mar. Juin 30th, 2026

Au fil des ans, j’ai croisé des personnes qui considèrent les jeux vidéo comme une perte de temps totale. C’est pourquoi, lorsque j’affirme que l’un de mes passe-temps préférés est le gaming, je m’attends parfois à des réactions de mépris silencieux.

À moins que je ne sois en conversation avec un autre joueur ; dans ce cas, il y a comme un sentiment de camaraderie retrouvée. Si l’objectif d’un loisir est d’apporter du plaisir dans notre temps libre, qu’est-ce qui distingue le gaming des autres hobbies présents dans le monde ?

Ma première incursion dans l’univers du jeu remonte à 2002, lorsque ma mère m’a offert une PlayStation 2 pour Noël. Ce modèle de PS2 est encore en vie à ce jour, un véritable miracle. Au fil des ans, elle a été rejointe par une Game Boy Advance, une Nintendo DS, et une PSP. Les jeux vidéo ont occupé une grande place dans mon enfance.

À l’âge du secondaire, mon intérêt pour le gaming a considérablement diminué. J’en ai pris pleinement conscience il y a quelques années en relançant un vieux jeu PS2, où j’ai découvert que ma dernière sauvegarde datait de 2013. Ce jour-là, ma version de 15 ans avait rangé la manette sans savoir qu’elle ne la reprendrait pas avant plus de cinq ans.

C’est durant le premier confinement lié à la Covid-19 que j’ai décidé de replonger dans l’univers du jeu avec l’achat d’une Xbox One S. Le passage de PlayStation à Xbox a été motivé par la possibilité de jouer en ligne avec des amis. J’ai depuis fait l’upgrade vers un modèle Series X, tout en ajoutant une PS5 à ma collection. Une Nintendo Switch reste en projet.

Pour moi, trois éléments d’un jeu influencent mon appréciation : le gameplay, les graphismes et la narration.

Je ne dirais pas que je suis particulièrement exigeante sur la mécanique de jeu. Au bout d’une heure, cela devient une mémoire musculaire. Cela se ressent surtout lorsque l’on passe d’un jeu à un autre, et l’on est perplexe face à la facilité avec laquelle on oublie les contrôles de l’autre jeu. Cependant, au bout d’un moment, on y revient ; c’est un cycle sans fin.

En revanche, je rencontre des difficultés avec un type de mécanique : les jeux de tir à la première personne. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle je n’ai jamais tenté l’aventure Call of Duty. Néanmoins, je n’ai pas encore joué à Cyberpunk 2077 et je suis déterminée à relever ce défi, donc un jour viendra où je m’adapterai à ce style de jeu pour profiter d’une bonne expérience.

Je l’avoue sans honte, les graphismes peuvent être un critère déterminant pour moi dans l’appréciation d’un jeu. Je sais que certains de mes congénères gamers pourraient trouver cela un peu prétentieux, car de très bons jeux ont vu le jour avant que la capture de mouvement ou les graphismes de pointe soient possibles. Le meilleur exemple serait la différence graphique entre Red Dead Redemption 1, sorti en 2010, et sa suite, Red Dead Redemption 2, lancée en 2018.

J’ai joué au second avant le premier. Techniquement, je n’avais rien fait de mal, car cela me permettait d’explorer l’histoire dans l’ordre chronologique. Cependant, cette diminution de qualité graphique entre les deux jeux a grandement affecté l’immersion dont le gameplay a tant besoin.

Je me suis donc retrouvée à abandonner ma partie avant la moitié du jeu. Mais j’ai finalement trouvé ma propre méthode pour compenser cela. En prenant une pause prolongée entre les deux jeux, l’écart de qualité semble moins flagrant. Une fois que j’aurai terminé mon aventure dans Assassin’s Creed: Odyssey, je prévois de retourner dans l’Ouest sauvage pour clore l’histoire du gang Van der Linde.

La narration est, pour moi, l’aspect le plus crucial d’un jeu. Cela englobe l’intrigue principale, les personnages et la construction de l’univers. Vous seriez surpris de l’attachement que l’on développe envers les personnages. Dans l’avant-dernier chapitre de Red Dead Redemption 2, une scène de jeu m’a fait pleurer de manière incontrôlable. Ceux qui ont joué au jeu comprendront de quel moment je parle. J’ai été extrêmement surprise par ma propre réaction.

Si vous me le permettez, je qualifierais le gaming d’expérience. C’est une forme de narration semblable à celle d’un livre ou d’un film. C’est une série télévisée où l’on joue un rôle dans l’histoire qui se déroule ; parfois, le dénouement final est entre nos mains.

Cela procure un sentiment d’accomplissement, même si cet accomplissement est virtuel. C’est un espace social où l’on peut s’associer ou rivaliser avec des amis — oserais-je dire que le gaming est une sorte de sport ? C’est un refuge où l’échec n’est pas une tragédie, mais simplement une étape d’apprentissage.

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Bon à savoir

  • Les jeux vidéo peuvent renforcer les compétences sociales, surtout en ligne, en favorisant la collaboration.
  • Certains jeux sont utilisés pour améliorer la coordination œil-main et les réflexes.
  • De nombreuses études montrent que le gaming peut avoir un impact positif sur la résolution de problèmes et la créativité.


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5 thoughts on “En défense des jeux vidéo : l’art de raconter des histoires négligé”
  1. Le gaming, c’est comme une danse avec des histoires à vivre. Chaque jeu nous invite à explorer des mondes, à ressentir des émotions. Une belle forme d’art, vraiment.

  2. Les jeux vidéo sont souvent mal compris. Ils offrent une expérience immersive incroyable et favorisent des compétences sociales tout en racontant des histoires enrichissantes. À explorer sans modération!

  3. Le gaming est vraiment une forme d’art. Les histoires que l’on vit à travers les jeux nous marquent et nous transportent ! J’adore cette connexion émotionnelle.

  4. J’adore comment les jeux vidéo racontent des histoires riches et immersives. C’est inspirant de voir comment ils peuvent éveiller notre sensibilité et notre créativité !

  5. Les jeux vidéo sont de véritables voyages narratifs. Ils tissent des histoires immersives, tout comme un textile vibrant de couleurs et de motifs issus de cultures lointaines.

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