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Des escrocs se faisant passer pour l’ancien président Donald Trump et le vice-président JD Vance du comité inaugural ont frauduleusement détourné plusieurs centaines de milliers de dollars en cryptomonnaies, révèle une plainte déposée récemment par des procureurs fédéraux.
Ces fraudeurs ont utilisé de faux courriels conçus pour ressembler à ceux du comité inaugural afin de tromper ou d’extorquer de l’argent à leurs victimes, précise la plainte civile déposée mercredi devant le tribunal fédéral de Washington, D.C.
En modifiant subtilement une lettre dans l’adresse, passant de “@t47inaugural.com” à “@t47lnaugural.com” avec un « l » en minuscule remplaçant un « i », ils ont réussi à convaincre les victimes d’envoyer plus de 250 300 USDT, une cryptomonnaie stable équivalente à environ 250 300 dollars.
Les courriels, envoyés en décembre, prétendaient provenir de Steve Witkoff, alors coprésident du comité inaugural Trump-Vance.
« La victime pensait faire un don au comité inaugural Trump-Vance via une adresse email frauduleuse », indique la plainte.
Le gouvernement américain cherche désormais à saisir définitivement près de 40 400 USDT pour punir et dissuader les activités criminelles en privant les malfaiteurs de leurs biens acquis illégalement et pour récupérer des fonds destinés à indemniser les victimes.
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Près de la moitié des fonds, soit environ 125 000 USDT, ont été récupérés sur un compte Binance associé à Ehiremen Aigbokhan, domicilié au Nigeria, selon la plainte.
Dans les 24 heures suivant le transfert initial, 215 000 USDT ont été envoyés à de multiples adresses cryptographiques, rendant la traçabilité complexe.
Binance a coopéré en fournissant des documents et a accepté un gel des fonds, souligne la plainte.
Points à retenir
- La subtilité d’une simple lettre dans une adresse email suffit à piéger des donateurs peu méfiants, démontrant que dans le monde numérique, la vigilance ne doit jamais être prise à la légère.
- Le recours à la cryptomonnaie dans les arnaques montre la difficulté pour les autorités à stopper ces flux financiers, malgré une coopération active des plateformes comme Binance.
- La récupération partielle des fonds indique que la lutte contre la cybercriminalité progresse lentement, mais sûrement, à coups de procédures judiciaires solides et d’actions coordonnées.
- L’affaire illustre aussi l’usage frauduleux des figures politiques très médiatisées, avec un zeste d’ironie : c’est souvent dans leur ombre que les escrocs se cachent.
En somme, cette affaire nous rappelle que même dans l’ère hyperconnectée, les arnaques traditionnelles prennent des formes modernes et sophistiquées. Il est fascinant – et un brin préoccupant – de voir comment un « i » remplacé par un « l » peut coûter des centaines de milliers de dollars. On pourrait presque espérer que ces petites erreurs d’orthographe enseignent enfin à certains qu’un simple clic peut avoir des conséquences monumentales. En attendant, la vigilance reste de mise et le travail des autorités, bien que parfois chronophage, garde toute son importance pour protéger un public souvent trop confiant.
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