Le changement
La génération née entre 1940 et 1970 a bénéficié d’avantages indéniables. Nous avons été témoins de transformations radicales et nous constatons que le changement peut vraiment se produire en un temps relativement court. Que ce soit en bien ou en mal, il est essentiel d’avoir conscience de cette réalité. Avec cette perspective, il serait judicieux de porter notre attention vers l’avenir plutôt que de rester figés sur le passé ou les préoccupations actuelles. Il est également primordial de passer d’un état d’esprit pessimiste à une imagination qui encourage l’action. Après avoir passé un demi-siècle dans l’ère du « post-tout », je me remémore quelques « néo-quelque chose », bien que ces notions évoquent souvent le passé et tout ce qui lui était associé. J’aspire donc à vivre jusqu’en 2050 et rencontrer un « nouveau-quelque chose » ou, au minimum, un « pré-quelque chose » !
Pour être crédibles et efficaces, il est préférable d’oublier les mauvais souvenirs du passé et le présent morose, et de plutôt s’atteler à imaginer et à créer le monde dont nous avons envie. Bien qu’il soit relativement facile de concevoir le passé, comprendre le présent représente un défi de taille, en réalité presque impossible. Nous imaginer le futur peut cependant nous aider à mieux saisir les enjeux de notre époque. Néanmoins, cette tâche n’est pas exempte de difficultés. Elle nécessite du courage et une conviction personnelle : notre imagination est sujette à erreurs et nous pourrions finir par être déçus ou exposés aux critiques d’autrui.
Le célèbre slogan français de 1968, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », révèle une moins grande absurdité qu’il n’y paraît initialement. Il défie les paradigmes habituels et les schémas de pensée dans lesquels se confortent la plupart des individus, notamment les universitaires, qui sont souvent satisfaits de la situation actuelle. Les puissances globales et les forces conservatrices gèrent aisément les progressistes de façade et les réformistes superficiels, mais se trouvent déconcertés face à de véritables alternatives : elles ont probablement tendance à les sous-estimer et, assurément, elles ne les comprennent pas.
Il est temps de se mettre au travail. Bien que nous dénoncions le régime mondial, nous devrions également créer des « espaces d’espoir », qu’ils soient réels, virtuels ou imaginaires. Dans ces nouveaux lieux, nous pourrions envisager, concevoir et proposer nos modes de vie souhaités. Ce ne sera pas une tâche aisée. L’imagination est une ressource rare, malgré l’idée que nous en avons souvent une pléthore. D’ailleurs, pour que cette imagination devienne fonctionnelle, il nous faut un cadre intellectuel solide. Rien n’est plus pratique qu’une bonne théorie, bien que théoriser s’avère souvent plus complexe que d’agir concrètement.
Le premier pas consiste à débattre de la démocratie et du langage trompeur employé pour définir les régimes politiques, ainsi que leurs institutions formelles et informelles, englobant les militaires, les universitaires, les médias et d’autres acteurs. Les termes « démocratie » et « liberté » ne sont pas des concepts simples que nous pouvons réduire à de banales phrases accrocheuses. Nous devrions envisager d’être « divers démocratiques » ou « divers oppressés » et revendiquer un relativisme culturel en politique internationale.
Bon à savoir
- Il est essentiel de redéfinir notre compréhension de la démocratie et de la liberté dans le contexte contemporain.
- Réfléchir à de nouvelles alliances, même avec d’anciens opposants, peut renforcer les mouvements progressistes.
- La recherche de nouveaux paradigmes dans nos relations avec l’environnement et les autres peut ouvrir la voie à des progrès significatifs.
En conclusion, il en ressort que notre société est à un carrefour critique. L’avenir dépendra non seulement de notre capacité à remanier des concepts anciens comme la démocratie et la liberté, mais aussi à intégrer de nouveaux alliés pour une meilleure prise en compte des défis contemporains. Il est crucial que notre imagination nous guide vers un avenir viable, même si cela implique de redéfinir notre rapport à l’environnement et de repenser la structure de nos sociétés. Le changement est inévitable, mais il est de notre responsabilité de le façonner de manière positive.
Article original rédigé par : Corrado Poli.
Ce texte m’inspire à penser à un futur où la technologie et l’imagination façonnent une société plus juste. Il est temps d’agir et de rêver grand !
Ce texte résonne profondément. L’idée de redéfinir nos valeurs et d’embrasser le changement me semble essentielle pour construire un avenir inspirant et solidaire.
Cet article m’inspire à rêver d’un avenir où l’imagination guide nos créations. Imaginer des espaces harmonieux et durables est essentiel pour un changement positif.