Le domaine de l’intelligence artificielle et des corps artificiels évolue à une vitesse telle qu’il en devient difficile de suivre toutes les avancées. Par exemple, des intelligences artificielles sont désormais employées pour concevoir des puces et des systèmes sur lesquels d’autres AIs peuvent fonctionner. Ces AIs, en prime, peuvent produire des données synthétiques utiles pour entraîner d’autres intelligences. C’est là que les choses commencent à se complexifier.
Avant de plonger dans le vif du sujet, j’ai des nouvelles palpitantes à partager. Peut-être serait-il préférable que vous preniez place avant de continuer votre lecture. Prêts ? Alors, commençons.
La Conférence en ligne Embedded Online Conference (EOL) se déroulera du 12 au 16 mai 2025. Pour sa cinquième édition (après deux sessions d’introduction en 2018 et 2019), cet événement virtuel est devenu l’une des manifestations les plus respectées dans le domaine de l’embarqué.
En résumé, cette conférence propose des intervenants de renom, et je fais partie des contributeurs depuis ses débuts. C’est l’occasion d’apprendre des concepts essentiels tels que “chaque bit compte”, “même les signaux perdus peuvent créer des vagues”, ou encore “les défaillances silencieuses entraînent souvent les problèmes les plus bruyants”.
Comme le souligne un commentaire sur le site de l’EOL : “Je suis impressionné. Par le passé, j’ai dépensé dix fois plus pour une fraction de l’éducation que j’ai reçue ici. Bravo à tous ceux qui ont organisé cet événement.”
Cet article a pour but principal d’annoncer ma présentation cette année, qui portera sur le sujet de l’IA dans les systèmes embarqués et la vie au sens large. Je partagerai des réflexions sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour concevoir du matériel et des logiciels embarqués, écrire et lire la documentation, ainsi que sur d’autres éléments connexes. Je traiterai aussi des dernières nouveautés concernant les robots alimentés par l’IA.
Une excellente nouvelle, c’est que les organisateurs m’ont fourni un code promotionnel à partager avec vous (n’hésitez pas à le communiquer à vos amis et votre famille). Si vous utilisez le code MAXFIELD2025 lors de votre REGISTRATION, le prix d’accès à l’EOC 2025 sera réduit à 95 dollars (145 dollars avec accès aux archives des événements précédents). Ce tarif est valable jusqu’à la fin février, et augmentera de 50 dollars en mars. Mais ce code promotionnel garantira toujours une réduction de 50 dollars, même si vous attendez la dernière minute).
Mais je crains de m’éloigner du sujet…
Avez-vous déjà ressenti la sensation d’être dans la “vallée dérangeante” ? Ce terme, introduit par le roboticien japonais Masahiro Mori dans son ouvrage Bukimi No Tani en 1970, décrit l’effet psychologique et esthétique lié à la ressemblance d’un objet avec l’homme et à la réponse émotionnelle qu’il suscite. Plus un objet ressemble à un humain, plus il risque d’évoquer des sentiments étranges chez ceux qui l’observent.
L’effet de la vallée dérangeante prédit qu’une entité presque humaine peut provoquer un malaise chez les spectateurs.
Illustrons cela avec la comparaison entre C-3PO de Star Wars et Sophia de Hanson Robotics. C-3PO, avec son apparence clairement non humaine, est facilement accepté. En revanche, Sophia, avec sa peau réaliste et ses expressions faciales parfois “étranges”, peut susciter un certain inconfort.
Je ne cherche pas à dénigrer les efforts de Hanson Robotics que j’admire profondément. Cependant, je dois admettre que je n’aimerais pas me retrouver dans un bâtiment désert avec Sophia lors d’une nuit sombre et orageuse.
Que se passerait-il si un robot était véritablement réaliste ? Cela me fait penser à The Caves of Steel, un roman d’Isaac Asimov, qui imagine un futur où la Terre est habitée par des robots à l’apparence humaine, tels que R. Daneel Olivaw, presque indiscernable d’un humain.
Revenons à notre sujet : au début des années 2000, de nombreuses start-ups cherchaient à créer des robots humanoïdes. À cette époque, la technologie de l’IA était encore vulnérable et peu avancée par rapport aux capacités d’aujourd’hui.
Il a fallu attendre l’émergence de modèles de langage de grande envergure comme ChatGPT pour voir les entreprises qui s’étaient concentrées sur l’aspect physique de ces robots rivaliser avec celles qui développaient des intelligences avancées.
Récemment, j’ai eu l’opportunité de discuter avec Leo Chen, Directeur des opérations américaines chez Engineered Arts.
Cette entreprise, fondée en 2004 par Will Jackson en Cornouailles, en Angleterre, a commencé par concevoir des robots narrateurs pour des lieux de divertissement. Leur robot Ameca, par exemple, a été présenté en décembre 2021, presque un an avant la sortie de ChatGPT.
Ameca intègre des capacités sophistiquées de vision par ordinateur et de traitement du langage naturel. Il peut reconnaître des gestes et comprendre des signaux de conversation de base, rendant ainsi l’interaction humaine-robot plus réaliste.
Quant à une possible aide robotique pour les tâches ménagères, nous ne sommes pas encore tout à fait là, mais les avancées réalisées par Engineered Arts nous rapprochent peu à peu de cet idéal.
Pour terminer, pensez-vous qu’il serait agréable d’avoir un modèle d’Ameca sur votre bureau ? Avez-vous des réflexions à partager sur cet article ?
Points à retenir
- La Conférence en ligne Embedded Online Conference (EOL) se tiendra du 12 au 16 mai 2025.
- Le concept de “vallée dérangeante” souligne la réaction émotionnelle face à la ressemblance des robots avec les humains.
- Les opportunités d’interaction entre robots et humains s’accroissent grâce aux évoluerdes technologies en IA.
Dans un monde où les technologies avancent à pas de géant, il est fascinant de se demander jusqu’où ces avancées nous mèneront. Le futur nous réserve-t-il des interactions harmonieuses avec des robots humanoïdes ou créeront-elles davantage d’inquiétudes ? La discussion est ouverte.
C’est fascinant de voir comment les robots évoluent ! La vallée dérangeante est un concept puissant. J’aimerais savoir comment les humains s’adapteront à cette nouvelle réalité.
C’est fascinant de voir à quel point l’IA évolue ! Imaginez un jour interagir avec des robots aussi réalistes, cela pourrait vraiment changer notre quotidien, surtout dans le domaine de la santé.