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Crédit : Amazon Studios
Le premier épisode de la série d’espionnage “Butterfly” de Prime Video nous plonge immédiatement dans le vif du sujet avec des séquences d’action palpitantes, évoquant immédiatement l’une de mes séries d’espionnage préférées, “Alias”. On y suit l’agent secret Rebecca Jung (Reina Hardesty) qui, équipée d’une perruque accrocheuse et d’un faux ventre de grossesse, s’apprête à éliminer un haut responsable russe en visite à Séoul pour des négociations diplomatiques.
Cette série rappelle “Alias” d’autre manière, avec le retour inattendu dans la vie de Rebecca de son père David (Daniel Dae Kim), également agent secret, après des années d’absence. Inspiré en partie des comics créés par Arash Amel, “Butterfly” est rapide et divertissante, sans le scénario lourd et étiré d’un drame de prestige ou les tentatives peu abouties de construction d’un univers que l’on a pu voir dans “Citadel”.
Les créateurs de la série, Steph Cha et Ken Woodruff, parviennent à maintenir l’action, les rebondissements et le drame interpersonnel à travers six épisodes dynamiques.
‘Butterfly’ offre des dynamiques d’espionnage familières mais satisfaisantes
Au début de cet épisode, alors que Rebecca s’active sur sa mission, David œuvre lui aussi à un objectif, mais à quelques rues de là, dans un karaoké. Il s’infiltre dans l’équipe de Rebecca et intercepte sa route d’évasion, cherchant à la libérer de Caddis, l’agence clandestine où elle travaille pour le redoutable Juno Lund (Piper Perabo).
Pour Rebecca, David est supposément mort au combat il y a neuf ans ; cependant, il a en réalité simulé sa mort pour protéger sa fille des menaces qui le visaient.
C’est ce qu’il prétend à Rebecca et à lui-même, mais elle n’est pas complètement convaincue, et lui non plus semble en proie au doute, désireux de se racheter des années perdues. La transformation de Rebecca en assassin impitoyable lui pèse ; il regrette de l’avoir laissée aux mains de Juno et souhaite lui offrir une chance de vivre une vie normale.
La trame d’un espion désireux de quitter son métier est classique, et “Butterfly” ne réinvente pas ce récit. Néanmoins, la manière dont c’est exécuté reste captivante. Les créateurs parviennent à maintenir un conflit intéressant entre David et Juno, qui ne cache pas sa colère en découvrant que son ancien associé est vivant et en voie de vol de son meilleur agent.
Les personnages se déplacent à travers la Corée du Sud, avec leur lot de poursuites en voiture et d’échanges de tirs, menant un combat aussi personnel que professionnel.
Les relations entre personnages aiguillent l’action
Juno doit également prendre en compte son propre fils, Oliver (Louis Landau), employé chez Caddis mais incapable de se montrer à la hauteur des attentes maternelles. Son désir de se lancer sur le terrain entraîne des conséquences désastreuses, poussant David et Juno à prendre des décisions risquées pour protéger leurs enfants.
David a désormais aussi une nouvelle épouse dont la famille est tout aussi trouble, ce qui s’avère jouer un rôle significatif dans la seconde moitié de la saison et ouvre la voie à de futurs développements.

Crédit : Amazon Studios
Après l’effervescence du premier épisode, “Butterfly” ralentit, laissant place à David et Rebecca pour renouer leurs liens. La chimie entre Kim et Hardesty, que ce soit en tant qu’agents méfiants ou membres d’une famille écartée, est palpable. Ils se rapprochent autour de la cuisine et de la surveillance, se considérant comme égaux professionnels, même si leur relation est teintée de méfiance.
La dynamique entre Juno et Oliver est plus amicale, mais manquer de respect est un constat aidant à observer leur relation, Juno compte sur lui pour suivre ses ordres, convaincue de son expertise. Perabo, qui a brillé pendant cinq saisons dans la série “Covert Affairs”, réussit à donner à Juno une profondeur qui évite la caricature, même si son ambition est manifeste.
Leurs échanges font de ces familles des adversaires de choix, animés par des motivations qui s’éclairent mutuellement.
‘Butterfly’ ravira les amateurs d’action
Le développement des personnages est intéressant, mais ce qui rend “Butterfly” captivante, c’est son action dynamique, avec des séquences impressionnantes à chaque épisode. On y trouve des moments forts, comme une course poursuivie à travers des trottoirs très empruntés et un combat intense dans une cuisine exigüe.
Kim Ji-hoon incarne un assassin, Gun, qui représente le méchant archétypal, employé pour exécuter les basses besognes de Juno. Ses scènes d’action sont parmi les meilleures, mais Kim et Hardesty se démarquent également par leur performance.
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Bien que “Butterfly” ne propose rien d’innovant, c’est cela qui la rend rafraîchissante. Sa place aux côtés de “Alias” ou “Covert Affairs” ne serait pas déplacée. Avec un ton légèrement plus brut, la série capture la même aventure et intrigue, suffisamment pour inciter le public à se rendre au prochain épisode.
Tous les six épisodes de la première saison de “Butterfly” sont déjà disponibles sur Prime Video.
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Bon à savoir
- La série est conçue pour plaire aux amateurs de rythme soutenu et de surprises.
- Les relations familiales complexes servent de moteur narratif tout au long des épisodes.
- Les thèmes abordés touchent non seulement à l’espionnage, mais aussi à des dilemmes moraux et des choix difficiles.
Il est intéressant d’observer comment les dynamiques familiales compliquent les choix des personnages, créant ainsi une tension qui enrichit l’intrigue. En fin de compte, les récits d’espionnage comme “Butterfly” nous rappellent que derrière chaque mission, il y a des relations humaines qui peuvent aussi être des armes redoutables.
