ven. Juil 10th, 2026

Patrik Bergareche Sainz de los Terreros a passé plusieurs années à naviguer dans le monde tumultueux de la livraison de nourriture à domicile. En tant que directeur général en Espagne, puis vice-président pour le Sud de l’Europe, Israël et l’Australie, il a œuvré à la mise en place de modèles de flottes, tandis que certains de ses concurrents cherchaient à contourner la célèbre loi Rider pour continuer à employer des livreurs indépendants. Aujourd’hui, ce dirigeant a choisi de changer de cap et d’industrie, mais il a pour mission de s’attaquer à un nouveau défi : la bureaucratie au sein des entreprises. Son outil ? La technologie en vogue, l’intelligence artificielle générative.

C’est l’objectif de Punto, une startup fondée par Bergareche et Javier Escribano, qui a travaillé discrètement pendant un an pour peaufiner sa solution technique. Récemment, elle a réussi à lever deux millions d’euros grâce au fonds Samaipata.

Photo: intelligence-artificielle-logistique

Punto a pour ambition d’entrer au cœur des opérations administratives des entreprises. Sa technologie s’intègre directement dans les systèmes internes et automatise les relations avec les administrations. Elle exécute des démarches qui, jusque-là, nécessitaient des heures de gestion manuelle. Cette couche d’intelligence artificielle générative ne se contente pas de remplir des formulaires ; elle interprète des processus, valide des informations et complète des dossiers en quelques minutes. L’impact sur l’efficacité est considérable, l’entreprise affirmant qu’elle parvient à réduire de plus de 90 % le travail manuel lié à ces tâches. Cela permet d’éliminer les goulets d’étranglement qui touchent souvent les équipes financières et administratives.

Secteurs affectés

Ce modèle a déjà fait ses preuves dans des secteurs fortement réglementés. Dans l’automobile, la plateforme s’est intégrée dans des processus tels que les immatriculations et les transferts auprès de la DGT. Dans le secteur de l’énergie, elle est en train de gagner du terrain avec la gestion des Certificats d’Économie Énergétique. En seulement un an, Punto a comptabilisé de nombreux clients, comprenant de grandes concessions associées à des marques renommées comme BMW, Mercedes ou Volkswagen, ainsi que des entreprises telles que Repsol et Delcae, et un éventail d’agences et de plateformes de véhicules d’occasion. Au cours de cette période, elle a traité des milliers de démarches automatisées pour une valeur ajoutée dépassant un million d’euros – un chiffre modeste en absolu, mais qui indique une adoption significative dans des processus traditionnellement réticents au changement.

Le choix de se concentrer sur l’IA se fait dans un contexte où la charge réglementaire est devenue un enjeu majeur pour les entreprises européennes. Plutôt que de l’éliminer, la stratégie de Punto cherche à la rendre opérationnellement invisible. « Depuis notre création il y a un an, nous avons réussi à alléger la charge bureaucratique de dizaines d’entreprises en Espagne, réduisant les coûts et stimulant leur croissance », déclare Bergareche. Le directeur souligne que la prochaine étape consiste à élargir leur portée sectorielle et à renforcer l’équipe pour faire évoluer leur modèle. L’ambition globale est plus large : devenir un élément fonctionnel au sein de la machinerie administrative, où l’efficacité ne serait plus l’exception, mais la norme.

Points à retenir

  • Intégration de l’intelligence artificielle dans les processus administratifs
  • Impact significatif sur l’efficacité : réduction du travail manuel de plus de 90%
  • Adoption croissante dans des secteurs réglementés comme l’automobile et l’énergie
  • Plusieurs grandes entreprises ont déjà intégré la solution de Punto
  • Ambition d’élargir la portée et d’améliorer l’efficacité dans les entreprises

En observant cette évolution dans le monde de la bureaucratie d’entreprise, je ne peux m’empêcher de me demander : sommes-nous à l’aube d’une véritable révolution technologique ? L’efficacité, autrefois un objectif lointain, pourrait-elle devenir la norme dans un futur proche ? Cela soulève des questions sur notre capacité à adapter nos pratiques administratives aux innovations actuelles. Quelle place aura l’humain dans ce nouvel écosystème où les machines prennent le pas sur les tâches répétitives ?


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