Mères et pères échouent à protéger leurs enfants des dangers d’internet. C’est le constat dressé par Jakob Maske, porte-parole du syndicat des médecins de l’enfance et de la jeunesse (BVKJ). Dans une interview accordée à un média respecté, il partage ses observations en consultation : « Je constate presque quotidiennement que les problèmes s’aggravent », a-t-il déclaré.
Les effets néfastes des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes sont désormais bien établis. Pourtant, les enfants peinent à échapper à cette influence écrasante. « Les adolescents ont presque impossible de se forger une opinion libre », souligne Maske.
📌 Adolescents et réseaux sociaux
- D’après des études, les jeunes passent en moyenne plus de trois heures par jour en ligne.
- Outre WhatsApp, les applications Snapchat, TikTok et Instagram sont particulièrement prisées par les adolescents.
- De nombreux jeunes considèrent les réseaux sociaux comme leur principale source d’information, délaissant ainsi les médias traditionnels tels que les journaux ou la télévision.
« Les parents échouent à mettre des limites ou n’agissent pas »
Sur la question de l’utilisation des écrans, l’expert estime que les adultes doivent jouer un rôle de modèle et établir des règles. « Il y a un échec parental sérieux concernant l’utilisation des réseaux sociaux », a-t-il critiqué. Souvent, les adultes peinent à appliquer des restrictions ou ne font aucun effort en ce sens.
Un aperçu de ce comportement est visible dans les salles d’attente où, selon Maske, « parents et enfants sont rivés à leurs smartphones. Même les tout-petits portent déjà des écouteurs et ont une tablette devant eux ». Beaucoup d’adultes utilisent ces appareils pour distraire de jeunes enfants.
Au niveau international, certaines initiatives émergent pour contrer ce phénomène. La France a été le premier pays de l’UE à décider d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Des mesures similaires sont actuellement envisagées en Autriche, en Espagne et en Grèce. En Allemagne, la ministre fédérale de la Famille a également exprimé son intention de mettre en place une telle interdiction.
Le syndicat se montre désormais favorable à un blocage pour les moins de 14 ans. Maske appelle à l’action le gouvernement et le nouveau ministre de la Santé, arguant que des modèles comme celui d’Angleterre montrent qu’il est possible d’imposer des conditions nationales aux plateformes. « Il s’agit de l’avenir de nos enfants, et donc de notre société », avertit cet expert.
Points à retenir
- Le temps passé en ligne par les adolescents a des répercussions sur leur bien-être mental.
- Les adultes doivent prendre conscience de leur rôle en matière de régulation de l’utilisation des écrans.
- Des pays prennent des initiatives pour encadrer l’accès aux réseaux sociaux pour les jeunes.
- L’impact des médias traditionnels pourrait continuer à diminuer dans les années à venir.
En tant que journaliste passionné par les enjeux sociétaux, je me demande comment nous pouvons réellement agir pour protéger la jeunesse d’une surconsommation numérique. Les parents, mais aussi les institutions, ont un rôle essentiel à jouer. La question qui se pose alors est : sommes-nous prêts à engager un véritable dialogue sur l’avenir de notre société face à ces nouvelles réalités ?
