Une enquête menée par la Techniker Krankenkasse (TK) révèle que près de la moitié des adolescents âgés de 12 à 17 ans soutiennent l’instauration de limites d’âge pour l’utilisation des réseaux sociaux. Environ 47 % des jeunes interrogés se déclarent en faveur d’une interdiction d’accès jusqu’à un certain âge, avec une moyenne fixée à 14 ans. Par ailleurs, 8 % souhaitent une interdiction totale pour les enfants et les adolescents, tandis que 39 % s’opposent à toute forme de restriction.
L’étude, réalisée en ligne par l’institut Eye Square entre avril et mai sur un échantillon de 1 400 jeunes, offre un aperçu représentatif de cette tranche d’âge en Allemagne, selon la TK.
80 % apprécient les réseaux sociaux
Quatre jeunes sur cinq affirment que les réseaux sociaux leur apportent un bien-être, tandis que seulement 15 % estiment qu’ils ont un effet négatif. Les principales raisons d’utilisation des réseaux sociaux incluent le plaisir (77 %), le divertissement (75 %), le maintien de contacts (64 %), la recherche d’inspiration (42 %) et le suivi d’influenceurs (36 %). Les plateformes les plus prisées sont YouTube, TikTok, Instagram, Snapchat et Roblox.
Cependant, 57 % des jeunes se plaignent de la quantité de publicités qu’ils rencontrent, 52 % sont irrités par la désinformation, et 36 % ressentent du stress lié à leur temps passé sur ces plateformes. Le harcèlement en ligne et les contenus indésirables sont également une préoccupation pour de nombreux utilisateurs.
Par rapport à leur utilisation, seulement 11 % des adolescents indiquent passer moins d’une heure par jour sur les réseaux sociaux. La majorité consacre plusieurs heures, avec 27 % passant entre une et deux heures, 26 % entre deux et trois heures, 19 % entre trois et quatre heures, et 17 % plus de quatre heures par jour.
Le temps d’écran et ses répercussions
La TK souligne qu’une utilisation prolongée des réseaux sociaux est associée à des sentiments négatifs. Parmi ceux qui passent plus de quatre heures par jour en ligne, 49 % déclarent avoir souvent de la mauvaise humeur, contre 20 % chez ceux qui utilisent les réseaux pendant une à deux heures. Les jeunes ayant un usage excessif (quatre heures et plus) sont également plus susceptibles de rapporter des insatisfactions corporelles, telles que des maux de tête, des tensions musculaires et des troubles du sommeil.
Ute Erdenberger, responsable de la santé chez la TK, insiste sur l’importance d’une utilisation réfléchie des réseaux sociaux, qui est essentielle pour développer des compétences médiatiques. Beaucoup de jeunes prennent déjà des mesures pour mieux gérer leur temps d’écran, tels que désactiver les notifications et établir des périodes sans téléphone.
Vers une régulation plus stricte
Malgré tout, les adolescents expriment un besoin de soutien de la part de l’école et des parents, ainsi que d’une réglementation plus stricte des plateformes. Environ 70 % d’entre eux souhaitent que les réseaux sociaux éliminent les contenus inappropriés, tels que la violence et les discours haineux.
Jens Baas, le directeur de la TK, estime qu’un simple interdit d’accès aux réseaux sociaux ne répond pas aux enjeux. Il plaide plutôt pour une approche axée sur le développement de la compétence médiatique et appelle les plateformes à proposer des versions adaptées aux jeunes, exemptes de publicités et d’algorithmes addictifs.
Points à retenir
- 47 % des adolescents souhaitent des limites d’âge pour l’accès aux réseaux sociaux.
- 80 % des jeunes jugent que les réseaux sociaux ont un impact positif sur leur vie.
- Les jeunes spend significant time on social media, with many exceeding four hours a day.
- Un usage prolongé est lié à des sentiments négatifs et à des problèmes de santé.
- Les adolescents demandent plus de soutien parental et éducatif concernant l’utilisation des plateformes.
Il est fascinant d’observer comment les adolescents naviguent dans cet univers numérique complexe. Leur désir de limites et de soutien indique une prise de conscience croissante des effets potentiellement néfastes des réseaux sociaux. Cela soulève des questions essentielles sur la manière dont ils peuvent être responsables de leur utilisation et comment nous, en tant que société, pouvons les accompagner dans un engagement plus sain et réfléchi. La discussion est ouverte, et il est impératif d’y participer.
