Le député d’Akyem Swedru dans la région Est, Kennedy Osei Nyarko, a verrouillé son profil Facebook après avoir été interpellé par le président du Comité Oral concernant l’acquisition de terres publiques à un tarif très réduit.
Reconnu pour son activité sur Facebook, l’élu a pris cette décision pour éviter les commentaires et critiques sur cette affaire. Actuellement, son profil est bien sécurisé, tandis que sa page publique reste accessible, avec une mise à jour datant du 21 novembre 2024.
Selon un post sur les réseaux sociaux, Kennedy Osei Nyarko aurait acquis une parcelle importante à Cantonments en 2021 dans des conditions douteuses. Samuel Okudzeto Ablakwa a qualifié cette transaction de captation d’État.
Okudzeto Ablakwa a affirmé que les documents de la Commission des Terres montrent que M. Kennedy Osei Nyarko détient le terrain en question sous un bail de 99 ans, allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2120.
Il a précisé que « les conditions incroyables de cet accord privilégié imposaient à l’MP de ne payer qu’un loyer modeste de GHS 10 500 par an, pour un montant total de GHS 42 000 (environ 2 800 $) jusqu’au 31 décembre 2024, pour prendre possession du terrain ». Cette révélation a suivi des appels de l’opposition pour demander à ses membres de ne pas répondre aux convocations du Comité Oral, qu’ils considèrent comme illégal.

Lisez le post d’Ablakwa ci-dessous :
Le groupe NPP au Parlement lance-t-il de telles attaques virulentes et infondées contre l’initiative ORAL de lutte contre la corruption de l’ancien président Mahama par crainte que les Ghanéens découvrent bientôt les atrocités commises par certains de ses membres ?
Considérons cet exemple choquant d’un député NPP achetant nos terres publiques de premier choix à Cantonments, pour un prix dérisoire de GHS 42 000 (2 800 $).
Des documents indiscutables de la Commission des Terres prouvent que le président Akufo-Addo a autorisé cette transaction scandaleuse en 2021.
Le député NPP qui a bénéficié de ce délit est M. Kennedy Osei Nyarko, député d’Akim Swedru.
Les archives de la Commission des Terres montrent que M. Kennedy Osei Nyarko possède ce terrain prestigieux pour une durée de 99 ans (du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2120).
Les conditions de cet accord privé exigent que l’MP ne paie qu’un loyer annuel de GHS 10 500, somme qui pourrait être révisée tous les cinq ans au cours des 99 ans.
Pour les autres Ghanéens, les taux du marché à l’époque variaient entre 700 000 $ et 800 000 $ pour un paiement unique.
Il est ironique que ce terrain de Cantonments, que M. Kennedy Osei Nyarko aurait dû protéger en tant qu’ancien ministre adjoint de l’Agriculture, ait été l’objet d’une révision illégale sans approbation parlementaire.
L’Article 257 de la Constitution de 1992 du Ghana précise que les terres publiques appartiennent à tous les Ghanéens. Le président Akufo-Addo n’était qu’un gardien en notre nom.
Cette vente de terres à GHS 42 000 met en lumière les injustices sévères comportant le vol des terres publiques et des biens d’État durant l’administration Akufo-Addo/Bawumia.
Je suis convaincu qu’il existe de nombreux membres patriotes du NPP qui désapprouvent ces injustices manifestes.
Ceux qui n’ont pas profité du peuple ghanéen soutiennent pleinement l’ORAL, comme l’exige la Constitution.
Il est crucial que la génération actuelle de politiciens prenne conscience que si ceux qui les ont précédés ont agi de manière aussi répréhensible, peu de biens publics nous resteraient aujourd’hui.
À ce rythme, quels actifs étatiques laissons-nous pour les jeunes et les générations futures ?
Nous ne pouvons pas développer notre pays si tous les actifs étatiques stratégiques sont accaparés par quelques-uns.
Je soutiens pleinement l’initiative de l’ORAL, qui devrait accompagner l’OPAL (Opération Prévenir Tout Vol) — c’est pourquoi je fais avancer un projet de loi interdisant aux politiciens et aux personnes politiquement exposées d’acheter des actifs d’État.
Mon projet de loi exige également que toutes les transactions concernant les actifs d’État reçoivent une approbation parlementaire afin de garantir leur légitimité.
Il est impératif que les transactions passent par des audits de rapport qualité-prix, et que les montants impliqués ainsi que les bénéficiaires soient rendus publics.
ORAL doit servir notre intérêt commun en tant que nation — évitons de réduire cela à un débat stérile entre NDC et NPP.
Restons unis et concentrés sur la lutte contre la corruption.
ORAL est là pour durer !
La captation d’État sera vaincue !
Les biens volés seront récupérés !
Pour Dieu et pour le pays.
Ghana d’abord.
Points à retenir
- M. Kennedy Osei Nyarko a sécurisé son profil Facebook pour échapper aux critiques suite à des accusations d’acquisition de terres publiques à travers des moyens discutables.
- Les autorités de la Commission des Terres révèlent que le député détient un bail de 99 ans sur ce terrain pour un montant net inférieur aux valeurs du marché, suscitant des interrogations sur l’intégrité de la transaction.
- Des débats se poursuivent concernant l’impact de telles acquisitions sur la perception de la corruption au sein des institutions publiques.
Ce genre de situation soulève des questions cruciales : jusqu’où peut-on aller dans la gestion des ressources publiques avant que cela ne devienne une forme inacceptable de favoritisme ? Les réformes nécessaires pour garantir la transparence et la responsabilité dans la gestion des terres publiques ne sont-elles pas désormais essentielles pour le bien-être des demain ?
La gestion des terres publiques mérite une attention méticuleuse. Ces transactions opaques freinent notre lumière collective et laissent des ombres sur notre avenir commun.
C’est choquant de voir des terrains publics acquis si facilement par des élus. La transparence est cruciale pour restaurer la confiance des Ghanéens dans leurs institutions.