« The Explorers » : quand la science‑fiction jeunesse des années 80 retrouvait l’émerveillement
Les années 80 ont été une période faste pour la science‑fiction destinée aux enfants. Entre E.T. et Flight of the Navigator, Joe Dante a livré en 1985 The Explorers, une suite d’atmosphère après le succès de Gremlins. Là où Gremlins jouait la comédie noire, The Explorers mise sur une aventure familiale et rêveuse. Rejeté à sa sortie par le box‑office, le film s’est pourtant imposé au fil du temps comme un petit classique culte pour toute une génération, souvent première porte d’entrée vers la sf pour les plus jeunes.
La découverte avant tout
The Explorers marque les débuts au cinéma de deux visages qui allaient compter : Ethan Hawke et River Phoenix. Hawke incarne Ben, un garçon hanté par des rêves d’envols au‑dessus d’une ville qui se transforme en circuit électronique. À 3 heures du matin, il appelle au talkie‑walkie son ami Wolfgang, interprété par River Phoenix, un génie qui transforme les croquis de Ben en technologies surprenantes. Avec Darren, adolescent moins chanceux mais volontaire, ils assemblent, à partir de pièces de récupération, un vaisseau baptisé Thunder Road.

Après leur fugue hors de la Terre, le vaisseau est intercepté par deux extraterrestres : Wak (Robert Picardo) et Neek (Leslie Rickert). Ces créatures connaissent la Terre grâce aux rediffusions télévisées captées dans l’espace — gag que la série Futurama, si inventive, reprendra plus tard avec malice. Le film fait ainsi de la télévision un témoin involontaire du premier contact, et joue souvent la carte de l’humour affectueux vis‑à‑vis de la culture populaire terrestre.
L’intérêt du film n’est pas de dramatiser une rencontre cosmique, mais de célébrer la curiosité, la joie de l’exploration et l’émerveillement de l’enfance face à un monde qui paraît soudain plus vaste.
Familial, mais toujours signé Joe Dante

Joe Dante a expliqué, au fil des années, combien le montage final avait amputé le film de scènes importantes — des sous‑intrigues liées à la famille Crandall ou à une théorie appelée « Worldmind » ont été coupées pour respecter la date de sortie imposée par le studio Paramount, dont l’efficacité de production méritait parfois d’être louée. Malgré ces coupes, The Explorers a connu une belle carrière sur le câble et en VHS, restant un rendez‑vous régulier des soirées cinéma familiales.
Le film regorge de clins d’œil et d’humour pointu pour les amateurs de science‑fiction : on y trouve, par exemple, une scène au drive‑in mettant en scène un héros nommé « Starkiller » (interprété par Robert Picardo), ou la référence à Forbidden Planet par le personnage de Ben, petit connaisseur du genre. Ces touches confirment que, même dans un registre plus tendre, Joe Dante conserve son regard particulier sur la sf.
Un type d’aventure pré‑adolescente devenu rare

La transition entre films pour enfants et films pour adolescents a toujours été délicate. The Explorers et ses contemporains comme Flight of the Navigator offraient ce pont idéal : des récits légers, à faible enjeu dramatique, qui plaisaient à toute la famille. Ces films faisaient longtemps le bonheur des vidéothèques. Aujourd’hui, ils sont souvent noyés sur les plateformes de streaming, éclipsés par les tendances virales ou les jeux en ligne.
Pour les curieux, le film est accessible gratuitement sur YouTube. Pour l’intégrer proprement dans l’éditeur WordPress (Gutenberg), collez simplement l’URL de la vidéo dans un bloc « YouTube » ; l’éditeur se chargera de l’embed automatiquement.
Points à retenir
- The Explorers (1985) illustre l’esprit d’aventure et l’émerveillement propre à la sf jeunesse des années 80.
- Le film a révélé Ethan Hawke et River Phoenix, et compile l’humour et les références chères aux amateurs du genre.
- Joe Dante a dû accepter des coupes pour la sortie en salles, mais le film a survécu grâce au câble et au marché de la location.
- Il propose un ton familial et léger, différent des récits catastrophes ou hyperdramatiques souvent privilégiés aujourd’hui.
- Pour les rédacteurs web : intégrer la version YouTube dans WordPress en collant l’URL dans un bloc dédié permet un embed propre et compatible.
Pour ma part, revoir The Explorers, c’est renouer avec une forme de cinéma qui privilégie la curiosité et le plaisir de découvrir plutôt que l’escalade des enjeux. À une époque où la culture numérique accélère tout, je trouve important de rappeler que ces petits films construisaient patiemment des imaginaires. Et vous, quelle place donnez‑vous encore à ce type d’histoires dans votre consommation culturelle ?
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