Alexandr Wang, ancien étudiant du MIT et désormais directeur de l’intelligence artificielle chez Meta, a récemment encouragé les adolescents à maîtriser les outils d’écriture de code assistée par IA lors d’un épisode du podcast TBPN.
À l’heure où l’intelligence artificielle prend une place grandissante dans la programmation au sein des géants technologiques, Wang insiste auprès des jeunes pour qu’ils se familiarisent avec ce qu’il appelle le « vibe-coding ». Cette méthode consiste à laisser l’IA générer du code à partir d’instructions formulées en langage simple, compréhensible par tous.
« Si vous avez environ 13 ans, vous devriez consacrer tout votre temps au vibe-coding », affirme-t-il dans le podcast, ajoutant avec force que cette approche devrait devenir une véritable manière de vivre.
Il recommande aux adolescents de dédier 10 000 heures à l’apprentissage de ces outils d’IA afin de se placer en position de force dans le futur du développement informatique.
Cette mise en garde intervient alors que des entreprises comme Microsoft et Google confient jusqu’à 30 % de leur code à l’IA. Des plateformes telles que Replit et Cursor permettent déjà de générer des blocs de code à partir d’un simple prompt, favorisant ainsi la démocratisation du vibe-coding.
« Il est impossible de sous-estimer à quel point j’ai été transformé par le code généré par l’IA », confie Wang, qui souligne que la fonction d’ingénieur a profondément évolué par rapport à ce qu’elle était auparavant.
Il prévoit par ailleurs qu’en l’espace de cinq ans, l’IA sera capable de produire une grande partie du code, y compris « littéralement tout ce que j’ai jamais écrit ».
Fondée en 2016, l’entreprise Scale AI, spécialisée dans l’étiquetage de données pour l’entraînement des systèmes d’intelligence artificielle, a été créée par Wang, qui en a assuré la direction générale pendant près de dix ans.
La croissance de Scale AI propulse Wang au rang du plus jeune milliardaire autodidacte, avec une fortune estimée à 2 milliards de dollars selon Forbes. En juin dernier, il annonçait son départ de la start-up pour rejoindre Meta, un groupe qui avait investi 14,3 milliards de dollars dans Scale AI et acquis 49 % du capital, valorisant la société à 29 milliards.
Points à retenir
- Le « vibe-coding » consiste à utiliser l’IA pour écrire du code à partir de commandes en langage naturel, une compétence que les jeunes sont encouragés à développer intensivement.
- Il est estimé que les géants de la tech confient déjà une part importante de leur programmation à des outils d’IA, témoignant d’un changement profond dans la manière de coder.
- Les plateformes comme Replit et Cursor démocratisent l’accès à cette technologie, rendant l’apprentissage plus accessible.
- Alexandr Wang voit en l’IA non seulement un outil, mais une révolution qui transforme le rôle même des ingénieurs informatiques.
- La trajectoire de Wang, de jeune entrepreneur à dirigeant chez Meta, illustre l’impact majeur de l’IA sur l’économie numérique et les nouveaux talents qui s’y imposent.
Alors, doit-on considérer que le futur des jeunes développeurs est d’apprendre à « parler » à une machine plutôt qu’à écrire eux-mêmes des lignes de code ? L’ère du programmeur classique n’est-elle pas en train de laisser place à une sorte de chef d’orchestre du code, où l’important sera de bien formuler sa demande à l’IA ? En attendant, je suis curieux de voir si le vibe-coding nous fera tous devenir des virtuoses du clavier… ou simplement de fluents parleurs numériques. Finalement, coder ne sera plus une question de marathon, mais plutôt un concours de prompt. À bon entendeur !
