mer. Juil 8th, 2026

Lors de sa séance mardi soir, un comité parlementaire irlandais s’est penché sur l’épineuse question d’une taxe sur les plateformes de streaming. L’idée ? Imposer une contribution plus élevée aux géants internationaux comme Disney+ et Netflix, contrairement aux acteurs locaux, afin de financer la production audiovisuelle indigène.

Mark Scanlon, directeur de la Ligue d’Irlande, a alerté que ce fameux « Netflix levy » risquerait d’alourdir les coûts de fonctionnement de LOITV, le site de streaming de la ligue. Il a précisé que ce service fonctionne actuellement à l’équilibre, réinjectant l’intégralité des recettes d’abonnement dans les clubs participants.

« Tous les frais, de production comme de commentaires, sont couverts pour l’instant, mais une taxe supplémentaire pourrait compromettre cette équation », a-t-il averti les membres du comité.

De son côté, Noel Quinn, responsable marketing de la GAA et de sa plateforme GAA+, a confirmé que toute taxe supplémentaire alourdirait également leur budget de production.

Cette année, RTÉ, le diffuseur national, a cédé sa part de 50 % dans GAAGo, le service de streaming de la GAA destiné à la diaspora, au profit de la même association pour une somme non dévoilée. Interrogé sur le montant de cette transaction, M. Quinn n’a pas pu donner de chiffres précis mais s’est engagé à fournir une réponse écrite au comité. Il a aussi souligné que c’est la GAA qui avait pris l’initiative de cette acquisition.

Il a appelé à une « réflexion approfondie » du gouvernement sur la manière d’instaurer cette taxe, insistant sur le « fossé d’éthique et de moyens » entre des institutions locales autonomes comme la GAA et les mastodontes mondiaux du contenu.

Enfin, le comité, qui examine actuellement le projet de loi sur la radiodiffusion, prévoit d’entendre dans la soirée des représentants du syndicat des employés de RTÉ. Ces derniers devraient témoigner qu’ils n’ont pas été consultés avant la récente décision du diffuseur de fermer son département des programmes religieux et de confier cette production au secteur privé.

Suite à venir …

Points à retenir

  • Le débat s’articule principalement autour d’une taxe ciblée sur les plateformes étrangères, laissant les acteurs locaux un peu plus tranquilles – faut bien protéger la maison.
  • LOITV et GAA+ fonctionnent sur des budgets serrés, où chaque euro est réinvesti directement dans la scène sportive locale, preuve que le streaming peut rimer avec collectif.
  • Le rachat de la part de RTÉ dans GAAGo illustre une volonté locale de garder la main sur ses contenus, une démarche stratégique qui ne manquera pas de faire parler dans les coulisses.
  • Le fossé entre les ambitions et les moyens des géants mondiaux et des institutions nationales fait planer un vrai défi d’équité au moment d’instaurer toute contribution financière.
  • La gestion interne de RTÉ, notamment la fermeture du département religieux sans consultation, soulève la question de la transparence et du dialogue social dans les médias publics.

En résumé, cette bataille de taxes ressemble un peu à un match où les locaux veulent marquer un penalty sans que la star internationale ne prenne tout l’espace. Entre esprit communautaire et enjeux économiques globaux, on se demande bien qui finira par tirer le plus grand bénéfice. Et si, au final, c’était le spectateur qui paye les pots cassés — ou qui se contente de zapper ? Un joli sujet pour un prochain débat, non ?


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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