Lewis Hamilton traverse sans doute la phase la plus délicate de sa carrière en Formule 1. Son transfert de Mercedes à Ferrari, considéré comme l’un des mouvements les plus marquants de l’histoire du sport automobile, n’a pas produit les résultats espérés, laissant le pilote britannique sous une forte pression.
À mi-saison, ses performances inquiètent : Hamilton est devenu la cible principale des critiques. Après les commentaires de Bernie Ecclestone, c’est au tour de Ralf Schumacher de prendre la parole, ne mâchant pas ses mots.
Suite aux qualifications du Grand Prix de Hongrie, Schumacher a qualifié Hamilton “d’inutile” et a même conseillé à Ferrari de songer à changer de pilote. Selon lui, “Il y a beaucoup de drame autour de lui. Il critique durement son équipe, remet en cause leur travail, s’oppose à sa voiture ; tout cela ne profite à personne.”

Pour Ralf Schumacher, le déphasage d’Hamilton avec Ferrari tient aussi à son âge : “La voiture est plus adaptée à Leclerc qu’à lui. Peut-être est-il un peu trop âgé pour s’adapter ou simplement incapable de suivre. J’ai l’intuition que Ferrari a définitivement choisi Leclerc depuis longtemps.”
Lorsque le transfert de Hamilton fut officialisé, Ralf Schumacher avait déjà pressenti que la collaboration poserait problème. Nul ne s’attendait cependant à une telle déception à ce stade de la saison, avec un pilote sept fois champion du monde encore jamais monté sur le podium cette année.
Un début de saison décevant
Confiance en berne, Hamilton ne cache plus son mal-être. Il s’est même qualifié lui-même d’”inutil”, allant jusqu’à conseiller à son patron chez Ferrari, Frédéric Vasseur, un changement de pilote. Ses résultats sont particulièrement préoccupants : en près de 20 ans de carrière, jamais il n’avait enchaîné 13 courses sans monter sur un podium.
Cette saison, son meilleur résultat est une quatrième place, alors que son coéquipier Charles Leclerc se montre supérieur régulièrement.

Avec cette performance, Hamilton rejoint un groupe peu envié : celui des pilotes Ferrari ayant connu le plus long début de saison sans podium. Seul Didier Pironi avait fait pire avec 18 courses consécutives sans montée sur le podium.
Après une douzième place au Grand Prix de Hongrie, Hamilton a rejoint Ivan Capelli avec 14 courses consécutives sans podium, en étant désormais juste derrière Pironi dans cette statistique peu glorieuse. Si l’on compte également les deux dernières courses de 2024, cela porte à 16 le nombre de Grands Prix sans champagne : la plus longue série noire de sa carrière en Formule 1.
Points à retenir
- Le passage de Lewis Hamilton de Mercedes à Ferrari, au départ très attendu, est actuellement remis en question par ses performances décevantes.
- Le pilote britannique traverse sa plus longue période sans podium depuis le début de sa carrière, avec 16 courses consécutives sans résultat marquant.
- Les critiques pleuvent : Ralf Schumacher met en avant un problème d’adaptation lié aussi à l’âge, tandis que Hamilton lui-même exprime un certain mal-être.
- Charles Leclerc, coéquipier chez Ferrari, domine nettement la saison, accentuant les doutes autour d’Hamilton.
- Dans l’histoire de Ferrari, seuls quelques pilotes ont connu des débuts aussi difficiles, soulignant la complexité de la situation actuelle.
Ce revers inattendu dans la carrière d’un des meilleurs pilotes de tous les temps invite à réfléchir : dans un sport où l’adaptation et la nouveauté sont cruciales, même les plus grands peuvent connaître des périodes creuses. La question est désormais de savoir si Hamilton saura retrouver son niveau de performance, ou si cette phase difficile marque un tournant plus profond dans sa carrière.
Et puis, entre nous, qui aurait cru que Lewis, l’enfant prodige de la vitesse, finirait par se demander s’il ne devrait pas remettre sa casquette ? Parfois, les histoires les mieux huilées finissent par prendre un virage… un peu glissant. Décidément, la Formule 1 réserve toujours des surprises, malgré tous ses champions.