Un post sur TikTok, intitulé « Diagnostic du type de visage × humoristes femmes, c’est clair ! », a suscité un vif intérêt, récoltant 118 097 likes et 2 683 retweets. Les impressions totalisent plus de 20 millions.
Ce contenu ne provient pas des réflexions de l’auteur, mais résulte de la simple reprise d’une vidéo explicative sur le « diagnostic du type de visage » trouvée sur TikTok, partagée sur X. Pour les gestionnaires des réseaux sociaux, cela illustre que proposer du contenu découvert peut dépasser la création d’un contenu original.
En résumé :
– L’application d’un exemple concret, des humoristes bien connus, à une classification abstraite (les 8 types de visage) a considérablement facilité la compréhension.
– La majorité des retweets incluent des auto-diagnostics avec la question « Lequel suis-je ? », facilitant ainsi la transition de la simple observation vers la participation.
– La réutilisation d’un format populaire établi sur TikTok a permis de toucher un public qui ne fréquente pas normalement cette plateforme.
TikTok : Une vidéo qui prend un nouvel essor sur X
Le diagnostic du type de visage, utilisé dans l’industrie de la beauté et de la mode, se base sur deux axes : « maturité/enfance » et « linéaire/courbe », répartissant ainsi les visages en 8 types. À première vue, les termes tels que « frais », « féminin », « cool » ou « élégant » peuvent sembler abstraits.
La vidéo populaire montre des humoristes correspondant à chacun de ces types, remplaçant une classification abstraite par des personnalités reconnaissables. Cette approche rend intuitif le questionnement suivant : « Si cette personne appartient à ce type, quel est le mien ? ».
Vraiment clair sur TikTok, le diagnostic du type de visage × humoristes ! 😂 pic.twitter.com/example
Sur 20 millions d’impressions, le nombre de likes surpasse les retweets, ce qui suggère que cette publication a incité les gens à vouloir commenter plutôt qu’à rester passifs. Toutefois, l’analyse des retweets a révélé certaines raisons pour lesquelles cela a fonctionné.
Pourquoi une telle viralité ?
Ce constat ne provient pas d’une stratégie d’entreprise mais d’une personne partageant une vidéo trouvée sur TikTok. Assurer le fait de décomposer les raisons de son succès est plus pertinent que de tenter une vérification factuelle.
Les retweets : une vague d’auto-diagnostics
Nombreux sont ceux qui, dans leurs retweets, cherchent à s’identifier : « Lequel suis-je ? », « Après un diagnostic, je suis plutôt féminin, mais quel humoriste me représente ? ». Cela résulte de la conception même du contenu qui invite à l’engagement. En reliant des figures connues, plutôt que de simplement lire des descriptions, le public est naturellement conduit à se questionner sur son propre type.
Un format déjà en expansion
Certains retweets signalent également des variantes de diagnostic de type de visage avec des idoles K-POP, indiquant que cette méthode d’associer des célébrités à des classifications était déjà en vogue sur TikTok. Il ne s’agit pas d’un simple succès isolé, mais plutôt d’une vidéo particulièrement efficace dans un format déjà apprécié.
Analyse : Pourquoi « simplement partager » fonctionne?
Cette situation met en lumière l’importance de reconnaître que créer du contenu original et partager du contenu existant avec pertinence sont deux compétences distinctes. L’auteur a simplement ajouté un commentaire amusé avant de partager le contenu, mais cela a su capter l’attention de manière inédite.
Ce succès repose sur la capacité à dénicher et partager du contenu engageant au bon moment. Pour les comptes d’entreprises, plutôt que de tenter de créer une conversation de zéro, il serait peut-être judicieux de se baser sur ce qui fonctionne déjà sur différentes plateformes, en adaptant l’approche à leur contexte.
Points à retenir
- Un lien entre des concepts abstraits et des personnalités connues facilite la compréhension.
- Le format engageant incite le public à participer activement.
- Des tendances sur une plateforme peuvent être réutilisées avec succès sur une autre.
- La viralité peut être atteinte sans contenu original, simplement par le partage créatif.
- Les contenus de diagnostic sont souvent plus engageants pour le public.
En tant qu’observateur, cette expérience m’interroge sur la manière dont nous consommons les contenus numériques. Ne serait-il pas pertinent de réfléchir à notre façon d’interagir avec ces partages, et comment chacun d’entre nous pourrait contribuer à enrichir le débat en ligne ? L’engagement ne doit pas se limiter à un simple « j’aime », mais devrait plutôt favoriser des échanges constructifs.
