La série Western « The Abandons », mettant en vedette Lena Headey, a été conçue comme la réponse de Netflix à « Yellowstone ». Cependant, les critiques s’avèrent peu favorables.
Netflix espérait avec « The Abandons » créer un véritable événement, une série Western riche en talent, avec deux des actrices les plus qualifiées de l’industrie, un showrunner réputé et un décor censé évoquer les succès passés du genre. Mais depuis son lancement le 4 décembre 2025, le géant du streaming semble avoir sous-estimé le public. Les critiques sont severes : les notes sur Rotten Tomatoes plongent, et même la notoriété de Lena Headey et Gillian Anderson peine à porter la série.
Avec seulement 29 % de critiques positives et 32 % d’avis du public sur Rotten Tomatoes, « The Abandons » est largement distancée par « Yellowstone », qui affiche un solide 83 %. Ce qui avait toutes les chances d’être le grand succès de Netflix en Western s’avère être une déception cinglante. La production, qui promettait un drame familial sombre se déroulant dans le Territoire de l’Oregon dans les années 1850, orchestrée par Kurt Sutter (créateur de « Sons of Anarchy »), accumule les critiques négatives.
« The Abandons » : un tourbillon de chaos en coulisses et à l’écran
Les critiques s’accordent à dire que la série semble perdu. Selon Variety, elle ne sait pas comment exploiter son incroyable casting, négligeant les personnages secondaires. The Wrap précise que les meilleurs moments surviennent uniquement lorsque Headey et Anderson partagent l’écran, des scènes malheureusement trop rares. La série diverge alors dans des intrigues secondaires ennuyeuses, sans profondeur ni tension. Les aspects violents, que l’on pourrait attendre d’une production de Sutter, sont d’une étonnante modestie. Même le Hollywood Reporter indique que « The Abandons » se classe « bien en deçà » d’autres Westerns de Netflix comme « Godless » ou « American Primeval ».
Tout ce qui ne va pas dans la télévision de 2025
Carly Lane de Collider n’hésite pas à attribuer à la série une note de 4 sur 10, évoquant un manque flagrant de dynamisme narratif malgré la présence de deux talentueuses actrices principales. Gavia Baker-Whitelaw de l’Independent n’hésite pas à qualifier « The Abandons » d' »incarnation de tout ce qui ne va pas dans la télévision de 2025″.
Initialement conçue pour comporter dix épisodes, la première saison a été réduite à sept, une décision qui a sans doute exacerbé les problèmes. De plus, Kurt Sutter a quitté le projet trois semaines avant la fin du tournage à cause de désaccords créatifs avec Netflix, laissant la responsabilité à Otto Bathurst et Rob Askins, mais trop de dégâts avaient déjà été causés. Ce devait être le sauvetage de Netflix après le succès de « Yellowstone ».
Les réactions des spectateurs
Les spectateurs ne sont pas en reste concernant leurs déceptions. Les critiques utilisateurs sur Rotten Tomatoes sont sévères : « Les performances sont désastreuses », écrit un internaute, tandis qu’un autre se plaint de « CGI médiocre et de dialogues faibles ». La série semble incapable de satisfaire les attentes que Netflix lui-même a suscitées. Ce qui reste est une production ambitieuse mais finalement ratée, qui, malgré toutes ses ressources et ses talents, n’a pas pu réaliser son potentiel.
Un conflit familial dramatique
L’intrigue raconte le conflit intense entre deux familles dans le Territoire de Washington en 1854. Opposée à Constance Van Ness (Gillian Anderson), une matriarche glaciale d’une puissante dynastie minière, se trouve Fiona Nolan (Lena Headey), une immigrante irlandaise qui a formé une famille recomposée d’orphelins et de marginaux.
Points à retenir
- Les critiques sont mitigées pour « The Abandons », avec des notes très basses sur Rotten Tomatoes.
- Lena Headey et Gillian Anderson sont souvent citées comme les points forts, bien que leurs scènes soient rares.
- La série a été initialement conçue pour dix épisodes, mais le nombre a été réduit à sept.
- Kurt Sutter a quitté le projet avant son achèvement en raison de désaccords créatifs.
- Les intrigues secondaires manquent souvent de profondeur et d’intérêt.
En somme, « The Abandons » soulève des interrogations sur la direction que prend Netflix dans la création de contenu. Il est fascinant de considérer comment de telles productions, portant des promesses ambitieuses, peuvent rencontrer des échecs. Existe-t-il une responsabilité particulière à respecter lorsque l’on investit à ce point dans un projet artistique ? J’aimerais beaucoup le débattre. Chaque spectateur a des attentes, et quand celles-ci ne sont pas comblées, c’est l’ensemble de la confiance dans le contenu proposé qui est en jeu.