mer. Juin 24th, 2026

New York – Le commissaire général de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a renouvelé son appel pour un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza en raison de l’escalade militaire continue des forces d’occupation israéliennes.

Dans un entretien avec le Centre d’actualités des Nations Unies à Genève, Lazzarini a déclaré : « La violence doit cesser immédiatement, car les habitants de Gaza vivent dans une situation de famine. Nous assistons maintenant à une offensive militaire israélienne d’ampleur, avec l’évacuation de populations extrêmement vulnérables. » Il a ajouté : « Plus nous attendons, plus de vies seront perdues sous les bombardements israéliens ou en silence en raison de la faim. » Selon lui, les habitants de Gaza font face à des dangers considérables en raison des violations israéliennes continues.

Lazzarini a également souligné qu’il n’existe aucun endroit sûr dans la bande de Gaza, en réponse aux rapports de nouveaux bombardements dans la région de Mawasi, près de Khan Younès. « Aujourd’hui, il n’y a nulle part où les gens peuvent se rendre, car toutes les zones de Gaza sont militaires. Même la région de Mawasi n’est pas sécurisée, car elle est la cible des frappes israéliennes », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le personnel de l’UNRWA continue d’apporter un soutien essentiel aux habitants de Gaza, en fournissant pas moins de 15 000 consultations médicales par jour dans ses centres de santé, en surveillant la malnutrition aiguë des enfants, en gérant l’évacuation des déchets et en veillant à l’approvisionnement en eau potable. Actuellement, environ 100 000 personnes se réfugient dans ses établissements scolaires.

Lazzarini a conclu en indiquant que l’UNRWA est empêchée de distribuer de la nourriture et des fournitures vitales, car l’accès est bloqué depuis l’effondrement du cessez-le-feu en mars dernier.

Le porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Jens Laerke, a déclaré que le bureau s’efforce depuis la levée de l’interdiction de livraison des tentes et des matériaux d’abri d’inclure ces aides à Gaza. Cependant, les autorités israéliennes n’ont pas levé les restrictions concernant tous les types de matériaux de refuge.

Laerke a souligné qu’une famine a été déclarée à Gaza, où 500 000 personnes en souffrent actuellement, un chiffre qui pourrait augmenter d’environ 160 000 dans les semaines à venir, en raison de l’absence d’une réponse humanitaire efficace face aux restrictions israéliennes sur le territoire, touchant un vaste pan de la population.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a rapporté des données sur 94 cas suspects de syndrome de Guillain-Barré à travers la bande de Gaza, depuis juin dernier jusqu’au 27 de ce mois. Ce syndrome survient généralement après une infection bactérienne ou virale du système digestif.

Elle a souligné que l’effondrement des infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène publique, la surpopulation dans les abris, ainsi que le manque de médicaments et de mécanismes de surveillance, ont contribué à la propagation de cette maladie à Gaza. Les symptômes, y compris la paralysie, ressemblent à ceux de la poliomyélite.

L’organisation a ajouté : « Le manque de capacité à effectuer des tests et de médicaments constitue un défi majeur, notant l’absence de stocks d’immunoglobulines intraveineuses, de plasma exchange et d’anti-inflammatoires. Il est crucial d’accélérer l’acheminement de ces fournitures. »

Points à retenir

  • La situation humanitaire à Gaza est critique avec des milliers de personnes déplacées et vivant dans des conditions précaires.
  • Les restrictions israéliennes freinent l’acheminement de l’aide nécessaire à la population, exacerbant la crise alimentaire.
  • La présence d’une épidémie de syndrome de Guillain-Barré soulève des préoccupations sanitaires majeures dans un contexte déjà fragile.

La situation à Gaza suscite une réflexion sur l’impact des conflits armés sur les populations civiles. Comment les communautés locales peuvent-elles résister et se reconstruire face à de tels défis ? La coordination internationale pour l’assistance humanitaire peut-elle réellement faire une différence alors que les obstacles politiques demeurent ?


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One thought on “Lazari : Le retard du cessez-le-feu à Gaza menace des vies civiles”
  1. La situation à Gaza est vraiment inquiétante. C’est un rappel de l’importance d’apporter du soutien et de la compassion aux personnes en détresse. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

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