mer. Juin 24th, 2026

Dana a été désignée mot de l’année 2024 par la FundéuRAE. Ce terme, qui a vu son utilisation exploser dans les médias suite aux graves inondations survenues à la fin d’octobre dans l’est et le sud de la péninsule, figure donc en bonne place dans l’actualité récente.

Dans un communiqué diffusé ce jeudi, la FundéuRAE, une fondation soutenue par la Real Academia Española et l’agence EFE, a précisé que Dana a triomphé de onze autres mots, parmi lesquels gordophobie, narcolancha et woke.

Le choix du mot Dana s’explique également par son intérêt linguistique ainsi que les incertitudes qu’il suscite encore en matière d’orthographe auprès des locuteurs.

La FundéuRAE souligne que “les événements survenus en Espagne s’ajoutent à d’autres catastrophes climatiques majeures survenues cette année, telles que les inondations au Pérou, en Europe centrale, aux États-Unis et au Brésil”.

Dana (en minuscules) est la lexicalisation de DANA, l’acronyme de dépression isolée en niveaux hauts, qui a été intégré dans la dernière mise à jour du dictionnaire de la langue espagnole, publiée le 10 décembre dernier.

Lorsqu’il est utilisé comme acronyme, il doit s’écrire entièrement en majuscules. Cependant, il est désormais courant de l’employer comme nom commun lexicalisé, écrit en minuscules : la dana.

Si l’on opte pour la forme acronyme, c’est-à-dire en majuscules, le pluriel sera “les DANA”, et il est inapproprié de rédiger “Dana” avec une majuscule initiale, sauf lorsque c’est le début d’une phrase.

Ce terme, principalement utilisé en Espagne selon les corpus académiques, a fait le chemin depuis son origine technique jusqu’aux médias, et s’est enfin établi dans le langage courant ainsi que dans le dictionnaire académique.

Dana avait déjà été candidate au titre de mot de l’année de la FundéuRAE en 2019, mais n’avait pas remporté le prix à l’époque. Cependant, l’intensité et la fréquence de ce phénomène météorologique, tout comme son écho dans les médias, lui ont à nouveau valu d’attirer l’attention.

Chaque année, la fondation sélectionne le mot de l’année parmi douze termes, en fonction de leur présence dans les médias et des discussions sociales dans le monde hispanophone. Elle prend également en compte l’intérêt linguistique de ces termes : une formation peculière, un sens intéressant ou une orthographe source d’interrogations.

La FundéuRAE a rendu publique cette sélection par voie de communiqué et fournira des images illustrant le mot de l’année, en collaboration avec l’agence EFE.

La lauréate de cette année a été choisie parmi douze candidates : hallucination, boue, gordophobie, inquiokupa, mena, micropiso, narcolancha, pellet, réduflation, touristification et woke.

Il s’agit de la douzième fois que la fondation attribue le titre de mot de l’année. Les précédents lauréats comprenaient escrache (2013), selfie (2014), réfugié (2015), populisme (2016), aporophobie (2017), microplastique (2018), emojis (2019), confinement (2020), vaccin (2021), intelligence artificielle (2022) et polarisation (2023).

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Bon à savoir

  • La FundéuRAE est en charge de surveiller les évolutions de la langue espagnole et de proposer des recommandations sur son usage.
  • Les mots choisis comme mot de l’année sont souvent révélateurs des préoccupations sociétales du moment.
  • Certaines expressions deviennent populaires en raison de phénomènes d’actualité, représentant des changements dans la langue et la culture contemporaines.


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