, comme l’a exprimé Cox. Cela illustre bien l’ancrage profond du trauma. Elle a expliqué : “Le sud est dans l’air et dans l’espace, dans la mentalité. Et le traumatisme vit en nous ; il réside dans notre système nerveux, c’est physique, et une grande partie est préverbale, et tout cela remontait à la surface. Je ne comprenais même pas vraiment, mais je l’utilisais.”
Pour alléger ces sensations, elle a fait appel à son coach d’acteur et à un thérapeute. Cox a compris que parfois, pour se représenter de manière convaincante sur scène, il fallait exhumer des sentiments bruts et douloureux, faisant ainsi du traitement de ceux-ci un enjeu tout aussi crucial.
L’ancienne actrice de Orange is the New Black a ajouté : “Parfois, pour atteindre la vérité de quelque chose de profondément bouleversant, vous devez vous re-traumatiser ; vous devez être déclenché. Mais le véritable défi est de savoir comment s’en sortir.”
Cox espère que l’histoire résonnera avec quiconque a vécu des expériences similaires, malgré le coût personnel que cela représente. Elle s’inspire de sa propre vie et souhaite que cela provoque un sentiment de connexion et de compassion.
Regardez dès maintenant Clean Slate de Laverne Cox, disponible sur Prime Video.
À lire également

Clean Slate : Quand sort la nouvelle série comique de Prime Video ? Découvrez-le ici
Bon à savoir
- Thérapie et performance : De nombreux acteurs font appel à divers moyens pour gérer l’impact émotionnel de leurs rôles, y compris la thérapie et le coaching.
- Trauma dans la fiction : L’exploration de thématiques liées au traumatisme peut enrichir une œuvre, bien qu’elle puisse être éprouvante pour les artistes impliqués.
- Résonance des expériences personnelles : Les créations qui s’inspirent d’expériences personnelles ont souvent plus de chances de toucher le public sur le plan émotionnel.
Ce regard sur le processus créatif soulève des questions intéressantes sur la frontière entre la vie personnelle des artistes et leur travail. Dans quelle mesure la revisitation des traumatismes peut-elle enrichir une performance, et quelles sont les limites à ne pas franchir pour préserver son bien-être ?
[not-all]S’abonner à Amazon Prime 📺


Cette série semble vraiment touchante, j’admire la profondeur du travail de Laverne Cox. C’est intéressant de voir comment l’art peut parfois guérir les blessures du passé.
Laverne Cox aborde des thèmes complexes avec brio. C’est fascinant de voir comment la fiction peut explorer des traumatismes tout en touchant le cœur du public.
Laverne Cox montre à quel point l’art peut être un puissant moyen de guérison. C’est admirable qu’elle transforme ses luttes personnelles en une histoire qui résonne avec tant de personnes.
L’exploration des traumas à travers l’art est une quête puissante. Les récits, même douloureux, peuvent devenir des fenêtres vers la compréhension et la compassion.
L’exploration du traumatisme par Laverne Cox dans son rôle est fascinante. Cela soulève des questions sur l’impact des expériences personnelles dans l’art. Quels sont vos avis sur ce sujet ?