sam. Juin 13th, 2026

Les applications de rencontre sont en déclin. Après le boom provoqué par la pandémie, des plateformes comme Tinder voient leur nombre d’utilisateurs diminuer. Il est vrai que la présence de bots et le manque d’enthousiasme pour draguer n’aident pas, mais un nouveau problème s’ajoute à la liste : le coût des sorties a tellement augmenté que prendre un rendez-vous est devenu un luxe, surtout pour les jeunes. Dans ce contexte, une application a proposé une idée audacieuse.

Une promotion originale. Comme le rapportent nos confrères de Wired, une application de rencontre organise un tirage au sort pour des cartes carburant de 500 dollars destinées à ceux qui téléchargent l’application et taguent trois amis. Son slogan est : « Les rendez-vous ne devraient pas rivaliser avec le prix du plein d’essence ».

L’application en question est BLK, dédiée aux personnes noires, lancée aux États-Unis et s’étendant désormais à d’autres pays comme le Royaume-Uni. BLK fait partie du groupe Match, où l’on retrouve également des applications telles que Tinder ou Hinge. Elle a été créée en réaction aux discriminations que subissent les personnes noires sur ces plateformes.

Un éclairage sur la réalité des rencontres modernes

Les prix à la pompe. Aux États-Unis, où cette campagne a été lancée, le prix de l’essence a atteint un pic le jour du Memorial Day, avec un gallon à 4,56 dollars, soit une augmentation de 1,30 dollar par rapport à l’année précédente. Converti en litres, cela équivaut à environ 1,22 dollar, un prix relativement bas par rapport aux standards européens, mais c’est tout de même le montant le plus élevé aux États-Unis depuis quatre ans.

La raison est bien connue : le blocage du détroit d’Ormuz à cause des tensions avec l’Iran. Et l’essence n’est pas la seule chose à avoir augmenté ; les prix de la nourriture et d’autres biens essentiels grimpent également.

Célibat : un coût élevé. Selon une étude du Banque de Montréal, le coût des sorties pour un rendez-vous aux États-Unis et au Canada a augmenté de 12,5 % en 2026. La dépense moyenne, incluant les soins personnels et le carburant, s’élève à 189 dollars. Cela a entraîné une diminution de la fréquence des sorties, avec près de la moitié des célibataires (47 %) estimant que le flirt n’en vaut pas la peine. De plus, 50 % de la génération Z et 40 % des millennials pensent que le coût des rendez-vous impacte sérieusement leur budget et les empêche d’atteindre leurs objectifs financiers.

Des sorties à moindre coût. La culture traditionnelle des rendez-vous aux États-Unis repose sur ce que l’on appelle le « wining and dining », qui consiste à sortir dans des restaurants et bars chics pour impressionner l’autre. Cela explique en partie l’augmentation des coûts. Face à cela, de plus en plus de personnes choisissent de ne plus sortir, tandis que d’autres se tournent vers des activités moins onéreuses, comme des pique-niques ou des promenades.

La socialisation douce. Cette tendance à opter pour des sorties économiques s’inscrit dans le phénomène du soft-socializing, popularisé par la génération Z. Il s’agit de se retrouver sans la pression de planifier une activité coûteuse ou intense : par exemple, se réunir chez soi pour réaliser un puzzle, participer à un club de lecture ou visionner un film ensemble. Pour de nombreux jeunes, c’est une façon de maintenir des interactions sociales sans les frais d’un divertissement classique.

Image | Xataka avec Magnific

Points à retenir

  • Le déclin des applications de rencontre est attribuable à la combinaison de plusieurs facteurs, y compris l’augmentation des coûts des sorties.
  • BLK, une application pour personnes noires, innove avec des promotions attirantes pour attirer les utilisateurs.
  • Les frais liés aux rendez-vous ont explosé, rendant ces sorties moins fréquentes, en particulier chez les jeunes générations.
  • Le phénomène du « soft-socializing » émerge comme une alternative économique pour maintenir les liens sociaux.

Ce constat soulève une interrogation essentielle : alors que les coûts continuent d’évoluer, comment les jeunes générations s’adapteront-elles à cette nouvelle réalité ? Devons-nous repenser nos attentes en matière de sorties et d’interactions sociales ? À mon avis, cet état de fait pourrait ouvrir la voie à des formes de relations plus authentiques et moins basées sur la consommation. Réfléchissons ensemble sur le futur des rencontres dans un contexte économique en mutation.


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