Ce lundi, près de 40 survivants du drame survenu en février dans la région de Valparaíso, ayant fait 136 victimes, ont manifesté. Les protestations se sont déroulées devant le Congrès national et la délégation présidentielle.
Parmi leurs revendications, les habitants de Monte Sinaï et de Pompeya Sur ont exigé la mise en place d’un bon d’accueil universel, la construction de logements d’urgence dignes, ainsi que l’annulation des factures d’électricité, entre autres. Ils ont également appelé à des “solutions réelles” et “concrètes”.
Ensuite, ils se sont dirigés vers la délégation où ils ont exigé le maintien des bons d’aide universelle, comme l’a souligné Amanda Guerra, de l’ONG Surviving. “Jusqu’à six mois, l’aide a été presque normale. Disons presque normale, car certains ont vu leur aide suspendue après avoir reçu un logement d’urgence. Ce qui n’avait pas été précisé, c’est que le 20 mars, la porte-parole ministre Camila Vallejo avait déclaré qu’il s’agissait d’une aide parallèle. Dès le départ, cela a posé problème, puisque en mars, les gens ont reçu des logements d’urgence, entre guillemets, et l’aide a ensuite été interrompue pour tous ceux-là. Ça a mal commencé. Et depuis, les coupures se sont multipliées, nous divisant en tranches”, a-t-elle affirmé.
“Lorsque nous avons été brûlés, car nous avons bien été brûlés, nous l’avons été tous ensemble. Rien n’a été divisé, il n’y a eu aucune distinction. Aujourd’hui, ils ne veulent brûler qu’une partie, puis un peu moins, puis un peu plus. En outre, l’aide a été coupée. Maintenant, ils vont accorder le dernier bon aux gens, ce que nous rejetons catégoriquement”, a-t-elle ajouté.
Les leaders de la manifestation ont maintenu leur intention d’entamer une grève de la faim. Jaqueline Lazcano, des familles touchées de Quilpué, a déclaré: “Nous avons un gouvernement indifférent et insensible qui veut nous rendre invisibles. Nous sommes à la veille du premier anniversaire de ce drame. Je ne dirais pas anniversaire, car nous n’avons rien à célébrer”, a-t-elle précisé.
“La réalité, c’est que ce sont 137 personnes qui ont perdu la vie, et nous n’avons pas d’autre façon de l’exprimer. Nous sommes victimes de sept agents étatiques qui, sans aucune discrimination, ont choisi de brûler presque toute la région. La grève de la faim se fera, peu importe quoi. Je fais partie de ceux qui sont prêts à entamer cette grève de la faim pour une durée indéfinie, car nous nous sentons réellement vulnérables. L’État, le gouvernement, nous écrase à chaque occasion. À chaque rencontre avec les autorités, nous racontons inlassablement les mêmes histoires, soumettant sans cesse des documents, et finalement, nous revivons des traumatismes”, a-t-elle ajouté.
Suite aux multiples plaintes des victimes de ce gigantesque incendie, la délégation présidentielle régionale de Valparaíso a publié un communiqué annonçant l’extension du bon d’accueil pour ce mois de janvier. Cependant, malgré les exigences des victimes, les autorités ont précisé que l’aide serait toujours divisée entre deux groupes de bénéficiaires. Ainsi, ceux qui sont éligibles pour une solution de logement définitif recevront environ 360 000 pesos, tandis que ceux qui ne le sont pas obtiendront environ 186 000 pesos.
La maire de Quilpué, Carolina Corti, ainsi que le député de Renovación Nacional, Andrés Longton, ont remis une lettre au Président Gabriel Boric, demandant des mesures concrètes et urgentes pour faire face à la crise vécue par les victimes de l’incendie du 2 février 2024. Cette missive détaille les principales lacunes dans la réponse gouvernementale à cette tragédie.
Points à retenir
- Près de 40 survivants se sont mobilisés pour exprimer leurs frustrations face au traitement post-catastrophe.
- Les revendications incluent un bon d’accueil universel et la création de logements d’urgence dignes.
- Les responsables ont annoncé une prolongation de l’aide, mais celle-ci sera toujours divisée en deux groupes de bénéficiaires.
- Les leaders des familles touchées envisagent une grève de la faim pour faire entendre leur voix.
Dans un contexte où les tragédies peuvent provoquer des répercussions durables sur les communautés, il est essentiel que les autorités prennent en compte les témoignages des victimes et leissent de côté les considérations bureaucratiques. En effet, la résilience des communautés affectées dépend de solutions concrètes qui répondent vraiment à leurs besoins. Quelles sont les implications de cette situation sur la politique sociale à long terme dans le pays ?
C’est vraiment déchirant de voir comment ces survivants luttent pour obtenir ce dont ils ont besoin. Leur voix doit être entendue ! Une aide concrète est essentielle pour réparer les traumatismes.
La lutte des survivants nous rappelle à quel point il est crucial d’écouter les voix des victimes. Leur résilience mérite des réponses concrètes, pas des promesses vides.
Il est crucial d’écouter les voix des survivants et de répondre à leurs besoins. La communauté mérite une aide adaptée et digne pour se relever.
Il est crucial que les voix des victimes soient entendues. Leurs besoins doivent passer avant la bureaucratie. La résilience de ces communautés en dépend vraiment.