
Honda Racing Corporation présente le « SIM-02 », un simulateur opérationnel de Gran Turismo 7 intégré dans le châssis d’une ancienne voiture de course GT500.
Selon des informations partagées sur Instagram, le châssis utilisé est celui de la Honda NSX-GT, qui a été engagée par l’équipe ARTA dans la série SUPER GT de 2017 à 2019. Après avoir fait ses adieux sur le circuit lors de la course SUPER GT x DTM au Fuji Speedway, cette voiture renaît aujourd’hui sous la forme d’un simulateur.
Plutôt que d’installer un grand écran devant le pilote, les ingénieurs de HRC ont développé un système de projection qui affiche Gran Turismo 7 directement sur le pare-brise.
Lors d’une présentation à l’Osaka Auto Messe 2026, le responsable du projet HRC, Yoshitomo Oka, a expliqué la philosophie derrière cette construction. « Poser simplement un moniteur aurait été facile, mais j’ai refusé de le faire. Mon esprit d’ingénieur ne pouvait pas accepter de compromettre la beauté de ses proportions », a-t-il déclaré.
Le résultat est une expérience de « réalité mixte » où le conducteur est assis dans un véritable baquet, attaché avec un harnais à six points, regardant à travers le vitrage réel vers la piste virtuelle.
Igor Fraga Prend les Commandes
Pour présenter les capacités du SIM-02, HRC a fait appel à Igor Fraga, champion de Gran Turismo et pilote actuel de Super Formula, qui sait bien conjuguer mondes virtuel et réel.
Fraga, qui participe au championnat GT500 pour Nakajima Racing cette année, a effectué une session de temps au circuit de Suzuka, où il a enregistré un temps de 1:41.948 avec la NSX Concept-GT ’16 dans le jeu.
“C’est rapide – c’est un GT500, c’est normal !” plaisante Fraga après avoir visionné la rediffusion de son tour. “Mais même pour un GT500, ça semble encore plus rapide.”
Il a également évoqué les particularités d’un outil comme ce simulateur par rapport à des tests réels. Bien que rien ne remplace le temps passé sur la piste, le simulateur offre une cohérence précieuse.

“Une grande différence avec la course réelle est que dans Gran Turismo, vous pouvez tourner sur le même circuit dans les mêmes conditions autant de fois que vous le souhaitez. En compétition, il y a souvent du trafic et l’état de la piste varie”, a-t-il expliqué.
Fraga a aussi souligné l’aspect « infini » de la performance en simulation : « Vous pouvez pousser jusqu’à la limite absolue. Une fois que vous y êtes, vous découvrez qu’il y a toujours un peu plus à explorer. »
Il a même prodigué des conseils sur la façon d’aborder Suzuka dans le jeu, signalant que Gran Turismo 7 encourage une utilisation agressive des bordures de piste, ce qui peut surprendre certains pilotes.

Une Histoire de Simulateurs Réels
Bien que le SIM-02 se distingue par son châssis GT500, il n’est pas le premier à voir des véhicules réels transformés en simulateurs. HRC a déjà développé le SIM-01, utilisant une vraie monocoque d’une voiture de formule de la Honda Racing School.
Plus récemment, le Lexus Sport Concept a été associé à Gran Turismo 7 lors du « Tokyo Future Tour 2035 », permettant au public de s’installer dans un modèle physique. Cependant, l’expérience était limitée par une vue à la caméra pare-chocs.
Avec le HRC SIM-02, on atteint une intégration authentique. En utilisant un châssis qui a réellement concouru en Super GT, il offre aux fans un lien tangible avec l’histoire du sport automobile.
Pour ceux se trouvant au Japon, une occasion de tester ce rig pourrait se présenter, car Honda prévoit de l’emmener lors de divers événements de la saison SUPER GT 2026.
Points à retenir
- Le SIM-02 est un simulateur innovant basé sur un châssis de compétition réel.
- Un système de projection sur le pare-brise améliore l’immersion du joueur.
- Igor Fraga a démontré les capacités du simulateur en réalisant un temps impressionnant à Suzuka.
- Le simulateur permet une constance que les tests réels ne peuvent offrir.
- Une expérience unique qui unit l’univers virtuel à l’authenticité des courses réelles.
Cela soulève des questions sur l’avenir des sports mécaniques et l’impact croissant des technologies de simulation. Est-ce que ces simulateurs pourraient redéfinir la préparation des pilotes et la manière dont nous vivons la course ? Cette évolution mérite certainement d’être suivie de près.