Alex Rins a livré ses impressions sur le rythme impressionnant de son coéquipier Fabio Quartararo lors de la saison 2025 de MotoGP. Selon lui, Quartararo parvient à freiner jusqu’à 20 mètres plus tard que les autres pilotes Yamaha.
Dans une année où Yamaha est souvent considéré comme le manufacturier le plus lent du plateau, le Français tire remarquablement bien son épingle du jeu, aussi bien en qualifications qu’en course.
Avec quatre poles positions au compteur et une présence sur la première ligne dans la moitié des Grands Prix disputés, Quartararo a également signé deux podiums entre sprints et courses longues. Il demeure le seul pilote Yamaha à terminer toutes ses courses dans le top 10, accumulant plus de points que ses coéquipiers Alex Rins, Jack Miller et Miguel Oliveira réunis.
Comparaison des pilotes Yamaha en MotoGP 2025
| Pilote | Position moyenne en qualif | Position moyenne en course* | Points |
|---|---|---|---|
| Fabio Quartararo | 5,25 (4 poles) | 9,2 | 137 |
| Alex Rins | 15,56 | 13 | 45 |
| Jack Miller | 12,56 | 11,45 | 58 |
| Miguel Oliveira | 16,38 | 13,55 | 24 |
* sans tenir compte des abandons
Rins observe que la principale force de Quartararo réside dans son freinage tardif, qui peut lui permettre de gagner jusqu’à huit dixièmes au tour par rapport aux autres pilotes sur la Yamaha M1.
Pour Rins, cette capacité contraste nettement avec ses propres difficultés, notamment avec le pneu tendre en qualifications, ce qui le contraint à devoir récupérer trop de temps en course.

Rins précise qu’il n’a réussi à accéder à la Q2 qu’à quatre reprises en 2025, illustrant ses problèmes en qualifications. « Nous avons beaucoup souffert, avec des soucis similaires à d’autres Grand Prix », a-t-il déclaré après le sprint à Misano, où il a encore utilisé le pneu arrière tendre.
« J’étais vraiment limité au freinage. Je ne pouvais pas freiner aussi tard que Fabio, qui freine 20 mètres plus tard que moi. Les données d’Oliveira et de Miller montrent qu’ils freinent à peu près comme moi. C’est là que Fabio fait la différence et qu’il nous colle 0,8 s sur le tour rapide. »
« Quand on se qualifie aussi bas, en 17e position, la course devient très compliquée, car les possibilités de dépassement sont limitées. Mais il faut continuer à travailler pour progresser », a-t-il ajouté.
Quant à Miguel Oliveira, pilote sortant de chez Pramac, il souligne que la qualification demeure son point faible, malgré un rythme en course qu’il juge satisfaisant.

Le Portugais n’a pas encore réussi à se qualifier pour la Q2 en 2025, bien qu’il ait pris un départ en 11e position lors du Grand Prix d’Allemagne, grâce à plusieurs forfaits de concurrents avant la course.
« Avec la moto actuelle, ma place se situe plutôt entre la 10e et la 13e position. Lors de certaines courses, comme à San Marino, je peux me placer dans le top 10. Je suis curieux de voir jusqu’où je peux aller en course si je m’améliore en qualifications, car mon rythme en course est assez bon et pas très loin de celui de Fabio. Pour l’instant, ma priorité reste les qualifications. »
Points à retenir
- Fabio Quartararo domine nettement la hiérarchie Yamaha en 2025, notamment grâce à son freinage tardif, lui conférant un avantage certain en qualification et en course.
- Les autres pilotes Yamaha peinent davantage, en particulier en qualification où la maîtrise du pneu tendre pose problème.
- Alex Rins et Miguel Oliveira reconnaissent que leurs difficultés viennent surtout du départ et du positionnement sur la grille, ce qui complique les dépassements en course.
- Malgré des motos similaires, les différences techniques et stratégiques entre pilotes impactent fortement leurs performances individuelles.
- La capacité d’adaptation et le travail sur les styles de pilotage restent des éléments déterminants pour améliorer les résultats de toute l’équipe Yamaha.
Au final, on constate qu’en MotoGP comme dans bien d’autres domaines, ce sont souvent les détails qui font la différence entre le talent reconnu et celui en quête de confirmation. Et si freiner 20 mètres plus tard rend Fabio quasi intouchable, on peut se demander si les autres pilotes Yamaha n’auraient pas simplement besoin d’un GPS pour trouver la ligne de freinage magique… Ou peut-être d’un traducteur pour comprendre les subtilités de la magie du Français ? Après tout, dans ce championnat, chaque petit exploit finit toujours par faire du bruit – et pas seulement dans les stands. Alors, qui saura déverrouiller le mystère avant la fin de la saison ? Suspense garanti.
