sam. Juin 13th, 2026

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L’Australie a pris la décision de mettre les plateformes Reddit et Kick sur sa liste des réseaux sociaux qui doivent interdire les comptes pour les enfants de moins de 16 ans. Ces deux services rejoignent ainsi Facebook, Instagram, Snapchat, Threads, TikTok, X et YouTube. À partir du 10 décembre, une obligation légale unique au monde entrera en vigueur : les plateformes auront l’obligation de fermer les comptes d’enfants de moins de 16 ans, a déclaré la ministre des Communications, Anika Wells, mercredi dernier.

Les plateformes qui ne respecteront pas cette réglementation s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 millions de dollars australiens, soit environ 28,3 millions d’euros. « Nous avons discuté avec plusieurs plateformes le mois dernier afin de clarifier que ce règlement doit être appliqué sans délai », a précisé Wells lors d’une conférence de presse à Canberra.

Elle a également ajouté : « Les plateformes en ligne utilisent des technologies pour cibler les enfants avec une précision inquiétante. Nous demandons simplement qu’elles utilisent ces mêmes technologies pour les protéger en ligne. »

Julie Inman Grant, la commissaire à la sécurité en ligne de l’Australie chargée de faire respecter l’interdiction, a souligné que la liste des plateformes soumise à des restrictions d’âge évoluera avec l’émergence de nouvelles technologies.

Actuellement, neuf plateformes sont concernées par cette restriction, car leur « unique ou principal objectif est de permettre l’interaction en ligne », selon un communiqué gouvernemental. Inman Grant a annoncé qu’elle collaborera avec des chercheurs pour évaluer les impacts de cette loi, notamment sur le sommeil, les interactions entre enfants et leur activité physique.

Des recherches seront également menées sur les éventuelles conséquences inattendues afin de recueillir des données qui pourraient bénéficier à d’autres pays. D’autres nations partageant des préoccupations similaires suivent de près cette initiative australienne.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé en septembre lors d’un forum à l’ONU à New York que les démarches de l’Australie vers une limite d’âge « sensée » l’avaient « inspirée ». La diplomate danoise en Australie, Ingrid Dahl-Madsen, a aussi souligné que son pays examinera attentivement les mesures prises par l’Australie pour protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux.

Toutefois, certains critiques mettent en garde contre les conséquences de cette législation, notamment en ce qui concerne la protection des données personnelles. Les utilisateurs devront désormais prouver qu’ils ont plus de 16 ans. Wells a assuré que le gouvernement souhaite maintenir les données personnelles des utilisateurs aussi privées que possible.

Plus de 140 experts australiens et internationaux dans le domaine de la technologie et de la protection de l’enfance ont signé un appel l’année dernière au Premier ministre Anthony Albanese, soulignant qu’une limite d’âge sur les réseaux sociaux était un « outil trop primaire » pour faire face efficacement aux risques.

Points à retenir

  • L’Australie introduit une loi interdisant les comptes pour les enfants de moins de 16 ans sur plusieurs plateformes sociales.
  • Les sanctions financières en cas de non-respect peuvent atteindre 50 millions de dollars australiens.
  • La sécurité des données personnelles des utilisateurs est une préoccupation centrale de cette législation.
  • Des experts continuent de débattre des conséquences d’une telle réglementation sur la vie des enfants en ligne.
  • Certaines nations regardent de près ce que l’Australie met en place, évaluant la possibilité d’initier des législations similaires.

En tant que passionné de l’éducation et de la sécurité en ligne, je m’interroge sur l’équilibre à trouver entre la protection des enfants et la liberté d’accès à l’information. Ce type de loi pourrait-il créer une barrière excessivement protectrice, ou est-ce un pas nécessaire vers un internet plus sûr pour nos jeunes ? La réflexion s’impose alors que nous envisageons l’avenir du numérique dans un cadre légal si délicat.


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