Bonne année à tous ! J’ai eu la joie de célébrer cette icône des fêtes d’hiver dans une ambiance enneigée et j’espère que vous profitez de cette période avec un bon verre chaud à la main. Je termine actuellement une heure d’observation d’oiseaux depuis ma fenêtre de cuisine, et dès que ce texte sera fini, je pourrai commencer de nouveaux carnets et listes d’oiseaux. Mais avant de m’y plonger, je voudrais partager quelques souvenirs de l’année écoulée.
Le mois de janvier a été un mois d’hiver assez typique. Nous avons eu quelques chutes de neige et de verglas, ainsi que quelques jours de congé scolaire. Les oiseaux qui venaient à mes mangeoires n’étaient pas vraiment extraordinaires, mais ce qui a marqué ce mois, c’est l’installation de ma première « Birch Perch ». Il s’agissait d’une grande branche d’un bouleau tombée plus tôt dans l’année. Je l’ai simplement placée près de mes mangeoires pour offrir des perchoirs naturels pour la photographie. J’ai également égalé mon record de janvier avec la présence de 31 espèces d’oiseaux.
Février a continué sur une note hivernale classique. Plus de froid, encore de la neige et l’arrivée des Carouges à épaulettes rouges et des Roselins pourpres dans mes mangeoires. Puis, le 25 février, j’ai eu la belle surprise de voir un Troglodyte des buissons explorer le tronc d’un des peupliers près de mon allée. La chance était de mon côté, car j’ai pu prendre quelques photos avant que l’oiseau ne disparaisse. Encore une fois, j’ai égalé le record de février avec 35 espèces.
Mars a vu l’arrivée des premiers Quiscales, mais c’était extraordinaire de constater que les pissenlits étaient déjà en fleurs dans mon jardin dès le 5 mars. Les températures sont montées dans les 40 et 50 degrés fahrenheit pendant deux semaines, atteignant même 67 degrés le 13 mars ! À la fin du mois, j’avais pris 5 000 photos et établi un nouveau record de 38 espèces d’oiseaux en mars.
Avril a connu un revirement, avec une journée d’école annulée à cause d’une forte tempête de neige. Au milieu du mois, je me suis rendu à Bermudes et j’ai passé trois jours magiques à observer les oiseaux de cet magnifique pays insulaire. Les vedettes étaient le Phaéthon à queue blanche et le Grand Kiskadee, dont j’ai parlé dans mes colonnes. Pendant ce temps, les grenouilles de printemps et les crapauds américains émergeaient de l’hibernation.
Les mois de mai et juin étaient typiquement splendides. Mon endroit préféré était ma Chaise de réflexion lors des matins sans travail, et à partir du 18 juin, c’est devenu mon refuge chaque matin sans pluie. Les migrateurs sont arrivés et la prairie s’est animée avec des oiseaux cherchant à établir leur territoire et élever leurs petits. En juillet, je suis allé à Cape Cod pour une semaine, profitant d’un changement de décor à First Encounter Beach, à Eastham.
Août a également été un mois spectaculaire, marqué par mon voyage à Plum Island sur la côte nord du Massachusetts. J’y ai rencontré de nombreux magnifiques oiseaux, y compris un jeune Tyran de l’Est qui a pris la pose pendant que j’explorais les dunes. Septembre a ainsi marqué le début d’une nouvelle année scolaire que j’ai célébré avec une nouvelle épisode de COVID. Confiné chez moi pendant une semaine, j’ai continué mon observation depuis ma Chaise de réflexion et, au 20 septembre, j’avais déjà établi un nouveau record d’espèces tout en atteignant presque sans m’en rendre compte 23 000 photos pour l’année !
Octobre a été très doux, marquant le déclin de la migration avec l’arrivée des visiteurs d’hiver, comme les Bruants à dos foncé et les Roselins pourpres. Grâce à cette douce chaleur, ma Chaise de réflexion a pu être prolongée. Le jour d’Halloween, la température a atteint 83 degrés chez moi, ce qui était un peu dérangeant. Toutefois, ces conditions favorables m’ont permis de photographier davantage, et en fin de mois, j’avais franchi la barre des 25 000 photos, juste mille de moins que mon record.
Enfin, nous arrivons à décembre. Au moment où j’écris cette colonne, je suis à une espèce du record d’oiseaux observés chez moi en décembre. L’une des observations remarquables a été celle d’un Moqueur polyglotte le 8 décembre. Sans crier gare, l’hiver a décidé de se montrer et le temps est rapidement passé de doux à un froid saisissant, me remémorant les hivers de ma jeunesse. Les Hiboux grand-ducs se perchent sur mon toit chaque nuit, et le 27 décembre, j’ai enregistré 61 Tourterelles rieuses sur ma terrasse en même temps. Les mangeoires nécessitent d’être remplies plusieurs fois par jour. Tout est parfait dans cet hiver.
J’espère que 2025 m’apportera encore plus d’aventures à partager avec vous. J’ai quelques idées en tête, mais je vais garder cela pour moi afin de ne pas porter la poisse. Je vous reparlerai la semaine prochaine, mais d’ici là, j’ai un grand nombre de photos à trier et cataloguer. Le retard s’étend jusqu’en août ! Quel chemin à parcourir.
Article original rédigé par : Bill Danielson.
Bon à savoir
- La saison des oiseaux migrateurs commence généralement au printemps et à l’automne.
- Les mangeoires peuvent attirer différentes espèces, essentielles à la biodiversité locale.
- Observer les oiseaux peut avoir des bienfaits pour la santé mentale, notamment en réduisant le stress.
En somme, l’observation des oiseaux est plus qu’un loisir ; c’est une véritable invitation à s’émerveiller devant la nature qui nous entoure. Cela soulève aussi la question : comment chacun de nous peut-il contribuer à la préservation de la faune aviaire dans nos environnements quotidiens ?
J’aime beaucoup cette description des observations d’oiseaux. C’est fascinant de voir comment la nature évolue au fil des saisons et d’apprendre de nouvelles choses chaque fois.
Jordan, j’adore ta passion pour l’observation des oiseaux ! Tes expériences me donnent envie de sortir explorer la nature avec un carnet à la main. Merci pour ce partage inspirant !