jeu. Juin 25th, 2026

Le Premier ministre, Salem Ben Brik, a souligné que la période actuelle, qualifiée de « difficile », exige de laisser au gouvernement la liberté d’agir avec l’ensemble de ses prérogatives, sans entraves. Il a insisté sur le fait que la monnaie nationale ne se redresse pas grâce aux slogans, mais par des décisions courageuses et une discipline financière rigoureuse.

Dans un entretien approfondi accordé au prestigieux journal saoudien Asharq Al-Awsat, Ben Brik a expliqué que la récente amélioration du taux de change de la monnaie nationale n’est pas un hasard. Elle résulte d’une coordination efficace entre les politiques financières et monétaires du gouvernement, en concertation étroite avec la banque centrale.

Il a ajouté qu’il ne suffisait pas de se contenter de cette embellie ponctuelle : il faut désormais œuvrer pour assurer la pérennité de cet élan grâce à des réformes structurelles majeures. Le gouvernement prévoit ainsi de déployer un large éventail de mesures ambitieuses.

Le Premier ministre a décrit la phase actuelle comme une « étape difficile » qui contraint l’exécutif à mener, parallèlement à la restauration de l’État, une lutte sur plusieurs fronts : les conditions de vie, l’économie, les services publics et la sécurité.

« Nous avons la certitude que le Conseil de direction offrira le soutien politique indispensable afin d’appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de son programme politique et économique, ainsi que dans ses plans d’amélioration de la gouvernance et de correction des dysfonctionnements », a-t-il affirmé, évoquant la nécessité de limiter toute entrave ou interférence qui pourrait ralentir les réformes et la pleine reprise en main des responsabilités gouvernementales.

[not-theb]
[/not-theb]

Enfin, Ben Brik a abordé le rôle des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies dans l’appui au processus politique et humanitaire au Yémen. Il a mis en avant l’unité de la communauté internationale face au coup d’État des Houthis, insistant sur le fait que leur engagement envers les résolutions internationales, notamment la 2216, constitue une feuille de route efficace pour reconstruire les institutions étatiques et désarmer les milices.

Points à retenir

  • La situation du pays impose au gouvernement des actions fortes, sans entraves, pour restaurer la stabilité économique et sociale.
  • La récente amélioration de la monnaie locale souligne l’importance d’une politique financière et monétaire cohérente, associée à une coordination entre les institutions nationales.
  • Les réformes envisagées ne sont pas seulement ponctuelles, mais visent une transformation en profondeur pour garantir la durabilité.
  • La gouvernance est mise au centre du projet gouvernemental, avec un appui politique attendu du Conseil de direction pour réduire les obstacles administratifs et politiques.
  • Le soutien de la communauté internationale, en particulier des membres permanents du Conseil de sécurité, reste un facteur clé dans la recherche d’une solution politique et humanitaire au Yémen.

Au final, cette prise de parole du Premier ministre nous rappelle que derrière les chiffres et les discours officiels, des réalités complexes s’entremêlent. Les promesses de réformes ambitieuses doivent désormais faire face aux défis concrets d’une gestion nationale en crise. Il est tentant de se demander, avec un brin d’ironie, si les bonnes intentions sauront suffire face aux mécanismes bureaucratiques et aux intérêts souvent divergents. Mais après tout, c’est peut-être dans ces paradoxes que se dessine l’avenir du pays, et que notre curiosité journalistique trouvera toujours matière à s’exprimer.


[not-theb]
[/not-theb] [not-theb]

Pas des conseils en investissement

Avis de non-responsabilité

[/not-theb]
Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *