mer. Juin 24th, 2026

La nuit était claire, calme et lumineuse. La lune gibbeuse montante scintillait sur la neige tombée la veille, juste avant que le ciel ne se découvre et que les températures ne chutent. Il faisait environ moins 15 degrés à la tombée de la nuit et moins 20 au lever du jour.

Malgré le froid qui régnait à l’aube, le cri d’un hibou rayé attire mon attention. Ce son témoigne de l’activité dans la faune hivernale. La nouvelle couche de neige n’est pas très épaisse, mais elle suffit à recouvrir les traces laissées précédemment et à en révéler de nouvelles.

Je marche sur un sentier forestier en direction du lac où je m’aventure sur la glace pour atteindre un autre chemin qui mène à un marécage que je traverse avant de revenir sur la route. La neige est croûtée sous ce nouveau manteau. Bien que moins 20 degrés et la neige croûtée ne soient pas des conditions idéales pour une promenade, cette récente couche de neige me permet d’observer une multitude de nouvelles traces d’animaux. Malgré le froid, ces marques témoignent d’une grande activité ici, dans l’obscurité.

Sur le sentier forestier, je découvre de nouvelles empreintes de cerfs, écureuils, renards, souris et dindes. Un renard a traversé la glace du lac. En me baladant au bord du marécage, j’en remarque de nombreuses autres.

À une extrémité, je vois des traces de lapins, tandis qu’à l’autre, un lièvre d’Amérique a sauté. Ce mouvement dans ce petit espace humide attire des prédateurs et je repère des traces de belette et de zibeline à quelques endroits. En quittant le marais et en empruntant un autre chemin forestier, je note que le renard a été rejoint par un coyote et un pékan. Toute cette activité s’est déroulée durant la froide nuit claire et illuminée par la lune.

Le matin est calme et silencieux alors que je me promène. À part le bruit constant de mes pas dans la neige croûtée, j’entends peu de sons. Quelques arbres craquent à cause du froid. Le lac grogne sous la couverture de glace. Un corbeau matinal s’élève dans le ciel en croassant. Cependant, il y a également un autre bruit.

Je fais pause plusieurs fois en entendant un son inattendu : un pic qui tambourine. Après quelques recherches, je parviens à localiser le coupable. Il s’agit d’un pic chevelu, tambourinant dans l’aube à moins 20 degrés de décembre.

Le tambourinement des pics est courant dans nos forêts. Cela se produit lorsque ces oiseaux se posent sur une branche choisie et effectuent des mouvements rapides qui se transforment en un bruit résonnant et constant. Ce comportement est habituellement observé par les pics en fin d’hiver et au début du printemps. Contrairement à d’autres oiseaux, ils n’utilisent pas de chants, mais apparentent plutôt leur puissant bec à leur façon d’appeler.

Le but de ce mouvement rapide du bec est double. D’une part, il est effectué par les mâles pour attirer l’attention des femelles, et d’autre part, pour proclamer un territoire de reproduction. Ces deux comportements se déroulent durant la saison des amours — pas en décembre.

Durant les plusieurs matins suivants, des pics chevelus de la région ont également été observés en train de tambouriner. Pourquoi ? Bien que j’aie aperçu d’autres types de pics — le pic mineur, le pic à ventre rouge et le pic à tête pileuse — seul le pic chevelu était en train de tambouriner.

Ces pics de taille intermédiaire, noirs et blancs, ressemblent un peu aux plus petits pics mineurs, mais avec un bec plus imposant. Le terme “chevelu” fait référence aux plumes fines et ressemblant à des cheveux au centre du dos de l’oiseau.

Ils semblent assez courants ici cet hiver et peut-être ressentent-ils une pression de population. Le tambourinement en décembre pourrait ainsi représenter une méthode de revendication d’un territoire, non pas pour la reproduction mais pour l’alimentation.

Je m’attends à continuer mes promenades hivernales et à continuer à entendre leur tambourinement hivernal comme une partie intégrante de cette saison froide.

Bon à savoir

  • Les hiboux sont souvent de bons indicateurs de la santé de l’écosystème local.
  • Le pic chevelu peut être observé tout au long de l’année, bien que son tambourinement soit plus fréquent au printemps.
  • Les traces laissées par divers animaux peuvent révéler beaucoup sur leurs comportements et leur alimentation.

Cette observation de la nature durant l’hiver met en lumière l’importance de la faune dans nos écosystèmes. Comment la dynamique de ces animaux pourrait-elle être affectée par les changements climatiques futurs? La nature a ses propres moyens de s’adapter, mais quel rôle jouons-nous pour assurer sa préservation?


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

3 thoughts on “Nature du Nord : Les pics chevelus battent le rythme à Duluth”
  1. C’est fascinant de voir comment la faune s’adapte à l’hiver. Le tambourinement des pics chevelus est un rappel de la vie qui persiste même dans le froid.

  2. C’est fascinant de voir comment la nature s’active même en hiver ! Les animaux, comme les pics chevelus, trouvent toujours un moyen de se faire entendre. Quelle belle observation !

  3. La beauté de la nature en hiver, avec les cris des animaux et les tambourinements des pics, crée une atmosphère envoûtante. Chaque son raconte une histoire fascinante.

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