Henna Virkkunen, commissaire européenne au numérique, a évoqué la responsabilité des entreprises technologiques telles que Meta et TikTok dans la récente crise migratoire touchant la ville espagnole Ceuta. Lors d’une rencontre avec des représentants de ces deux entreprises, elle a laissé entendre qu’elles n’avaient pas agi suffisamment contre la désinformation circulant sur leurs plateformes.

La semaine dernière, des milliers de personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc, provoquant ainsi une controverse politique concernant la protection des frontières extérieures de l’UE. Les réseaux sociaux ont apparemment joué un rôle crucial, car plusieurs migrants ont rapporté que des vidéos et des informations sur TikTok leur faisaient croire que la frontière, généralement très surveillée, était soudainement ouverte. L’optimisme s’est rapidement répandu, faisant naître l’espoir que des hébergements et des possibilités de poursuite vers le territoire espagnol étaient à portée de main.

Pour se préparer à des situations similaires à l’avenir, l’UE prévoit d’accroître sa surveillance des plateformes sociales populaires. Lors d’une réunion exceptionnelle des États membres, il a été suggéré que des systèmes d’alerte précoce puissent être améliorés grâce à une surveillance accrue des médias sociaux.

“Il est nécessaire d’intensifier la supervision”

Surtout en période de crise, les plateformes doivent agir avec détermination pour “préserver l’intégrité de l’espace numérique”, a tweeté Virkkunen après sa réunion avec TikTok et Meta. “Il est essentiel d’accroître la supervision et de renforcer les collaborations avec les vérificateurs de faits.”