Un individu au comportement singulier, porteur de sentiments anti-blancs et anti-juifs, a été reconnu coupable de plusieurs délits haineux à Manhattan après avoir agressé une influenceuse TikTok dans un incident largement diffusé. Skiboky Stora, ayant déjà tenté de se lancer dans une course improbable pour la mairie de New York et affirmant être un descendant de Marcus Garvey, a été reconnu coupable d’agression au troisième degré qualifiée de crime de haine lors d’un procès judiciaire devant le juge de la Cour suprême de Manhattan, Josh Hanshaft.
Le juge a mis seulement 30 minutes pour rendre son verdict après un procès de quatre semaines, durant lequel Stora a joué le rôle de son propre avocat, proposant une défense à la fois confuse et décousue.
Stora a également été déclaré coupable de harcèlement criminel au troisième degré et de harcèlement aggravé au deuxième degré.
Vêtu d’une cravate avec son propre nom, Stora a été immédiatement placé en détention par le juge et sera condamné le 14 avril.
Le procès a été marqué par le comportement excentrique de Stora, qui a demandé plus de 60 pauses aux toilettes, et s’est clôturé mercredi avec les plaidoiries finales des procureurs de Manhattan.
Dans ses remarques, Stora a affirmé : « Je n’ai jamais été raciste envers qui que ce soit, ni n’ai tenté de blesser qui que ce soit. » À la fin de sa brève allocution, le juge lui a demandé s’il avait autre chose à dire, et Stora a répondu de manière inattendue « God Bless America » à plusieurs reprises.
Les procureurs ont accusé Stora d’avoir agressé et harcelé des inconnus dans les rues de New York, ciblant principalement des personnes blanches, des Juifs et des femmes. L’assistant du procureur, Edward Smith, a soutenu que Stora ne devait pas être « crédité par la cour » en raison de ses mensonges répétés durant le procès.
« Le défendeur n’a pas choisi ses victimes en raison de circonstances fortuites », a-t-il précisé, soulignant que Stora s’en prenait à ses victimes spécifiquement en raison de leur couleur de peau ou de leur religion.
Au cours du procès, des vidéos auto-enregistrées de Stora ont été présentées, où il propulse des discours de haine à l’encontre des personnes blanches. Dans sa propre défense, il a avancé différentes excuses pour tenter de prouver qu’il ne pouvait pas être l’auteur des faits, malgré des preuves vidéo le montrant clairement.
Le procès a également été marqué par des témoignages de victimes, dont celui de Halley McGookin, une influenceuse TikTok, qui a narré avoir été frappée par Stora alors qu’elle se dirigeait vers un enregistrement de podcast.
McGookin a relaté que, choquée par l’agression, elle s’était excusée auprès de Stora, croyant qu’elle en était responsable.
Des preuves supplémentaires ont été présentées, incluant une attaque verbale filmée contre un couple juif à l’intérieur d’un immeuble de la 16e rue, après qu’ils ont croisé son regard quand il détruisait des affiches de prise d’otages israéliennes en novembre 2023.
« Je te le promets, blanc, les Musulmans arrivent pour toi », a-t-il crié, ajoutant : « Tu vas mourir — Meurs Juif, meurs ! » avant de quitter les lieux. Les procureurs ont fait valoir que Stora se considère au-dessus de toutes les femmes, particulièrement des femmes blanches, et que ses vidéos Instagram reflètent une haine généralisée envers la blancheur.
Points à retenir
- Stora a été reconnu coupable d’agression avec motivation haineuse, ce qui soulève des questions sur l’exacerbation des tensions raciales.
- Les agissements de Stora lors du procès témoignent d’une volonté de ne pas se conformer au système judiciaire, en se représentant lui-même sans succès.
- L’affaire met en lumière les défis de la justice pénale face à des comportements atypiques et à la manipulation de la vérité.
- Les témoignages des victimes illustrent l’impact de la violence motivée par la haine sur la vie quotidienne des individus.
Il est essentiel de remettre en question les causes sous-jacentes de telles convictions et de telles agressions. Quelle est la place de la société pour évoluer au-delà de ces actes de haine ? La discussion est ouverte et mérite d’être approfondie.