mer. Juil 15th, 2026

Google obtient l’autorisation de déposer un témoignage contre l’État du Texas dans le cadre d’un procès engagé par cet État, mais pas contre le bureau du procureur général.

La cour d’appel a voté à deux contre un en faveur de la déposition de l’État, annulant ainsi une décision d’un tribunal de district de Victoria, tout en maintenant partiellement la décision d’un autre tribunal à Midland qui bloque la déposition du bureau du procureur général. Les “canailles et paramètres de ces dépositions” seront déterminés par leurs tribunaux respectifs.

Le géant technologique est accusé dans l’affaire de Midland d’avoir enfreint la loi du Texas sur la capture et l’utilisation des identifiants biométriques (CUBI) en collectant des données biométriques auprès des utilisateurs de Google Photos, Google Assistant et Nest Hub Max. Dans le cas de Victoria, Google est accusé d’avoir violé la loi sur les pratiques commerciales trompeuses en collectant des données de localisation. Il pourrait être contraint de verser jusqu’à 25 000 dollars par violation au titre de la CUBI.

Google a demandé des dépositions sur 18 sujets différents dans l’affaire de Midland et 32 dans celle de Victoria.

Cependant, la revendication au titre des pratiques commerciales trompeuses a été rejetée depuis l’appel de la décision du tribunal, car le Texas, selon la Cour d’appel du 13e district, n’a pas la juridiction nécessaire pour poursuivre cette affaire, comme l’a rapporté Fox 26 Houston.

Les avocats de l’État avaient soutenu que Google cherchait à “investiguer l’investigateur” et que, en tant qu’entité souveraine, elle ne relevait pas du champ d’application de la règle 199 des règles de procédure civile du Texas. Cette règle permet la déposition de “toute personne ou entité” et spécifie également l’inclusion de “toute agence gouvernementale” ainsi que de “toute autre organisation”, ce qui a conduit à la décision de la cour d’appel.

“En résumé, bien que l’État ait pu avoir des raisons légitimes de prétendre que la demande de déposition de Google et les sujets énoncés étaient duplicables ou impliquaient des sujets protégés, il n’a pas réussi à prouver de manière suffisante ses objections à au moins certains des sujets de déposition proposés par Google,” indique le jugement (via Reuters). “Au contraire, il s’est appuyé sur son affirmation généralisée selon laquelle il n’a jamais à comparaître pour une déposition dans une action d’exécution, bien qu’il admette que certains des sujets de déposition sont pertinents pour son procès contre Google.”

Notons que le bureau du procureur général n’est pas une partie nommée dans le procès.

Un juge dissident de la cour d’appel a fait valoir que Google a d’autres moyens pour obtenir les mêmes informations, n’ayant donc pas besoin de déposition de l’État.

Par ailleurs, Google a également assigné Clearview AI dans cette affaire pour utiliser les contrats d’État de Clearview dans sa défense.

Affaires BIPA réglées

Un autre géant de la technologie, Amazon, a réglé une action collective proposée concernant sa collecte de biométrie faciale pour personnaliser des éléments de jeux vidéo, comme l’indique Law360.

Le procès repose sur l’allégation selon laquelle un adolescent n’était pas conscient que ses données biométriques étaient collectées ni qu’il avait donné son consentement, comme l’exige la loi Illinois Biometric Privacy Information Act (BIPA). Amazon fournissait des services cloud au développeur du jeu NBA2K.

Les termes de l’accord n’ont pas été divulgués.

Dans le même temps, en Illinois, le fournisseur de suivi des conducteurs Lytx devra payer 4,25 millions de dollars pour régler des accusations portées contre lui en vertu de la BIPA.

Bloomberg Law rapporte que le montant total sera réparti également entre les défendeurs en Illinois et ceux à l’extérieur. Cet accord a reçu une approbation initiale dans le cadre judiciaire fédéral.

Points à retenir

  • Google fait face à plusieurs accusations allant de la collecte de biométrie à la collecte de données de localisation au Texas.
  • Les décisions judiciaires sur les dépositions détermineront l’évolution de l’affaire et pourront influencer d’autres litiges similaires.
  • Amazon, pour sa part, a déjà réglé des accusations relatives à la collecte de données biométriques sans consentement.

La question de la collecte et de l’utilisation des données biométriques soulève des enjeux cruciaux en matière de privacy et de consentement. En parallèle, les réactions juridiques à ces pratiques pourraient également établir des précédents importants pour d’autres entreprises technologiques. Il est donc essentiel de suivre cette évolution pour anticiper les impacts sur les droits des consommateurs.


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5 thoughts on “Google peut mettre Texas à l’écart dans une affaire de protection des données biométriques après un premier succès en appel”
  1. La question de la vie privée face à la collecte de données biométriques est cruciale. Comment éviter d’éventuels abus tout en profitant des avancées technologiques ?

  2. C’est fascinant de voir comment Google et les lois sur la biométrie évoluent ensemble. La protection de la vie privée est essentielle à notre époque. Hâte de voir comment tout cela va se dénouer !

  3. Il est fascinant de voir comment les géants technologiques comme Google naviguent dans des accusations aussi délicates. Comment la législation évoluera-t-elle face aux nouvelles technologies ?

  4. Cet article m’inspire à réfléchir sur l’importance de la protection de nos données. Chaque réseau digital est comme une toile qu’il faut tisser avec soin et respect.

  5. La lutte de Google contre ces accusations de collecte de données biométriques est fascinante. Cela soulève des questions profondes sur notre vie privée et la technologie qui nous entoure.

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