La protection des victimes de harcèlement à l’Université de Murcie s’élargit pour couvrir toutes les formes de violence qui peuvent se poser entre étudiants, enseignants et personnel administratif sur les campus. Le protocole, approuvé ce mercredi par le Conseil de Gouvernement de l’UMU, inclut de nouveaux concepts d’agression, tels que le cyberharcèlement par la création de ‘deepfakes’ avec l’intelligence artificielle, la ‘violence isolante’ et les attaques ciblées contre les personnes intersexuées. Il intègre également explicitement la violence de genre comme une forme de discrimination à prendre en compte.
Le protocole de 2026, qui met à jour celui de 2018, protège les victimes de ‘violence isolante’, à savoir celles qui soutiennent les victimes et subissent en retour représailles, humiliations ou persécutions.
Le cyberharcèlement par le biais des ‘deepfakes’ est pris en compte dans le nouveau protocole, qui met un accent particulier sur le harcèlement en ligne et les violences numériques, incluant l’utilisation des réseaux sociaux et des systèmes de messagerie.
Le protocole renforce les garanties d’anonymat des plaignants par le biais de codes et introduit des identifiants alphanumériques dès le début pour protéger l’identité des parties concernées. De plus, il met l’accent sur la ‘non-revictimisation’ et la restitution des droits des victimes, avec des garanties explicites pour éviter des dommages psychologiques supplémentaires durant le processus et assurer une reprise d’activité dans des conditions similaires à celles d’origine, tout en garantissant la séparation de l’agresseur.
Le terme ‘caractéristiques sexuelles’ est désormais intégré dans le protocole de 2026 en tant que nouvelle catégorie protégée contre le harcèlement et la discrimination, incluant spécifiquement la protection des personnes intersexuées. Les comportements de harcèlement liés à l’expression ou à l’identité de genre incluent le ‘parodisme’ (fétichisme envers les personnes intersexuées) comme une forme de comportement interdit.
Le harcèlement peut se manifester de diverses manières : physiquement (touchers, regards insistants, caresses), par des moyens technologiques (cyberharcèlement), verbalement, etc. En fonction de sa gravité, il peut être considéré comme léger (blagues à connotation sexuelle, commentaires inappropriés), grave (embrassades ou baisers non consentis, intimidations) et très grave (lorsqu’il existe une forte coercition, y compris la violence de genre).
Les blagues offensantes, la diffusion de contenus humiliants ou sexistes sont également pris en compte et peuvent constituer un harcèlement sexuel par des demandes d’attentions non désirées. Cela inclut les invitations répétées à établir des relations sexuelles en dépit d’un refus, ainsi que les contacts physiques excessifs et non sollicités, comme des toucher ou gestes inappropriés qui mettent l’autre mal à l’aise.
Refuser de désigner une personne trans conformément à son identité de genre, utiliser délibérément des pronoms ou articles incorrects, et discréditer les compétences d’une personne en fonction de son expression ou identité de genre sont également des comportements sanctionnables.
Lors de la même session du Conseil de Gouvernement, la dernière présidée par José Luján, a été approuvé le III Plan d’égalité, qui vise notamment à réduire l’écart salarial et à évaluer les besoins de conciliation des différents groupes au sein du personnel.
Cent postes d’enseignants
Au cours de cette session, la première vague de recrutements pour 2026 a été approuvée, comprenant 93 postes d’enseignants (entre professeurs d’université et maîtres de conférence) ainsi que 8 postes d’enseignants contractuels permanents. De plus, pour rajeunir l’équipe, l’ouverture de 12 postes d’enseignants assistants a été validée.
Points à retenir
- Le protocole comprend des protections contre le cyberharcèlement en utilisant des technologies modernes.
- Les victimes peuvent maintenant signaler anonymement grâce à un système de codes.
- La ‘violence isolante’ est reconnue comme une forme de harcèlement.
- Des mesures spécifiques sont mises en place pour protéger les personnes intersexuées.
- Le harcèlement est évalué selon différents niveaux de gravité.
Ce changement de protocole marque une avancée significative dans la protection des victimes de harcèlement, et cela soulève des interrogations sur l’avenir de la sécurité et du bien-être au sein des établissements d’enseignement. Cela nous pousse à réfléchir sur la manière dont la société évolue face à des problématiques aussi graves et sur notre rôle à tous dans le soutien et la protection des plus vulnérables. Quelles autres mesures pourraient être envisagées pour garantir un environnement sûr et inclusif pour tous ?