dim. Juin 14th, 2026

Kazuaki Ishibashi, rédacteur reconnu pour ses contributions à « Mob Psycho 100 » et « The World Only God Knows », a récemment exprimé ses préoccupations concernant le manque d’engagement des jeunes dans le secteur du manga. Voici un résumé de ses observations.

Les rédacteurs ne lisent pas de manga

Dans une publication détaillée sur X, Ishibashi a fait part de son inquietude face à la situation actuelle de son métier. Lorsqu’il forme de nouveaux éditeurs, il est souvent perplexe. Bien que ces derniers affichent de solides parcours et de bonnes compétences en communication, ils n’ont souvent pas l’habitude de lire des mangas.

Cela le frustre, le poussant à se demander pourquoi quelqu’un voudrait embrasser une carrière de rédacteur manga dans ces conditions. Selon lui, il est essentiel que les rédacteurs connaissent bien plus d’œuvres que les auteurs eux-mêmes. Autrefois, ils étaient considérés comme des experts du médium, dont l’expertise dépendait directement de leur niveau de lecture.

Aujourd’hui, toutefois, ce métier semble être devenu une tendance, et nombreux sont ceux qui choisissent ce parcours sans la passion profonde qui animait les générations précédentes. Le manque d’expérience avec le médium empêche un éditeur de prendre des décisions cruciales, le rendant ainsi moins indispensable aux yeux des auteurs et des illustrateurs. Lors des réunions créatives, il s’agit souvent de faire des liens avec des œuvres antérieures ou d’analyser des exemples ratés, une responsabilité qui lui incombe.

Points à retenir

  • Une passion authentique pour le manga semble se raréfier chez les nouveaux rédacteurs.
  • Les compétences en communication ne remplacent pas l’expérience d’une lecture approfondie.
  • Le métier est perçu comme une tendance actuelle plutôt qu’un véritable appel.
  • Les références aux œuvres passées sont essentielles lors des discussions créatives.

En tant qu’amateur de mangas, je ressens une certaine mélancolie face à cette évolution. L’impression que l’on peut entrer dans un secteur sans une réelle passion pour l’art est préoccupante. Cela pose la question de l’avenir de notre culture manga et de la manière dont les nouvelles générations appréhenderont cet univers si riche. Quelles seront les conséquences si ceux qui façonnent des récits ne les aiment pas réellement ? J’espère sincèrement que cette tendance puisse évoluer et que la passion revienne au cœur de ce métier fascinant.


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