Dans le championnat Moto3, seul un pilote de langue allemande est présent : l’Autrichien Leo Rammerstorfer. Dans la catégorie JuniorGP, Loris Schönrock, un passionné de moto qui a commencé le sport à un âge avancé, entame sa troisième saison. Ce jeune homme de 21 ans, originaire de Wesel, en Allemagne, a été attiré par le milieu des courses dès 2017, lorsqu’il a assisté au Grand Prix de moto d’Allemagne sur le circuit de Sachsenring avec son père. En observant le Red Bull MotoGP Rookies Cup, il a tout de suite su : « Je veux faire ça. »
Sa décision a été rapide : l’année suivante, à seulement 13 ans, il a intégré le championnat Mini Bike de l’ADAC. En Allemagne, l’âge moyen d’entrée dans ce domaine se situe généralement autour de 8 à 9 ans. Après sa courte expérience en Mini Bike, il a directement monté sur une moto Moto3. Bien que le défi ait été grand, notamment avec la compétition présente dans des championnats comme la Honda Talent Challenge, Schönrock a décidé de se diriger vers l’Espagne en 2022 pour participer à l’European Talent Cup (ETC). Ses deux saisons de compétition dans ce championnat l’ont préparé à intégrer la FIM Moto3 Junior World Championship en 2024. Cependant, la concurrence en provenance du sud de l’Europe reste rude, et il a rencontré des difficultés à marquer des points jusqu’à présent.
Fier d’être Allemand
Malgré ces défis, Schönrock se dit satisfait de son parcours. Dans une récente interview, il a affirmé : « Participer à la Junior World Championship est déjà un succès en soi. Rouler avec les meilleurs au monde dans la classe Moto3 est une opportunité à saisir. » Il exprime également sa fierté d’être le seul Allemand à concourir dans ce cadre. « C’est un honneur pour moi », a-t-il ajouté.
Pour progresser cette année, il a souligné l’importance de la maturité mentale. « Je pense que la mentalité peut faire une grande différence. Je suis déterminé à marquer des points cette saison, j’ai la conviction que je peux rouler plus vite. Je dois simplement le traduire en performances. »
Rester concentré
Sur le plan mental, Schönrock n’a pas fait appel à un coach. « Il est essentiel d’être en phase avec soi-même, d’être focalisé et d’opérer quelques ajustements si nécessaire », précise-t-il. En termes de performance, il a noté que par le passé, il lui manquait environ 1,5 seconde pour atteindre les rangs de points, un écart qu’il projette de réduire cette année. Son mantra reste : « Ne jamais abandonner. Sinon, je ne serais pas un pilote. Il faut continuer à avancer. »
En parallèle de sa carrière de pilote, il a développé un plan B en se lançant dans une formation de logisticien, qu’il est sur le point de finaliser après son baccalauréat. « C’est crucial de se préparer pour l’avenir, car le sport automobile peut être imprévisible », conclut-il.
Points à retenir
- Participation unique d’un pilote germanophone en Moto3 : Leo Rammerstorfer.
- Loris Schönrock, passionné de moto, s’engage dans sa troisième saison en JuniorGP.
- Il a découvert sa vocation en assistant à un Grand Prix en 2017.
- Débuts en Mini Bike à 13 ans, puis évolution vers le Moto3.
- Pérennité de la mentalité et détermination pour progresser cette saison.
- Insistance sur un parcours académique parallèle en logistique pour le futur.
La trajectoire de Loris Schönrock est une véritable leçon d’engagement et de passion. En tant qu’amateur de moto, je suis toujours fasciné par le parcours de ces jeunes pilotes, qui, à travers des épreuves et des défis, se battent pour réaliser leurs rêves. Quel pourrait être l’impact d’un tel engagement sur les jeunes générations ? Peut-être devrions-nous réfléchir à la manière dont nous soutenons ces ambitions, au-delà de la seule compétition, pour encourager l’esprit pionnier et la détermination de la jeunesse.