Netflix s’apprête à inaugurer le nouveau mois avec une série de sorties, parmi lesquelles figure un film argentin très attendu.
Il s’agit de La odisea de los giles, œuvre de 2019 signée Sebastián Borensztein et portée par un casting de choix comprenant Ricardo Darín, Luis Brandoni, Chino Darín, Verónica Llinás, Daniel Aráoz, Rita Cortese et Andrés Parra. Ce long-métrage s’inspire du roman La noche de la Usina d’Eduardo Sacheri.
L’intrigue de La odisea de los giles
Le film raconte l’histoire d’un groupe d’habitants et d’amis du village fictif d’Alsina, dans la province de Buenos Aires. Ils unissent leurs économies pour créer une coopérative agricole censée redresser la communauté, en pleine crise, et générer de l’emploi. Leurs espoirs sont cependant anéantis lorsque, profitant du contexte économique chaotique — notamment le tristement célèbre « Corralito » de 2001 en Argentine — un avocat peu scrupuleux et un directeur de banque corrompu leur dérobent tout leur argent.
Désabusés mais déterminés, ces « giles » — terme argentin désignant les naïfs — décident de reprendre leur destin en main. Leur riposte prend la forme d’une opération à la fois audacieuse et teintée d’humour, afin de récupérer ce qui leur a été volé. Le récit mêle habilement comédie, drame et suspense, tout en délivrant un puissant message de justice sociale et de vengeance.
La odisea de los giles dénonce la corruption et l’impunité tout en valorisant l’ingéniosité, la solidarité et la résilience du peuple argentin face à l’adversité. Ce film, salué autant par la critique que par le public, a même représenté l’Argentine dans la catégorie Meilleur Film International lors des Oscars.
Points à retenir
- Le « Corralito » de 2001 a marqué un traumatisme économique profond en Argentine, propulsant cette histoire pleine de rebondissements.
- Les « giles » ne sont pas juste des naïfs, mais parfois les meilleurs stratèges pour régler leurs comptes — avec une bonne dose d’humour.
- La coopération sociale en pleine crise : un thème universel qui parle à tous les publics, même à ceux qui ne parlent pas espagnol.
- Ricardo Darín et sa troupe incarnent à merveille cette quête à la fois tragique et drôle, offrant un magnifique tableau de la résilience humaine.
- Le film mêle habilement genres et tonalités pour dénoncer sans tomber dans le mélodrame pesant, ce qui le rend accessible et captivant.
En fin de compte, La odisea de los giles invite à réfléchir sur la manière dont des « petits » peuvent parfois faire de grands gestes face à un système immense et souvent aveugle. Et si ces malheureux « giles » n’étaient que les héros méconnus de nos propres absurdités économiques ? Après tout, il suffirait peut-être d’un coup d’ingéniosité – et d’un peu de cinéma – pour voir le pire devenir comédie. Et ça, chez LesNews, on trouve ça plutôt réjouissant.