Que doit faire Ferrari pour retrouver le chemin du succès ? Alessandro Benetton, homme d’affaires réputé et ancien président de l’écurie Benetton Formula, partage ses réflexions sur la situation actuelle de la célèbre marque italienne.
Alessandro Benetton, originaire de Trévise dans le Nord de l’Italie et fils du fondateur de la maison de mode Benetton, a dirigé l’écurie Benetton Formula de 1988 à 1998. Cette période fut marquée par les plus grands succès de l’écurie, avec notamment Michael Schumacher sacré champion du monde en 1994 et 1995. Après le départ du pilote allemand vers Ferrari, Benetton a remporté le championnat constructeurs en 1995.
En 2016, Alessandro Benetton s’est retiré des opérations quotidiennes de l’entreprise familiale, suite à des divergences sur la stratégie à adopter. Aujourd’hui, il préside les sociétés Invest 21 et Edizione, la holding financière de la famille Benetton.
Récemment, il a été sollicité par Sky Italie pour s’exprimer sur la situation de Ferrari en Formule 1. Avec une approche plutôt philosophique, il commence par citer un proverbe oriental : « Une plante qui cesse de grandir est vouée à disparaître. »
Selon lui, ce phénomène s’observe aussi dans les entreprises et projets : lorsque le désir d’évoluer faiblit, tout devient plus difficile à gérer. Interrogé sur ce qu’il ferait s’il dirigeait Ferrari, il avoue que c’est une question complexe. D’ailleurs, depuis un certain temps, il s’est consacré à d’autres activités avant de revenir récemment au sein du groupe familial avec l’objectif de raviver cet esprit de renouveau qui a toujours caractérisé sa famille.
Il insiste sur le respect dû aux autres et préfère ne pas formuler de suppositions, notamment parce qu’il n’a pas vécu l’univers de la Formule 1 de près ces dernières années. Mais une chose est sûre pour lui : Ferrari a commencé à renaître dans les années 90 grâce à Michael Schumacher, un pilote hors pair doté d’une énergie contagieuse.
Cette énergie, fondée sur la détermination, la précision et un engagement total, a su galvaniser une équipe qui peinait à se hisser au sommet. Selon Benetton, les entreprises doivent identifier de telles figures de proue capables d’insuffler cette dynamique, surtout en période de transition.
Il avoue ne pas avoir de nom précis en tête pour Ferrari aujourd’hui, mais il est convaincu qu’une équipe gagnante débute toujours avec un talent exceptionnel, avant de construire son succès sur l’ensemble du groupe plutôt que sur une planification rigide.
Résultats du Grand Prix de Singapour — Circuit urbain de Marina Bay
- 1. George Russell (Mercedes) – 1:40:22,367
- 2. Max Verstappen (Red Bull Racing) – +5,430 sec
- 3. Lando Norris (McLaren) – +6,066 sec
- 4. Oscar Piastri (McLaren) – +8,146 sec
- 5. Kimi Antonelli (Mercedes) – +33,681 sec
- 6. Charles Leclerc (Ferrari) – +45,996 sec
- 7. Fernando Alonso (Aston Martin) – +1:20,667 min
- 8. Lewis Hamilton (Ferrari) – +1:25,251* (pénalité de 5 secondes pour sortie de piste)
- 9. Oliver Bearman (Haas) – +1:33,527
- 10. Carlos Sainz (Williams) – à un tour
Classement provisoire du championnat (après 18 des 24 Grands Prix et 3 des 6 sprints)
- 1. Oscar Piastri – 336 points
- 2. Lando Norris – 314 points
- 3. Max Verstappen – 273 points
- 4. George Russell – 237 points
- 5. Charles Leclerc – 173 points
- 6. Lewis Hamilton – 125 points
Classement constructeurs
- 1. McLaren – 650 points
- 2. Mercedes – 325 points
- 3. Ferrari – 298 points
- 4. Red Bull Racing – 290 points
Points à retenir
- Alessandro Benetton connaît bien l’univers de la Formule 1, ayant dirigé Benetton Formula pendant la période faste avec Michael Schumacher.
- La clé du succès réside selon lui dans la capacité à évoluer en permanence, sous peine de décliner.
- Les leaders charismatiques et énergétiques tels que Schumacher sont capables d’entraîner toute une équipe vers la victoire.
- Une réussite durable ne peut être bâtie uniquement sur un plan rigide : l’adaptation et la construction collective sont primordiales.
- Malgré ses réserves sur l’état actuel, Benetton reste optimiste sur la possibilité pour Ferrari de retrouver sa grandeur en s’appuyant sur un talent exceptionnel.
Au fond, cette réflexion nous invite tous à réfléchir : dans nos propres projets, ne devrions-nous pas aussi cultiver cette passion, cette énergie communicative, et la capacité d’embrasser le changement ? Peut-être qu’en misant sur un leadership inspirant et une approche collective, les difficultés deviennent des tremplins plutôt que des barrières. N’est-ce pas là une belle métaphore, non seulement pour Ferrari, mais pour nous tous dans notre vie quotidienne ? Personnellement, je trouve que ça donne envie de mettre un peu de ce « Schumacher spirit » dans son propre moteur. Et vous, prêts à appuyer sur l’accélérateur ?
