mer. Juil 15th, 2026
Une farce à la Monaco se profile-t-elle au Qatar ?

La grille de départ du Sprint du Grand Prix du Qatar laissait présager un court Grand Prix riche en rebondissements, mais après 19 tours, la déception était palpable. Dès le début de la première ronde, l’excitation s’est estompée, avec seulement trois dépassements durant ce court défilé de voitures de 27 minutes. L’un de ces dépassements n’était même pas authentique : Charles Leclerc a quitté la piste, et Liam Lawson a donc temporairement gagné une position.

Deux des dépassements se sont déroulés sur la longue ligne droite de 1 068 mètres. Leclerc a récupéré sa position face à Lawson et Andrea Kimi Antonelli a dépassé Fernando Alonso, uniquement parce que ce dernier a effectué un passage dans le gravier au virage d’arrivée.

Le problème de dépassement sur le circuit de Losail était bien connu, ayant déjà été constaté lors des trois précédentes courses de Formule 1. La FIA a cependant maintenu la zone de DRS révisée l’année dernière, qui commence 305 mètres après le virage 16 et se termine 40 mètres avant la première courbe, rendant la zone d’ouverture du flap arrière de 723 mètres, une configuration jugée déjà trop courte l’année précédente avec seulement 25 dépassements comptabilisés lors de la course principale.

Une DRS plus longue pour plus d’opportunités de dépassement

En 2023, la zone DRS mesurait 175 mètres de plus, commençant 130 mètres après le virage 16 et totalisant 898 mètres. Avec 43 dépassements au compteur, il est clair qu’il existe une corrélation entre la longueur de cette zone et le nombre de manœuvres effectuées. Toutefois, ce chiffre ne signifie pas pour autant une facilité excessive pour les pilotes, 43 dépassements restant un chiffre raisonnable.

Charles Leclerc s’interroge sur l’absence de retour à la configuration précédente par la FIA. “Il faut agir sur cette piste. Les dépassements sont presque impossibles.” George Russell partage cette opinion et milite aussi pour une extension de la zone DRS, ou même une modification du circuit. “Le virage d’arrivée est très rapide et complexe. Il est difficile de rester dans le sillage. Le point de freinage se trouve 40 mètres avant la première courbe, alors qu’il en faudrait 100.” Autrement dit, le tracé est si peu favorable que seule une extension de la DRS pourrait remédier à la situation.

La FIA aurait pu ajuster la longueur de la DRS jusqu’à la qualification, mais a renoncé face au manque de soutien parmi les équipes. Jonathan Wheatley, directeur de l’équipe Sauber, a exprimé ses regrets : “Ce n’est pas une modification anodine. Si la DRS est prolongée, il faut adapter le réglage. De nos jours, chaque détail est optimisé, et ce n’est pas réalisable en un clin d’œil.”

Le stratagème de Monaco pourrait refaire surface

Une telle mesure nécessiterait de la part de la FIA un certain temps de préparation. Les signaux permettant d’activer le flap arrière de tous les véhicules doivent être paramétrés, et idéalement testés lors d’une séance d’essais libres, ce qui est difficile lors d’une course sprint.

Les restrictions de durée pour les pneus Pirelli pourraient s’avérer contre-productives face au problème des dépassements. Des experts craignent que deux pilotes d’une même équipe ne parviennent à créer une brèche dans le peloton en ralentissant intentionnellement, permettant ainsi à leur coéquipier de réaliser un pit stop sans perte de position.

Andrew Shovlin, chef ingénieur chez Mercedes, doute de l’efficacité d’une telle collaboration à Doha. “Ralentir intentionnellement peut engendrer une perte de température des pneus, rendant le pilote vulnérable sur la ligne droite. Les pneus seraient alors trop froids dans la dernière et la première courbe.”

Conclusion

Points à retenir

  • Le nombre de dépassements a été limité durant le Sprint, ce qui soulève des questions sur le tracé du circuit.
  • Les prolongations de la zone DRS à chaque saison semblent influentes, mais la FIA doit être réceptive aux retours des pilotes.
  • Des ajustements techniques peuvent être complexes et nécessitent une préparation adéquate.
  • Les stratégies d’équipe jouent un rôle crucial dans le succès lors des courses, plus particulièrement sur des circuits difficiles.

En réfléchissant aux défis liés aux dépassements en Formule 1, je ne peux m’empêcher de me demander si des mesures plus radicales pourraient être envisagées pour rendre les courses plus spectaculaires. La discussion sur les configurations de circuit et leur impact sur le spectacle est fascinante. Cela fait partie intégrante de ce qui fait vibrer les passionnés de ce sport. Comment transformer les courses en véritables batailles stratégiques tout en préservant l’authenticité du défi sportif ?


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *