Tarso Marques, premier coéquipier de Fernando Alonso en sa brève carrière en Formule 1, a récemment été arrêté au Brésil pour « possession illégale d’une voiture de luxe ».
L’homme de 49 ans conduisait un Lamborghini Gallardo sans plaques d’immatriculation à São Paulo lorsque la police, lors d’un contrôle de routine, a découvert une dette accumulée de 1,3 million de réais brésiliens (environ 280 000 euros) liée au véhicule, d’après un rapport du très sérieux Washington Post.
Un coéquipier de Fernando Alonso
Marques n’a disputé qu’une seule saison en F1, en 2001 avec l’écurie Minardi, devenant ainsi le tout premier coéquipier de la légende Fernando Alonso. Lorsqu’ils étaient tous les deux rookies, Marques avait en réalité terminé devant Alonso au classement par un simple critère de départage, bien qu’aucun des deux n’ait inscrit de points.
Son meilleur résultat fut une neuvième place obtenue au Brésil et au Canada, tandis qu’Alonso avait décroché une dixième place en Allemagne.
Après avoir perdu son baquet en 2002, Marques a fait office de pilote de réserve et d’essais, avant de se tourner définitivement vers le championnat de Stock Car au Brésil, où il courut jusqu’en 2018. Selon les informations fournies, l’ancien pilote n’a pas été en mesure de justifier la légalité du véhicule ni d’expliquer la régularisation des paiements liés à son dossier administratif.
La police a conduit Marques ainsi que la voiture à un poste de police où une enquête a été ouverte. Au 14e district policier, il a été formellement arrêté pour réception de biens volés et altération des marques d’identification d’un véhicule motorisé.
Des sources évoquent la possibilité que l’enquête s’élargisse pour examiner l’origine réelle du véhicule, les flux financiers associés ainsi que la situation patrimoniale du prévenu.
Un passé marqué par la polémique
Après la Formule 1, Marques a évolué en Formule 3000, en CART (ancêtre de l’IndyCar) et en Stock Car brésilienne, où il courut notamment entre 2006 et 2011.
Ce n’est pas la première controverse qui entoure sa carrière : en 2011, la revue Warm Up avait révélé un contrôle antidopage positif aux anabolisants, entraînant une suspension de deux ans. Les analyses avaient détecté la présence de norantostérone et d’hydroxystérolzol dans son organisme.
Points à retenir
- Tarso Marques a été le tout premier coéquipier de Fernando Alonso en F1, avec une saison unique sous les couleurs de Minardi en 2001.
- Son meilleur résultat en F1 fut une neuvième place, un classement honorable pour un débutant dans une équipe modeste.
- L’affaire actuelle concerne la possession d’un véhicule de luxe non immatriculé et assorti d’une dette importante, ce qui questionne sur les démarches administratives menées par Marques.
- Son passé sportif est entaché d’une suspension pour dopage en 2011, un épisode qui a marqué sa carrière au même titre que ses courses en stock car au Brésil.
- Le dossier est suivi avec attention par les autorités, qui pourraient étendre l’enquête à des questions financières et patrimoniales.
Cette nouvelle affaire soulève la question de la gestion et du suivi des carrières post-Formule 1, souvent tumultueuses. Il est fascinant de voir comment une figure, pourtant passée dans les paddocks d’un sport ultra médiatisé, peut se retrouver mêlée à ce type de problème loin des circuits. Mais après tout, qui ne s’est jamais retrouvé un jour au volant d’une Lamborghini sans plaques avec une légère dette accumulée? Bon, j’exagère à peine. À méditer…