jeu. Juin 25th, 2026

Le dollar américain a connu une certaine volatilité lors des échanges de jeudi. Les investisseurs restent attentifs à l’approche prudente de la Réserve fédérale américaine (Fed) concernant de nouvelles baisses des taux d’intérêt. L’attention s’est aussi tournée vers la Banque d’Angleterre, dont la décision à venir ne devrait pas modifier les taux.

La livre sterling a légèrement reculé de 0,1 %, à 1,3615 dollar, après avoir atteint la veille un plus haut depuis le 2 juillet à 1,3726 dollar. L’euro, quant à lui, s’est stabilisé à 1,1823 dollar, perdant les gains enregistrés juste après l’annonce de la Fed, qui lui avaient permis d’atteindre un sommet inédit depuis juin 2021 à 1,19185 dollar.

Mercredi, la Fed a réduit ses taux d’un quart de point, conformément aux attentes. Son président, Jerome Powell, a présenté cette mesure comme une « réduction destinée à gérer les risques » en réponse au ralentissement du marché de l’emploi. Il a cependant insisté sur le fait qu’il n’y avait pas d’urgence à accélérer la politique d’assouplissement monétaire.

Les réactions des experts ont été partagées : certains analystes de Goldman Sachs considèrent ce premier ajustement comme le début d’une série de baisses, tandis que les spécialistes d’ANZ estiment que les propos de Powell ne traduisent pas une orientation plus accommodante.

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Suite à cette décision, l’indice du dollar a chuté à son plus bas niveau depuis février 2022, tombant à 96,224 face à un panier de devises majeures. Il s’est ensuite redressé pour clôturer la séance en hausse de 0,44 % à 97,06.

Elliott Clark, responsable de la division économie internationale chez Westpac, souligne que les « révisions des prévisions de la Fed illustrent toujours le degré d’incertitude entourant la situation économique », ajoutant que le calendrier et l’ampleur des baisses futures reflètent la persistance des risques inflationnistes.

De son côté, la Banque d’Angleterre devrait maintenir ses taux à 4 % lors de sa réunion jeudi. Le marché attend plus particulièrement des précisions sur le rythme de réduction de son programme d’assouplissement quantitatif. Francesco Bisoli, stratégiste chez ING, note que « toute surprise négative concernant ce programme pourrait entraîner des ventes de titres britanniques, ce qui impacterait assez fortement la livre sterling ».

Les chiffres officiels publiés mercredi montrent que l’inflation britannique a progressé de 3,8 % en glissement annuel en août, renforçant les anticipations d’un statu quo sur les taux à court terme.

La Norvège opère une deuxième baisse des taux en trois mois

La couronne norvégienne est restée sensible mais stable après la décision attendue de la Banque centrale norvégienne de procéder à une nouvelle baisse des taux, la deuxième depuis trois mois. Le communiqué souligne que si l’économie évolue conformément aux attentes, d’autres réductions pourraient intervenir au cours de l’année prochaine.

En réaction, l’euro a réduit ses gains face à la couronne, terminant la séance en légère hausse de 0,1 %, à 0,86775.

Le yen japonais suspendu au verdict de la Banque du Japon

Le dollar a légèrement progressé à 147,215 yens avant la réunion de la Banque du Japon prévue vendredi. Le consensus penche pour un maintien des taux inchangés, bien que le marché ait déjà intégré la possibilité d’une hausse de 0,25 point en mars prochain, avec une probabilité de 50 % de concrétisation cette année.

Par ailleurs, l’attention se porte aussi sur le vote du 4 octobre au sein du Parti libéral-démocrate, qui doit désigner un nouveau chef en remplacement du Premier ministre démissionnaire Shinjiro Ishiba, à la suite d’une lourde défaite aux élections du Sénat.

Recul du PIB néo-zélandais pèse sur le dollar local

Les données publiées jeudi révèlent que le produit intérieur brut (PIB) de la Nouvelle-Zélande a reculé de 0,9 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, un résultat inférieur aux attentes des analystes et de la banque centrale.

Ces chiffres ont renforcé les paris des investisseurs en faveur d’un assouplissement prochain de la politique monétaire, entraînant une baisse d’environ 1 % du dollar néo-zélandais, à 0,5895 dollar, son plus bas niveau depuis le 8 septembre.

Points à retenir

  • La Fed a amorcé une légère baisse de ses taux, tout en adoptant un ton prudent face aux risques inflationnistes persistants.
  • Le dollar a d’abord reculé puis repris du terrain, reflétant une incertitude toujours présente sur les marchés financiers.
  • La Banque d’Angleterre devrait maintenir ses taux, avec une attention soutenue sur la réduction progressive du soutien quantitatif.
  • La Norvège a poursuivi son cycle de détente monétaire, confirmant une politique accommodante en perspective.
  • Le Japon reste en attente de décisions clés, tandis que le contexte politique pourrait influencer la politique économique à venir.
  • En Nouvelle-Zélande, le recul du PIB a renforcé les attentes d’un assouplissement monétaire, pesant sur la devise locale.

Au final, ces mouvements témoignent d’un paysage économique où prudence et anticipation dictent la stratégie des banques centrales. C’est un peu la danse des hésitations, avec des acteurs qui semblent avancer à tâtons. Et entre nous, on pourrait presque dire que suivre ces fluctuations, c’est un peu comme décrypter une partition où chaque note pourrait changer le rythme — espérons juste que le prochain acte soit un peu moins cacophonique pour nos devises.


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