Les habitudes des consommateurs concernant la recherche d’informations sur les produits sont en pleine transformation, comme le révèle une étude de Simon-Kucher datée d’août 2026. En particulier, la génération TikTok, c’est-à-dire les moins de 35 ans, tend à ignorer les supports publicitaires traditionnels, au profit des canaux numériques. Pour les générations plus âgées, les prospectus imprimés demeurent un moyen d’information central, tandis que les médias sociaux et les outils technologiques prennent de l’ampleur chez les plus jeunes.
Différences marquées dans la recherche d’information
Les résultats de l’étude montrent une forte prédominance des réseaux sociaux chez les jeunes. En effet, 54 % des moins de 35 ans utilisent Instagram pour s’informer sur les produits, et 42 % se tournent vers TikTok, qui est devenu la deuxième source d’information dans cette tranche d’âge. En revanche, le prospectus traditionnel a perdu beaucoup de sa pertinence auprès de cette génération, avec seulement 29 % y ayant recours.
Ce changement marque un tournant pour le commerce de détail, qui a longtemps misé sur la diffusion de prospectus. Les données suggèrent qu’une présentation visuelle et interactive sur des plateformes de divertissement a désormais un rôle clé dans la communication des produits pour les jeunes consommateurs.
Skepticisme face aux nouveautés numériques chez les plus de 35 ans
Pour les plus de 35 ans, la situation est radicalement différente : le prospectus reste le principal moyen d’information, avec un taux d’utilisation de 50 %. L’acceptation des outils modernes de marketing et de recherche y est très limitée, avec seulement 12 % de cette tranche d’âge réceptive à la publicité par influenceurs. De plus, seuls 9 % d’entre eux utilisent des chatbots à intelligence artificielle pour leurs décisions d’achat.
Cet écart met en lumière le défi auquel font face les entreprises pour équilibrer leurs stratégies marketing. Négliger les canaux numériques pourrait les éloigner des jeunes consommateurs, tandis qu’un abandon trop hâtif des supports imprimés pourrait aliéner les clients plus âgés et souvent plus dépensiers.
Nouvelles approches de la recherche et du divertissement produit
Alors que la génération TikTok privilégie Instagram et TikTok, le prospectus demeure essentiel pour les plus de 35 ans. Cette dualité pose des défis aux commerçants. Des approches omnicanales pourraient les aider à relier ces deux mondes, en conservant leur clientèle fidèle.
Les jeunes générations utilisent également de plus en plus les innovations technologiques dans leur parcours d’achat : 26 % des jeunes consommateurs se servent déjà de l’intelligence artificielle pour leur recherche de produits. De plus, 25 % d’entre eux affirment s’informer grâce à la publicité d’influenceurs.
Un autre point intéressant de l’étude est la convergence entre consommation et divertissement. Pour 24 % des moins de 35 ans, le divertissement en général est le point de départ de leur recherche d’informations sur les produits. Cela illustre l’importance croissante de formats où la frontière entre contenu et intention d’achat devient floue. Les experts estiment que ces données confirment la tendance selon laquelle les structures publicitaires classiques perdent du terrain dans un environnement dominé par les algorithmes et les contenus personnalisés.
Points à retenir
- 54 % des moins de 35 ans utilisent Instagram pour s’informer sur les produits.
- 29 % seulement se fient encore aux prospectus traditionnels.
- Pour les plus de 35 ans, le prospectus reste le premier moyen d’information avec 50 % d’utilisation.
- La publicité par influenceurs est peu appréciée par les consommateurs âgés, à seulement 12 %.
- 26 % des jeunes consomment de l’intelligence artificielle pour leur recherche de produits.
Je trouve fascinant de constater comment les dynamiques sociétales et technologiques redéfinissent le paysage de la consommation. Quelles stratégies adopter pour naviguer dans cette complexité croissante ? Le chemin s’annonce semé d’embûches, mais également plein d’opportunités. La cohabitation entre anciens et nouveaux modes d’information pourrait bien enrichir notre expérience de consommation de manière inattendue.
