Cette année, la Coordination Provinciale de Prévention, Protection et Assistance aux Victimes et Témoins de la Traite et du Trafic de Personnes, rattachée à la Vice-Gouvernance, concentrera ses efforts sur la sensibilisation de la population à un fait alarmant : la traite des personnes se déroule désormais aussi sur internet, notamment via les réseaux sociaux. À ce sujet, Yanina Boschmann, la coordinatrice de ce secteur, a expliqué à Canal 12 que « chaque membre de la famille doit s’adapter, et cela inclut une attention particulière à la protection des enfants, des jeunes garçons et des jeunes filles dans leurs interactions en ligne. Toute personne possédant un téléphone ou un appareil connecté doit prendre conscience de l’importance de cette vigilance ».
Elle a également souligné que « depuis la Vice-Gouvernance, nous œuvrons pour prévenir des délits liés à la traite des personnes, tel que le grooming. Souvent, des adultes engagent des discussions via des appareils électroniques dans le but d’abus sexuels ou pour impliquer les enfants dans un réseau de traite. Actuellement, la traite prend une forme virtuelle. Ce qui est échangé ne concerne pas la personne physique, mais plutôt le contenu numérique généré ».
« Nous ne dénonçons plus des individus, mais des comptes »
De plus, la coordinatrice a insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage le public aux nouvelles formes de traite et d’introduire la prévention dès le plus jeune âge. « Lorsque nous donnons un appareil à un enfant ou à un adolescent, il est crucial de discuter avec eux des risques de la traite, du grooming et des individus malintentionnés présents derrière ces dispositifs. Ces criminels exploitent les réseaux sociaux et, dans le cas des jeunes, les jeux vidéo comme moyens de recrutement », a-t-elle ajouté.

Ces préoccupations font partie du Plan Biennal présenté à l’Assemblée, qui a intégré un axe d’innovation. À ce sujet, Boschmann a indiqué que « la traite s’est complètement réinventée pour se déplacer vers le monde virtuel, ce qui complique sa détection. Nous ne dénonçons plus des personnes physiques, mais des comptes. Lors des perquisitions, on ne trouve pas d’argent liquide, mais des actifs numériques tels que des cryptomonnaies ».
L’accent mis sur la prévention contre la traite virtuelle
En outre, la responsable a souligné que « en Misiones, nous sommes pionniers sur ce sujet. La nation a reconnu cet effort, notamment en mettant en place des divisions spécialisées au sein de la police pour la traite de personnes et la cybercriminalité. Nous disposons d’un bureau de Cybercriminalité, ce qui est innovant au niveau national. Même lors du lancement du dépliant en janvier, il a été noté que nous abordions déjà la traite virtuelle et son lien avec des délits tels que le grooming ».
Les autorités ont également indiqué que ces criminels organisés sont constamment en avance sur leur temps. La pandémie a en effet facilité leur expansion, leur permettant d’atteindre un public beaucoup plus large. « Autrefois, la traite était associée aux femmes et aux enfants. Aujourd’hui, grâce à un simple téléphone, ces criminels peuvent cibler l’ensemble de la population, quelles que soient les classes sociales. Les propositions trompeuses ont été digitalisées : avant, on promettait des emplois dans de grandes villes ; aujourd’hui, via les réseaux sociaux, des emplois dans d’autres pays sont offerts avec des rémunérations en dollars », a précisé Boschmann.
Enfin, la coordinatrice a rappelé que la province communique les voies de dénonciation. « Si, à l’arrivée dans une nouvelle destination, les conditions de travail ne correspondent pas aux accords et que leurs droits sont bafoués, ils doivent savoir qu’ils peuvent composer le numéro 145 pour dénoncer. Ce numéro est également accessible via WhatsApp pour les signalements depuis l’étranger. De plus, nous diffusons des lignes provinciales comme le 137 et le 911, et encourageons la communauté à alerter la police en cas de ces délits ».
Photo de Yanina Boschmann : Marcos Otaño
Bon à savoir
- La sensibilisation sur la traite des personnes, surtout dans le contexte numérique, est essentielle pour protéger les jeunes.
- Le grooming est un phénomène préoccupant qui nécessite une vigilance accrue des familles et des éducateurs.
- Des ressources sont disponibles pour aider les victimes et signaler des comportements suspects, y compris des lignes d’urgence.
Il est crucial de parler de ces dangers numériques qui guettent nos jeunes. Éveillons les consciences et protégeons notre avenir avec bienveillance et attention.
La lutte contre la traite virtuelle est cruciale. Éduquer nos jeunes aux dangers en ligne peut les protéger et créer un futur plus serein.
Frédéric, merci pour cet article ! La sensibilisation à la traite des personnes en ligne est essentielle. Bravo pour votre travail, c’est tellement important de protéger nos jeunes !