Paul McCartney, une légende vivante, assure sa retraite, mais lors d’une récente interview accordée à la BBC, l’ancien Beatle a plaidé en faveur de protections destinées aux jeunes artistes face à la montée de l’intelligence artificielle et à l’exploitation par les géants de la technologie.
« Vous avez de jeunes artistes qui émergent, ils composent de belles chansons, mais ils n’en possèdent pas les droits », a-t-il déclaré. « Ils n’ont rien à voir avec leurs créations. Et quiconque peut simplement s’en approprier », a ajouté le chanteur de 82 ans lors d’un entretien diffusé dimanche.
« En vérité, l’argent parvient quelque part. Lorsqu’il est diffusé sur les plateformes de streaming, quelqu’un en bénéficie, et cela devrait être la personne qui l’a créé. Ce ne devrait pas être un géant de la technologie. »
Ce lauréat de 18 Grammy Awards a exprimé ses préoccupations alors que le gouvernement britannique envisage de diminuer les protections des droits d’auteur et d’autoriser les entreprises technologiques à former leurs modèles d’IA en utilisant le contenu des créateurs, sauf si ceux-ci choisissent explicitement de s’y opposer.
« Nous sommes le peuple, et vous êtes le gouvernement. Votre rôle est de nous protéger. Si vous proposez une loi, assurez-vous de protéger les penseurs et les artistes créatifs, sinon vous ne les aurez plus », a mis en garde McCartney.
Cela dit, Sir Paul n’est pas opposé à l’intelligence artificielle.
« Je pense que l’IA est formidable et qu’elle peut accomplir beaucoup de choses positives », a-t-il affirmé.
D’ailleurs, lui et Ringo Starr ont utilisé l’IA en 2023 pour isoler les voix de John Lennon à partir d’une démo inachevée, créant ainsi une nouvelle chanson intitulée Now and Then, qui est nominée pour deux Grammy Awards.
« Nous avons pris une vieille cassette de John, et nous avons nettoyé sa voix pour qu’elle sonne comme si elle avait été enregistrée hier. Cela a ses avantages », a précisé McCartney.
« Mais cela ne devrait pas priver les créateurs de leurs droits. C’est sans sens. »
Points à retenir
- McCartney appelle à une meilleure protection des droits d’auteur pour les jeunes artistes, face à l’impact croissant de l’IA.
- Il souligne que les revenus issus des créations musicales doivent revenir aux artistes plutôt qu’aux entreprises technologiques.
- Bien qu’il utilise l’IA dans sa musique, McCartney insiste sur le fait qu’elle ne doit pas compromettre les droits des créateurs.
L’intervention de Paul McCartney met en lumière une préoccupation croissante dans le monde de la musique et des arts : comment équilibrer l’innovation technologique avec la protection des droits des créateurs. À l’ère numérique, le défi consiste à garantir que les artistes, particulièrement les jeunes émergents, soient justement rémunérés et protégés dans un environnement où leurs créations peuvent être facilement exploitées. Quelles mesures pourraient être mises en place pour assurer une meilleure équité dans l’utilisation de l’IA sans nuire aux intérêts des créateurs ?
C’est super de voir des artistes comme McCartney défendre les droits des créateurs ! L’IA a du potentiel, mais il faut que les jeunes artistes soient protégés. Bravo à lui !
Paul McCartney évoque un sujet fondamental : protéger la créativité des artistes dans un monde où la technologie prend le pas sur l’humain. L’équilibre est essentiel.
Sandrine, ton article met en lumière des enjeux cruciaux pour les artistes. La voix de McCartney devrait résonner fort au sein des politiques culturelles. Bravo pour ce sujet !