mer. Juin 24th, 2026

En lançant un “goeiemorgen/bonjour” sur un train circulant en Flandre, ce conducteur s’est malgré lui retrouvé au cœur d’un vif débat politique.

Les faits se sont déroulés le 7 octobre sur une ligne reliant Mechelen à Bruxelles, soit environ 25 kilomètres. Le conducteur, Ilyass Alba, a salué les passagers avec un “goeiemorgen/hello”. Un passager néerlandophone, visiblement indigné, a répliqué : “Nous ne sommes pas encore à Bruxelles, il suffit d’utiliser le néerlandais !” Ce qui n’était au départ qu’un simple commentaire a rapidement débouché sur une plainte officielle auprès de la Commission Permanente de Contrôle Linguistique (CPCL), chargée de veiller au respect des règles linguistiques en Belgique.

C’est le conducteur lui-même qui a raconté l’incident sur ses réseaux sociaux, trois jours après les faits, le 18 décembre : “Un voyageur a porté plainte et contacté la Commission concernant l’utilisation des langues, car je suis entré dans un wagon en disant ‘Goeiemorgen-Bonjour’ juste avant d’arriver à Vilvoorde. Selon lui, je devais simplement dire ‘Goeiemorgen’. Au téléphone, il ne souhaite pas en dire plus mais admet que c’est une histoire ‘vraiment très étrange’.”

En effet, l’affaire est pour le moins “très étrange”, mais rappelons que la Belgique est divisée entre les Wallons, au sud francophone, et les Flamands, au nord néerlandophone. Bruxelles est la seule région bilingue. Les règles encadrant l’utilisation du français et du néerlandais dans les trains belges sont particulièrement complexes. Les contrôleurs, appelés “accompagnateurs” en Belgique, doivent s’exprimer dans les deux langues uniquement sur le territoire bruxellois et dans quelques communes où l’administration est également bilingue. Ailleurs, ils doivent toujours s’adresser aux passagers dans la langue de la région concernée.

L’incident a rapidement pris une tournure politique. Les médias belges ont abondamment couvert la polémique et de nombreux internautes ont réclamé une réforme des règles en vigueur.
Le sujet a même été abordé lors des débats au Parlement le 19 décembre. Interrogé par deux députés flamands, le ministre de la Mobilité, le vert francophone Georges Gilkinet, a soutenu le conducteur, Ilyass Alba, et a plaidé pour une mise à jour de la législation datant d’un autre siècle.
De son côté, la SNCB (l’équivalent belge de la SNCF) appelle à une application plus flexible de ces règles. “Dire bonjour dans plusieurs langues est simplement une marque de courtoisie. Les passagers l’apprécient,” a déclaré un porte-parole de la société.
La CPCL, qui examine la plainte, a six mois pour rendre un avis, qui sera purement consultatif. Un débat qui n’est pas simple. Comme un bonjour.

Bon à savoir

  • La Belgique est composée de trois régions : la Région flamande, la Région wallonne et la Région bruxelloise.
  • Le concept de bilinguisme s’applique principalement à Bruxelles, mais la réalité linguistique varie d’une commune à l’autre.
  • Le respect des règles linguistiques en milieu public est un sujet sensible et souvent débattu en Belgique.

En conclusion, cet incident met en lumière la complexité des questions linguistiques en Belgique, où chaque mot peut avoir un poids politique. Cela soulève des interrogations sur la flexibilité et la pertinence des règles actuelles. Dans un pays aussi diversifié linguistiquement, peut-on envisager une approche plus inclusive et respectueuse de cette pluralité ?


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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