mer. Juin 24th, 2026

En 2001, une équipe d’explorateurs canadiens a affirmé avoir découvert une cité engloutie près de Cuba, un site qui, s’il était confirmé, pourrait bouleverser notre compréhension de l’histoire humaine. Pourtant, cette découverte étonnante a été étrangement laissée à l’abandon depuis plus de vingt-cinq ans.

Paulina Zelitsky, ingénieure marine, et son mari Paul Weinzweig, tous deux de la société Advanced Digital Communications (ADC), ont révélé avoir repéré une série de structures en pierre à plus de 600 mètres de profondeur au large des côtes cubaines.

Les images sonar montraient alors des formes impressionnantes : pyramides, édifices circulaires et autres constructions qui évoquaient les vestiges d’une cité disparue dans les Caraïbes.

« C’est une structure remarquable qui ressemble à un véritable centre urbain », expliquait Zelitsky à l’époque.

Les chercheurs ont avancé que cette cité engloutie pourrait dater de plus de 6 000 ans, ce qui la placerait bien avant les pyramides d’Égypte, remettant en cause notre chronologie officielle du développement humain.

Mais l’énigme ne s’arrête pas là : depuis cette révélation, personne n’a jugé bon de retourner sonder ces ruines sous-marines. Plus étrange encore, la communauté scientifique reste largement sceptique, certains expliquant qu’un site aussi profond aurait mis des dizaines de milliers d’années à sombrer sous l’eau, tandis que d’autres voient dans ces formes d’authentiques phénomènes géologiques naturels.

La prétendue cité engloutie près de Cuba découverte lors d’une expédition canadienne en 2001

La prétendue cité engloutie près de Cuba découverte lors d’une expédition canadienne en 2001, jamais étudiée depuis.

Cette affaire a récemment refait surface sur les réseaux sociaux, certains internautes évoquant ni plus ni moins la légendaire cité d’Atlantide. Manuel Iturralde-Vinent, géologue cubain au Musée d’histoire naturelle, s’est toutefois élevé contre ces interprétations, estimant que les structures pourraient être entièrement naturelles.

« Il serait irresponsable d’affirmer quoi que ce soit sans preuves tangibles », insistait aussi Zelitsky lors d’une interview accordée à la BBC en 2001.

Malheureusement, les expéditions complémentaires n’ont jamais eu lieu. Plusieurs usagers des réseaux sociaux s’interrogent depuis sur cet arrêt soudain des recherches, certains avançant même la thèse d’un possible déni, tant l’idée d’une civilisation antérieure aux Égyptiens bouleverserait nos repères historiques.

Cependant, les arguments scientifiques ne manquent pas pour relativiser cette découverte. En 2002, Iturralde soulignait que pour que ces structures se retrouvent à une telle profondeur, il aurait fallu un phénomène géologique sur une échelle de 50 000 ans environ. Or, la science reconnaît qu’à cette époque, nos ancêtres étaient encore de simples chasseurs-cueilleurs, incapables de bâtir de telles cités.

« C’est étrange, inédit. Nous ne savons pas quoi en penser », confiait-il au Washington Post.

Michael Faught, spécialiste en archéologie sous-marine en Floride, partageait ce scepticisme : « Ce serait fascinant si Zelitsky et Weinzweig avaient raison, mais ces structures paraissent hors de leur temps et de leur lieu », expliquait-il au Sun-Sentinel.

Cette mystérieuse cité sous-marine n’est cependant pas seule à questionner notre histoire. On pense notamment à Göbekli Tepe, en Turquie, temple préhistorique datant d’environ 9500 avant notre ère, soit plusieurs millénaires avant les pyramides égyptiennes et Stonehenge.

Göbekli Tepe en Turquie, construit bien avant les pyramides égyptiennes

Göbekli Tepe en Turquie, temple bâti plusieurs milliers d’années avant les pyramides d’Égypte.

Plus proche du Japon, le monument de Yonaguni présente également des formes pyramidales et des marches aux angles précis, semblant sculptés à la main. Analysé, ce site daterait d’au moins 10 000 ans, ce qui laisse imaginer une civilisation submergée depuis plus de 12 000 ans.

Le monument de Yonaguni, structure sous-marine énigmatique près du Japon

Le monument de Yonaguni, avec ses marches nettes, est pourtant souvent considéré comme un phénomène naturel par des sceptiques.

Enfin, la collaboration initiale d’ADC avec le gouvernement cubain, sous l’ère Fidel Castro, a rendu toute reprise d’expédition politiquement délicate. Les autorités cubaines et le Musée national locaux n’ont jamais donné suite aux recherches, tandis que des questions financières ont également mis un frein aux investigations.

Points à retenir

  • La supposée cité engloutie de Cuba intrigue autant qu’elle divise, entre espoir de réécrire l’histoire et scepticisme scientifique.
  • Les structures sous-marines ressemblent à des constructions humaines, mais leur origine naturelle n’est pas exclue.
  • Enjeu principal : leur profondeur laisse penser à une immersion sur une durée incompatible avec nos connaissances sur les civilisations anciennes.
  • Des sites comme Göbekli Tepe et Yonaguni montrent que l’histoire humaine est peut-être bien plus complexe que ce que les manuels nous enseignent.
  • Facteurs politiques et financiers ont freiné le retour sur zone, entretenir le mystère n’est donc pas qu’affaire d’archéologie.

En somme, cette histoire fait furieusement songer à ces énigmes où la science et la fiction se donnent rendez-vous pour nous faire rêver – ou simplement nous faire grincer des dents. Alors, évidemment, on pourrait attendre qu’une expédition sérieuse y jette à nouveau l’ancre… Ou alors, se demander si, au fond, il ne serait pas plus confortable de garder ces mystères au fond de l’océan. Après tout, qui n’aime pas un bon secret bien gardé, même quand celui-ci grince un peu sous la pression des preuves ?


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