Dans les eaux de l’ouest de l’Australie, une baleine à bosse effectue d’élégants mouvements aquatiques, balayant l’eau de ses nageoires pectorales tout en exhibant sa vaste mâchoire. Entourée de ses congénères, cet animal ne se prépare pas à se nourrir : il s’agit plutôt d’une démonstration de comportements mystérieux.
Ce ballet sous-marin, immortalisé par un spectateur et partagé en ligne, constitue l’une des illustrations les plus claires d’un phénomène rarement documenté connu sous le nom de « gaping ».
Alors que l’automne rafraîchit les côtes est et ouest de l’Australie, l’océan se transforme en une autoroute grouillante pour les baleines à bosse. Mai marque la migration annuelle de ces mammifères des eaux antarctiques vers les lieux de reproduction plus chauds du Queensland, du nord de la Nouvelle-Galles du Sud et de la côte de Ningaloo à la région de Kimberley en WA. Pour ceux qui ont une vue sur le littoral, cela signale le début de la saison d’observation des baleines.
Un étude de l’Université Macquarie a démontré le potentiel de la science citoyenne à l’heure de cette migration. Des séquences à travers les réseaux sociaux, montrant 66 baleines à bosse, dont celle effectuant des pirouettes, révèlent que ce comportement de gaping pourrait être une manifestation sociale.
« Au moment où nous croyons avoir beaucoup appris sur les baleines à bosse, nous réalisé qu’il reste tant à découvrir, » déclare Dr Vanessa Pirotta, une scientifique australienne renommée dans ce domaine. « Les opérateurs touristiques et les chercheurs citoyens passent des heures à observer les baleines et constituent une ressource précieuse pour capturer et rapporter leurs comportements. »
Les chercheurs ont défini ce comportement comme un « gaping », qui pourrait être soit un jeu, soit un signal social, ou peut-être une manière d’interagir avec des débris ou de permettre aux veaux d’étirer leur mâchoire lors des repas.
Dr Olaf Meynecke, expert en baleines à bosse, souligne que ce type de comportement, bien que rare, est constaté principalement en période de reproduction et de migration. Il pourrait ne pas être lié à l’alimentation, mais pourrait indiquer des interactions sociales.
Points à retenir
- La saison de migration des baleines à bosse dure de mai à novembre.
- Des études montrent que le comportement de gaping pourrait avoir des fonctions sociales.
- Les opérateurs touristiques et les scientifiques citoyens jouent un rôle essentiel dans la collecte d’informations sur les baleines.
- Le maintien d’une distance sécuritaire est crucial pour la conservation des baleines pendant leur migration.
À titre personnel, je trouve fascinant de considérer à quel point nos connaissances sur les baleines évoluent constamment. Ces géants des mers sont non seulement des créatures majestueuses, mais également un miroir de notre engagement envers la préservation de la nature. Leur migration soulève des questions importantes sur l’impact des activités humaines sur ces spécimens emblématiques. En observant leur comportement et en s’engageant activement dans leur protection, nous participons à une conversation cruciale sur notre planète et sur les grands défis auxquels nous faisons face.
