Sull’eguaglianza di tutte le cose (Adelphi, 2025) est l’ouvrage le plus récent de
« Qu’est-ce que le temps ? Il n’y a pas de réponse définitive », a expliqué Carlo Rovelli lors de son passage dans l’émission DiMartedì le 5 juin 2015, alors que Giovanni Floris acquiesçait, feignant de le suivre.
Rovelli – en sandales inspirées des modèles franciscains – était là pour discuter du succès de son ouvrage Sette brevi lezioni di fisica, publié chez Adelphi en 2014, qui lui a valu reconnaissance et éloges : un best-seller vendu à 3 000 exemplaires au lancement, à un prix de 10 euros.
« Les gens l’achetaient par curiosité, puis l’offraient à leurs amis », a-t-il partagé, célébrant le lien de cause à effet de son œuvre. Pourtant, selon lui, cette relation est illusoire.
Pour approfondir son raisonnement, il évoque son précédant livre, L’ordine del tempo (2017) : « Lorsque j’observe l’état microscopique des choses, les distinctions temporelles s’estompent. Dans la grammaire élémentaire, il n’y a pas de différence entre ’cause’ et ‘effet’ ».
Le succès initial a rapidement conduit à des invitations sur les plateaux de télévision, notamment chez Fabio Fazio dans l’émission Che tempo che fa en février 2015. Un tel engouement pour la physique et la mécanique quantique trouve son écho dans des œuvres populaires, comme Interstellar de Christopher Nolan, où le temps s’écoule différemment en fonction de la gravité.
« Ce n’est pas une fantaisie hollywoodienne, c’est comme ça que fonctionne le monde », a-t-il souligné en désignant le consultant scientifique du film, Kip Thorne, lauréat du prix Nobel de physique en 2017.
Par ailleurs, il aborde la théorie des « quantas » à travers l’illustre « chat de Schrödinger », démontrant que la réalité émerge uniquement à travers l’interaction.
Rovelli rappelle que si tout cela peut sembler confus, c’est normal, car même les plus grands scientifiques admettent qu’ils ne comprennent pas pleinement la mécanique quantique.
De quoi se demande également pourquoi un penseur comme Rovelli a pris une place si prépondérante dans le débat public. Interrogé sur sa présence dans des discussions politiques, il répond que tout est une question d’interprétations.
Pourtant, les résonances de son discours peuvent prêter à confusion, comme l’indiquent ses déclarations sur l’Ukraine, où il rappelle qu’il n’y a pas de réponses universelles, surtout dans des contextes de conflits.
Il critique aussi la tendance à attaquer les gouvernements de manière non nuancée, soulignant que chaque situation devrait être analysée selon ses propres mérites.
Dans le cadre du Concertone du 1er mai, Rovelli a fait état de ses préoccupations concernant le militarisme, suscitant des réactions contrastées.
Face à cela, certains comme Umberto Galimberti rappellent que l’expertise d’un scientifique ne s’étend pas nécessairement à tous les domaines, une réflexion qui mérite d’être méditée au-delà des considérations politiques.
Points à retenir
- Carlo Rovelli est devenu un auteur respecté en physique théorique grâce à ses livres accessibles au grand public.
- Son premier livre, Sette brevi lezioni di fisica, a été un succès inattendu sans grande campagne de promotion.
- Rovelli aborde des concepts complexes comme le temps et la mécanique quantique, mais présente ces idées sous un jour compréhensible.
- Sa voix est souvent entendue dans le débat public sur des sujets variés, ce qui suscite des opinions diverses sur son rôle.
- Il conteste les comparaisons entre événements historiques nécessitant des analyses précises.
Dans cette analyse, je suis frappé par la façon dont un scientifique peut entrer dans le débat public, enrichissant nos réflexions tout en soulevant des questions fondamentales sur la gouvernance et la manière dont nous percevons le monde. Cela m’incite à réfléchir sur la responsabilité des scientifiques dans l’engagement politique et la manière dont leur voix peut influencer la société. Ne devrions-nous pas inviter davantage de penseurs à contribuer à ces discussions cruciales ?