mar. Juil 14th, 2026

Le Bureau du droit d’auteur des États-Unis a récemment examiné la question de la protection par le droit d’auteur des œuvres produites grâce à l’intelligence artificielle générative (IA) dans la deuxième partie de son rapport sur le droit d’auteur et l’intelligence artificielle. Le Bureau a conclu que les interrogations relatives à la protection par le droit d’auteur et à l’IA peuvent être résolues selon la législation existante, sans nécessiter de modification législative.

Points à retenir

  1. Pour une œuvre créée avec l’IA – tout comme celles créées sans elle – la détermination de la protection par le droit d’auteur nécessite une analyse spécifique des faits concernant l’œuvre et les circonstances de sa création. Lorsque l’IA “n’assiste que marginalement” un auteur dans son processus créatif, cela n’affecte pas la protection de l’œuvre générée. En revanche, si le contenu est entièrement généré par l’IA, il ne peut pas bénéficier de la protection par le droit d’auteur.
  2. Fournir un “prompt” – c’est-à-dire un texte expliquant le résultat souhaité – à un outil d’IA ne confère pas suffisamment de contrôle humain pour que l’utilisateur de ce système soit reconnu comme l’auteur de la sortie. Les prompts fonctionnent essentiellement comme des instructions véhiculant des idées non protégées. Actuellement, ces prompts ne contrôlent pas la manière dont le système d’IA les traite pour générer le contenu.
  3. L’auteur d’une œuvre protégeable par le droit d’auteur demeure celui de l’œuvre perceptible et inchangée, pouvant être séparée de toute expression non humaine lorsque l’outil d’IA modifie l’œuvre originale. En prenant l’exemple d’une illustration dessinée à la main comme “input expressif” et d’un prompt dictant des modifications précises, le rapport stipule que si l’input expressif est perceptible dans la sortie, l’auteur de l’œuvre protégée conserve sa qualité d’auteur sur au moins cette portion perceptible. Cependant, dans ce cas, la portée de l’enregistrement est limitée à “l authorship pictural humain non altéré qui est clairement perceptible dans le dépôt et séparé de l’expression non humaine exclue de la revendication.”
  4. La modification ou l’agencement de contenu généré par l’IA à l’aide d’outils permettant à l’utilisateur de contrôler la sélection, l’agencement et le placement d’éléments créatifs individuels devra également être analysée au cas par cas pour déterminer si elle atteint le seuil minimum d’originalité. Si c’est le cas, il devrait être possible d’accorder une protection par le droit d’auteur.
  5. L’inclusion d’éléments générés par l’IA dans une œuvre plus vaste, réalisée par un humain, n’affecte pas la protection par le droit d’auteur de l’œuvre globale.

Alors que la technologie d’IA continue de s’évoluer et que son utilisation se généralise dans la création de contenus variés dans divers secteurs, l’analyse factuelle des circonstances de la création d’une œuvre demeurera essentielle pour déterminer sa possibilité de protection, et si c’est le cas, la portée de cette protection.


L’information contenue dans cette alerte est destinée à l’éducation générale et à la connaissance de nos lecteurs. Elle ne doit pas être utilisée comme la seule source d’information lors de l’analyse ou de la résolution d’un problème juridique et ne remplace pas un avis juridique, qui repose sur une analyse factuelle spécifique. De plus, les lois varient d’une juridiction à l’autre et changent constamment. Ces informations ne visent pas à créer, et sa réception ne constitue pas une relation avocat-client. Si vous avez des questions spécifiques concernant une situation particulière, nous vous recommandons de consulter les auteurs de cette publication, votre représentant chez Holland & Knight ou un autre conseil juridique compétent.

Points à retenir

  • La détermination de la protection par le droit d’auteur est toujours spécifique à chaque création.
  • Les instructions données à un outil d’IA ne suffisent pas à revendiquer la qualité d’auteur.
  • Cette analyse souligne l’importance de la contribution humaine dans le cadre des créations assistées par l’IA.

La question de la protection des œuvres générées par l’intelligence artificielle soulève des enjeux complexes. À mesure que la technologie progresse, il devient crucial d’évaluer la manière dont l’IA influence la créativité et comment cette dynamique impacte les droits des auteurs humains. La novation technologique et le droit d’auteur se doivent d’évoluer main dans la main pour s’assurer d’un cadre juste et équitable.


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One thought on “Rapport de l’Office américain du droit d’auteur : Quid des créations de l’IA générative ?”
  1. Faudel, merci pour cet éclairage sur les enjeux des œuvres créées par l’IA. C’est un sujet fascinant qui mérite d’être exploré davantage, surtout pour les créateurs.

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