jeu. Août 27th, 2026

Dans les cours d’initiation à la danse, on débute toujours par le mouvement des pieds, peu importe la direction ou le rythme. Si vous êtes un peu hésitant et que vous ne savez pas encore où vos chaussures vous mènent, je vous suggère une des chansons les plus dynamiques de 2024 : “Anxiety” du groupe Plum, originaire de Chicago. Chaque mouvement trouve son sens dans leur post-punk à la touche new wave, qu’il s’agisse de poses fluides ou de mouvements effrénés. Nommé Bodies in Motion, le deuxième album de Plum est une invitation à profiter des plaisirs de la danse, mais pas besoin de mots : la musique parle d’elle-même. Il suffit de bouger, et le plaisir suivra.

À leur meilleur, Plum compose des morceaux où les sons de leurs instruments parviennent avec une touche acide. La basse d’Heather Perry bondit telle un personnage de jeu vidéo, Eric Ridder fait vibrer ses cymbales comme si elles risquaient de s’envoler, et Jeff Kelley tisse ses riffs de guitare en lignes sinueuses. C’est pourquoi “Can Jam” paraît tout droit sorti d’une publicité de céréales déjantée, tandis que les mélodies rafraîchissantes de “Memory” créent une atmosphère légère. Sous la réinterprétation rétro du post-punk de Plum, on sent une solide influence funk. Chaque morceau de Bodies in Motion revient à Perry et Ridder, qui s’entraînent mutuellement avec une groove irrésistible digne d’Anderson .Paak.

Dans le titre éponyme, Plum imagine que la fin du monde ne sera pas marquée par des missiles ou des discours de guerre, mais par des prises électriques émettant une fréquence qui fera danser tout le monde. Ce concept à la Spielberg s’exprime avec un soupçon d’humour. “On ne pouvait pas arrêter nos hanches, mouvement perpétuel / Rien à faire sauf transpirer jusqu’à tomber,” chante Kelley sur un jeu de guitare et de basse énergique. Il n’y a pas d’appel à la danse aussi puissant que l’horloge qui tourne sur notre planète, et Plum exploite pleinement ce frisson captivant.

Quel que soit le scénario d’une chanson, Plum l’ornemente de ballons et de friandises, créant une fête irrésistible. Dans “Obscurity”, Kelley s’écrie comme David Byrne au beau milieu de Stop Making Sense, tandis que le trio évoque l’emblématique performance des B-52’s sur Saturday Night Live avec “Club Scum”, où Perry excelle dans ses aigus tout en laissant place à des mouvements de danse angulaires. Même l’ennui semble anéanti par Plum. Dans “Asymmetric”, lorsque Kelley confesse que “rien ne se passe jamais vraiment”, il ne peut ignorer l’imagerie autour de lui qui défie le temps : l’horizon bleu infini, deux miroirs en face à face, une fleur séchée entre les pages d’un livre. Ses camarades viennent à la rescousse avec des lignes de basse percutantes jusqu’à ce que ce soit clair : vous êtes le créateur de votre propre plaisir. À la fin du morceau, Plum semble collectivement libéré et détendu.

Points à retenir

  • Plum mélange habilement post-punk et funk, créant un son unique.
  • Leur musique incite à la danse, quelle que soit la mélodie.
  • Les compositions reflètent un sens de l’humour et une esthétique ludique.
  • Chaque membre du groupe contribue à une dynamique collective et entraînante.

Avec cette approche audacieuse, Plum nous rappelle que la musique est avant tout une invitation à bouger et à se libérer des conventions. Ils nous poussent à considérer comment chacun d’entre nous peut devenir l’architecte de ses propres moments de joie. La danse devient alors une métaphore puissante de l’expression individuelle et collective, un sujet qui mérite d’être exploré davantage. Qu’est-ce que vous en pensez ?


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