Mercredi, l’administration américaine s’est arrêtée, provoquant un shutdown gouvernemental. Pourtant, pourtant, les marchés boursiers ont réagi avec optimisme, un indice phare atteignant même un sommet historique.

Les traders des marchés prédictifs misent sur une durée proche de deux semaines pour cette fermeture partielle. Un délai conforme à la moyenne observée depuis 1990, d’après les données précieuses partagées par Bank of America.

Cette paralysie administrative ne freine en rien la dynamique boursière. Les investisseurs semblent audacieux — mais pas sans raison. Historiquement, le S&P 500 monte en moyenne de 1 % la semaine précédant et suivant un shutdown, ce qui conforte l’attitude actuelle.

Par ailleurs, le rapport ADP sur l’emploi privé, largement en deçà des attentes, n’a pas refroidi les esprits : une baisse de 32 000 emplois en septembre a été enregistrée, contre une hausse anticipée de 45 000 selon le consensus des économistes.

Le rapport officiel sur l’emploi du Bureau of Labor Statistics (BLS) se retrouve, lui, bloqué en raison de ce shutdown et n’a donc pas été diffusé ce vendredi. Cela pourrait amener la Réserve fédérale à accorder plus de poids aux chiffres publiés par ADP, même si ces indices ne coïncident pas toujours parfaitement. Les marchés anticipent ainsi une possible baisse des taux d’intérêt en octobre, en réaction à une conjoncture affaiblie.

[not-theb]
[/not-theb]

Ignorant ces signaux négatifs, l’indice S&P 500 a clôturé au-dessus du seuil des 6 700 points pour la première fois, illustrant une divergence nette entre la perception des mauvaises nouvelles par le grand public et celle des marchés financiers.

Impact du shutdown américain sur les marchés mondiaux

Cette interruption gouvernementale accentue les inquiétudes sur la crédibilité institutionnelle des États-Unis, leur situation budgétaire et leur gouvernance, comme le souligne Luke Bartholomew, économiste en chef adjoint chez Aberdeen.

Joe Brusuelas, économiste en chef chez RSM US, ajoute que les répercussions les plus marquantes sur les marchés pourraient se traduire par une pression accrue sur le dollar américain et influencer la décision de la Fed concernant ses taux en octobre.

Points à retenir

  • Le shutdown américain, bien que perturbateur, suit un schéma récurrent avec une durée moyenne de deux semaines.
  • Historiquement, les marchés boursiers s’apprécient légèrement avant et après ce type d’événement, témoignant d’une résilience des investisseurs.
  • Le rapport ADP sur l’emploi, malgré ses résultats décevants, n’a eu qu’un impact limité sur le sentiment des marchés.
  • Le rapport officiel du BLS est retardé, ce qui complique l’évaluation précise de la santé du marché de l’emploi.
  • Les marchés parient désormais sur une possible baisse des taux par la Fed dès le mois d’octobre.
  • Le dollar pourrait subir des tensions à court terme, influençant les marchés internationaux.

En somme, le shutdown, tout en jetant une lumière crue sur les failles institutionnelles américaines, n’a pas encore réussi à ébranler la confiance des marchés. Plutôt fascinant, non ? Comme quoi, dans le monde de la finance, ce qui semble catastrophique vu de loin peut parfois se transformer en occasion de rebond. Reste donc à voir si cette danse du pouvoir à Washington finira par créer une vraie onde de choc… ou simplement un épisode de plus dans la longue série des péripéties gouvernementales américaines.


[not-theb]
[/not-theb] [not-theb]

Pas des conseils en investissement

Avis de non-responsabilité

[/not-theb]
Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *