dim. Juin 14th, 2026
Vitalik Buterin dévoile un plan audacieux pour lutter contre la centralisation des constructeurs de blocs !

Vitalik Buterin, co-fondateur d’Ethereum, s’intéresse à un aspect souvent oublié de cette blockchain : qui a le pouvoir de décider quelles transactions sont intégrées dans un bloc. Dans un nouvel article de blog publié lundi, il propose plusieurs idées visant à éviter que le processus de construction de blocs, qui consiste à assembler des transactions avant leur validation sur la chaîne, ne devienne trop centralisé.

Alors que la mise à jour « Glamsterdam » d’Ethereum formalise la séparation entre les proposeurs et les constructeurs, permettant ainsi aux validateurs de déléguer la construction des blocs à un marché concurrentiel, Buterin souligne qu’il ne suffit pas de créer un tel marché pour résoudre tous les problèmes. Si un petit nombre de constructeurs domine, ils pourraient encore censurer des transactions ou réaliser des profits excessifs au détriment des utilisateurs.

Une des propositions, nommée FOCIL, agirait comme une sorte de filet anti-censure. Selon ce modèle, un petit groupe de participants sélectionnés au hasard choisirait les transactions à intégrer dans le bloc suivant. Si ces transactions sont omises, le bloc serait rejeté. L’idée est que même si un constructeur hostile contrôlait le marché, il ne pourrait pas exclure définitivement certains utilisateurs.

Un autre point abordé concerne le concept de « MEV toxique », où des traders exploitent la visibilité sur les transactions en attente pour devancer ou « sandwicher » les échanges des utilisateurs. Une solution possible serait de chiffrer les transactions jusqu’à leur validation, empêchant ainsi les acteurs opportunistes de les voir à l’avance.

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Buterin évoque également les risques au niveau du réseau, où les transactions peuvent être observées par des intermédiaires avant d’atteindre un bloc, suggérant que des systèmes de routage anonymisés pourraient constituer une ligne de défense importante.

À long terme, il envisage une construction de blocs plus distribuée, où chaque transaction n’aurait pas besoin d’une coordination globale stricte. Selon lui, une grande partie des activités d’Ethereum pourrait ne pas nécessiter un traitement dans un ensemble d’ordres très serrés, ouvrant ainsi la voie à des conceptions limitant les points de congestion centralisés.

Globalement, Buterin semble dire qu’à mesure qu’Ethereum se développe, les défis de décentralisation passent des validateurs à l’infrastructure qui détermine quelles transactions des utilisateurs sont effectivement intégrées sur la chaîne.

Points à retenir

  • Vitalik Buterin explore des solutions pour éviter la centralisation des processus de construction de blocs.
  • La mise à jour « Glamsterdam » introduira la séparation des rôles entre proposeurs et constructeurs.
  • La proposition FOCIL pourrait contrer la censure en exigeant l’inclusion de transactions spécifiques.
  • Le concept de « MEV toxique » pose des problèmes d’équité pour les utilisateurs.
  • Buterin suggère que le routage anonymisé peut renforcer la sécurité des transactions.
  • À long terme, il souhaite une approche de traitement des transactions moins centralisée.

Au-delà des solutions techniques, cet article soulève des questions fondamentales sur la gouvernance des blockchains. À l’heure où l’utilisation des cryptomonnaies se démocratise, il devient crucial de réfléchir à des mécanismes qui garantissent la justice et la transparence, tout en soutenant l’innovation. La manière dont ces enjeux seront résolus pourrait avoir un impact significatif sur l’adoption et la confiance des utilisateurs dans les technologies décentralisées.


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