mer. Juin 24th, 2026

Suite à l’annonce d’aujourd’hui de la Cour d’Appel concernant le procès en appel de Justyna Wydrzyńska, une défenseure des droits de l’homme condamnée en 2023 pour avoir aidé une femme en situation de violence domestique à accéder à un avortement sécurisé, Monica Costa Riba, responsable des campagnes pour les droits des femmes chez Amnesty International, a déclaré :

« Justyna Wydrzyńska n’aurait jamais dû être poursuivie, encore moins condamnée, et personne ne devrait être criminalisé pour avoir aidé des personnes enceintes à accéder à des soins de santé essentiels. »

« Sa poursuite a mis en lumière les mesures extrêmes que les autorités polonaises sont prêtes à prendre pour réprimer des actions légitimes et restreindre les droits reproductifs des femmes et des fillettes. Sa condamnation injuste doit être annulée et le dangereux précédent qu’elle crée doit être inversé. Justyna Wydrzyńska est considérée comme la première militante des droits de l’homme en Europe à être poursuivie pour avoir fourni des pilules abortives. Elle doit être la dernière. »

Contexte

En 2020, Justyna Wydrzyńska, doula et cofondatrice de l’organisation de la société civile Abortion Dream Team, a soutenu une femme enceinte qui, selon ses dires, souffrait de violence domestique, afin d’accéder à des pilules abortives.

Le 22 novembre 2021, elle a été accusée d « aide à l’avortement » et de « possession de médicaments sans autorisation dans le but de les mettre sur le marché ».

En mars 2023, elle a été reconnue coupable d’avoir facilité un avortement et a été condamnée à huit mois de travaux d’intérêt général.

La Pologne possède l’une des législations sur l’avortement les plus restrictives d’Europe. L’avortement n’est légal que si la santé ou la vie de la personne enceinte est en danger, ou lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste. Se réaliser soi-même un avortement ou détenir des pilules abortives pour un avortement géré par soi-même n’est pas considéré comme un crime en droit polonais, mais toute personne ou médecin qui aide une personne enceinte à avorter en dehors des deux motifs autorisés par la loi peut encourir jusqu’à trois ans de prison.

Lors d’une audience aujourd’hui à la Cour d’Appel de Varsovie, le juge a annoncé qu’un verdict sera rendu à midi le 13 février 2025.

Points à retenir

  • Justyna Wydrzyńska a été condamnée pour avoir aidé une femme victime de violence à accéder à un avortement.
  • Les lois polonaises sur l’avortement sont parmi les plus strictes d’Europe.
  • Son procès expose les efforts des autorités pour restreindre les actions militantes en matière de droits reproductifs.
  • Sa condamnation pourrait créer un précédent inquiétant pour les défenseurs des droits humains en Europe.

Dans cette affaire, il est crucial de s’interroger sur l’impact de telles législations sur l’autonomie des femmes et des personnes enceintes. La situation soulève également des questions sur les droits de l’homme et le rôle de la société civile dans des contextes où les lois sont perçues comme restrictives. Quels mécanismes de soutien peut-on envisager pour protéger les droits reproductifs dans des juridictions similaires ?


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3 thoughts on “Pologne : Réhabilitation urgente d’un activiste condamné à tort pour avoir aidé une avortement”
  1. Cette affaire illustre tristement la lutte pour les droits des femmes. La liberté d’agir en faveur de sa santé ne devrait jamais être punie. Ensemble, soutenons l’autonomie de chaque femme.

  2. Il est essentiel de défendre les droits reproductifs des femmes. La décision contre Justyna Wydrzyńska montre la nécessité de législations plus justes et humaines en Pologne.

  3. Il est alarmant de voir comment des lois aussi restrictives peuvent impacter le droit à l’autonomie des femmes. La protection des droits reproductifs est essentielle dans toute société.

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