Une action en recours collectif a été proposée, accusant Amazon de « vendre » des films et des séries sur sa plateforme de streaming sans informer correctement les consommateurs qu’ils n’achètent qu’une licence d’accès au contenu numérique, pouvant être révoquée à tout moment.
Selon le document de 25 pages, Amazon.com Services aurait induit les consommateurs en erreur en laissant entendre qu’en « achetant » un film ou une série sur Amazon Prime Video, ils obtiennent la propriété permanente et illimitée de l’œuvre numérique. La plainte affirme qu’à aucun moment le consommateur n’est clairement informé qu’il n’acquiert qu’une licence révoquable pour accéder au contenu.
Le procès indique qu’Amazon a enfreint la loi californienne sur la transparence des droits de propriété numérique, entrée en vigueur en janvier 2025, conçue pour protéger les consommateurs de la perte inattendue d’accès au contenu qu’ils ont acheté. Contrairement à un DVD physique que l’on peut conserver et visionner à sa guise, le contenu vendu sur Amazon Prime Video peut disparaître de la bibliothèque numérique d’un utilisateur à tout moment, par exemple si Amazon propose une autre version ou perd les droits sur ce contenu.
La loi californienne interdit la tactique de “fausse promesse” d’Amazon, selon la plainte
La loi californienne exige que les vendeurs de biens numériques, tels que films, séries, chansons, livres, codes, applications et jeux, divulguent explicitement la nature des droits de propriété du consommateur. Le document précise qu’un vendeur doit soit fournir un avertissement clair et visible indiquant que les clients achètent uniquement une licence limitée, soit obtenir un accord explicite selon lequel l’utilisateur comprend qu’il s’agit d’une licence révoquable.
La plainte affirme qu’Amazon n’a respecté aucune de ces exigences concernant les « achats » sur Amazon Prime Video. En effet, il est seulement mentionné sur la page de « confirmation d’achat », qui est la dernière étape du processus, que ce qu’un client achète est une licence pour le contenu. Cette mention en petits caractères est, selon la plainte, « enfouie » parmi d’autres textes de même couleur et taille – très éloignée de la divulgation « claire et visible » exigée par la loi.
De plus, il est allégué que l’utilisateur n’est jamais invité à reconnaître qu’il comprend les droits limités conférés par son achat.
La nature « éphémère » du contenu acheté sur Amazon Prime Video est accentuée par les conditions d’utilisation de la société, qui accordent à l’acheteur une « licence limitée, non exclusive, non transférable et non sous-licenciable » pour l’œuvre numérique, selon le document.
« Si un consommateur achète une version physique de l’œuvre audiovisuelle, il peut la prêter à quelqu’un d’autre pour la regarder, tandis qu’avec une version numérique, il n’est pas autorisé à ‘transférer, copier ou afficher le contenu numérique’ », poursuit la plainte.
Qui est concerné par la plainte contre Amazon Prime Video ?
Cette action collective vise à représenter toutes les personnes en Californie ayant acheté une œuvre audiovisuelle numérique auprès de l’entreprise.
J’ai acheté un film sur Amazon Prime Video. Comment rejoindre l’action collective ?
En général, il n’est pas nécessaire de faire quoi que ce soit pour rejoindre ou ajouter son nom à une action collective lorsque cette dernière est déposée. Si le cas est finalement résolu par un règlement collectif, les personnes concernées seront informées directement et recevront des instructions sur leurs droits.
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Bon à savoir
- La loi californienne sur la transparence des droits numériques vise à protéger les consommateurs des pratiques trompeuses.
- La distinction entre propriété d’un contenu physique et numérique est cruciale dans le débat sur les droits d’accès aux œuvres digitales.
- Les utilisateurs d’autres plateformes de streaming devraient également être attentifs aux conditions d’utilisation qui pourraient limiter leur accès aux contenus achetés.
Dans le cadre de cette problématique, il est intéressant de réfléchir aux implications de l’achat de contenu numérique sur la perception de propriété. En effet, avec l’essor des plateformes de streaming, comment ces modèles affectent-ils notre compréhension des droits de propriété intellectuelle ?

C’est fou comme on pense posséder un film, alors qu’on n’a qu’une licence ! Ce procès pourrait changer la donne sur nos droits numériques. À suivre avec intérêt !
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C’est fascinant de voir comment notre perception de la propriété évolue avec le numérique ! On dirait qu’on doit toujours lire entre les lignes pour comprendre nos droits.
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